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La présidence Obama explose en plein vol

La rédaction
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Dès avril 2009, l’économiste américain Lyndon LaRouche avait identifié avec rigueur et précision le dangereux caractère « néronien » de Barack Obama, à l’époque adulé par la terre entière.

En France, Jacques Cheminade, lors de sa campagne présidentielle, fut lui aussi moqué comme un pitre lorsqu’il soulignait la troublante politique d’assassinats ciblés par drone et l’opposition hystérique d’Obama à tout retour à la loi Glass-Steagall,

Or, aujourd’hui, tout est sur la table et même Le Monde est obligé de constater que « Le président a mésestimé l’opposition que suscite l’idée de collecter des données en masse sur les citoyens américains. "Orwell s’est trompé d’année" disait un avocat de Washington. »

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Yes we scan
Détail d’une affiche reprise par le Huffington Post et autres journaux, montrant un président Obama "à l’écoute du citoyen" et transformant son slogan de campagne "yes we can" en "yes we scan".

Suite aux multiples « scandales » sur l’espionnage impliquant la Maison Blanche, même les dirigeants démocrates loyaux à Obama ont du mal à nier que ce dernier est allé bien plus loin que son prédécesseur George W. Bush dans la violation des droits des citoyens consacrés dans la Constitution.

Lorsque le ministre de la Justice Eric Holder, qui a protégé le Président et ses abus de pouvoir sur toute la ligne, a récemment déclaré au Congrès que les députés et sénateurs avaient été « parfaitement informés » des vastes programmes de surveillance de l’Administration, la sénatrice Barbara Mikulski – une démocrate qui défend d’habitude Obama – a vu rouge. D’autres démocrates au Congrès ont également pris leur distances avec la Maison Blanche.

C’est par un article dans le Guardian de Londres (!) que le public a été informé de la collecte, par l’Agence de sécurité nationale (NSA), des relevés téléphoniques de millions d’abonnés de l’opérateur Verizon Business. Le Guardian et le Washington Post ont ensuite divulgué l’existence d’un programme encore plus vaste qui donne à la même agence l’accès direct à des données associées à internet.

L’enquête sur un tel abus du pouvoir de la part de l’Administration Obama se poursuivra, parallèlement aux efforts du Congrès pour faire la lumière sur le fiasco du 11 septembre 2012 à Benghazi, où l’ambassadeur américain en Libye et trois membres du personnel de sécurité ont été tués par des milices proches d’al-Qaïda. Dans le cas de Benghazi, il ne s’agit pas seulement du refus de la Maison Blanche de renforcer la sécurité du consulat ou d’envoyer des renforts, mais avant tout de l’alliance de fait entre l’administration Obama et les djihadistes « anglo-saoudiens » qui ont renversé le régime libyen et voudraient faire de même en Syrie.

Depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001, les abus du pouvoir des gouvernements ont été sans précédent, mais peu remarqués car présentés comme nécessaires à la protection des citoyens. Obama avait promis la « transparence » mais a au contraire autorisé des atteintes à la vie privée bien pires que celles envisagées par George W. Bush.

Tout ceci est parfaitement en phase avec son concept d’« exécutif unitaire », c’est-à-dire de pouvoirs quasi illimités pour la présidence, ainsi que son « complexe de Néron » qu’avait identifié Lyndon LaRouche dès avril 2009.

Le fait que les médias ont dû répercuter, même en France, les révélations explosives faites par le courageux donneur d’alerte Edward Snowden, ainsi que la profonde colère des députés et sénateurs, dont les appels et courriels ont été probablement aussi « analysés » (ce qu’a refusé de confirmer ou infirmer le ministre de la Justice Eric Holder lors des auditions au Congrès mentionnées plus haut), crée les conditions d’un départ du Président. Même le New York Times, ferme défenseur de longue date de Barack Obama, a enfin signalé sa rupture avec le président dans un éditorial du 7 juin, déplorant sa répudiation des « principes constitutionnels ».

Dans une conférence internet du 7 juin, Lyndon LaRouche a averti que Barack Obama, s’il reste au pouvoir, pourrait réussir à imposer une « dictature absolue aux Etats-Unis, ce qui provoquerait une révolte et sans doute des bains de sang ». La seule garantie de liberté est de l’évincer immédiatement du pouvoir.

Les données du scandale PRISM

Il était déjà bien embarrassant pour la Maison Blanche de voir se disséminer la nouvelle que le département de la Justice (DOJ) avait saisi, unilatéralement et secrètement, les relevés téléphoniques de journalistes et rédacteurs d’Associated Press couvrant une période d’au moins deux mois en 2012... sous prétexte de sécurité nationale.

Puis, une semaine plus tard, le 20 mai, on apprenait que le DOJ avait non seulement saisi les données téléphoniques du correspondant de FoxNews à Washington, James Rosen, mais également suivi ses messageries électroniques en 2009. Pourquoi ? Il était soupçonné d’avoir « comploté » (sic !) avec des donneurs d’alerte pour publier des informations confidentielles relatives à la... sécurité nationale.

Ce sont là des violations énormes de la liberté de la presse, et du Premier amendement de la Constitution américaine.

Mais la situation devait encore empirer pour la Maison Blanche. Le 5 juin dans le Guardian de Londres, Glenn Greenwald a publié une ordonnance top secrète de la Cour de surveillance FISC, ordonnant à l’opérateur de téléphonie Verizon Business Communications de remettre à l’Agence de sécurité nationale (NSA), sur une base quotidienne, les relevés de tous les appels téléphoniques (numéros, heure et endroit), y compris les appels locaux, de ses utilisateurs. Comme la sénatrice Diane Feinstein l’a reconnu dans ses tentatives de défendre le programme, cet espionnage se fait depuis sept ans. Selon le Wall Street Journal, tous les opérateurs aux Etats-Unis ont reçu la même ordonnance, qui leur interdit également d’en parler.

Pour ceux qui niaient la dérive des Etats-Unis vers un Etat policier, un autre choc, encore plus grand, est survenu. En effet, Greenwald a ensuite publié des sections d’une présentation interne de la NSA (en power point), datée d’avril 2013, expliquant aux agents le mode d’emploi d’un méga engin de recherches de données appelé « Prism ».

Dans le cadre de ce programme, la NSA obtient un accès direct aux principaux serveurs de neuf fournisseurs d’internet, dont Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, YouTube, Skype, AOL et Apple.

Les analystes de la NSA ont été informés qu’ils pouvaient obtenir des données, actuelles ou historiques, dont : le contenu des emails, vidéos, chats en ligne, photos, voix sur IP, transferts de fichier, vidéoconférences, logins, détails des réseaux sociaux en ligne, ou encore des « demandes spécifiques ».

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