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Glass-Steagall et la réforme bancaire enterrés par Moscovici

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Alors que l’émission « Les banques vont-elles nous ruiner » présentée par Franz-Olivier Giesbert (FOG) dans Le Monde d’Après (France 3, lundi 8 octobre 2012, 20h45) offrait un état des lieux consternant des dérives d’une finance mondiale devenue folle et se croyant au-dessus des lois, plusieurs millions de Français ont découvert un Pierre Moscovici, pourtant un homme qui n’ignore pas les rapports de force, tout mou devant le lobby des banques françaises.

Après 1h47min d’émission, on demande au très respecté prix Nobel d’économie Joseph Stieglitz, connu pour sa contestation civilisée du système actuel : « Que feriez-vous si vous étiez le ministre français de l’Economie ? » L’économiste évoque alors plusieurs mesures de régulation que l’Etat devrait envisager pour lutter contre les abus sur les cartes de crédits ou l’absence de transparence et de concurrence honnête dans le secteur bancaire notamment.

Le journaliste lui lance alors : « Seriez-vous favorable à couper en deux des banques comme BNP-Paribas, Société Générale ou Crédit Agricole ? ». Stieglitz répond alors que bien que chaque pays ait son modèle, aux Etats-Unis, on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas réguler les méga-banques et que si ce cas se présente, alors oui, il est favorable à les scinder en deux pour séparer les activités utiles (dépôts, crédit aux ménages, collectivités et entreprises) des activités spéculatives (c’est-à-dire rétablissement du Glass-Steagall Act de 1933 défendu par Jacques Cheminade en France et Lyndon LaRouche aux Etats-Unis).

S’engage alors un échange avec Pierre Moscovici qui a visionné l’ensemble du reportage ainsi que le conseil formulé à son égard par Joseph Stieglitz. FOG force alors Moscovici à clairement se prononcer en rappelant les promesses électorales formulées le 22 janvier 2012 par François Hollande lors de son désormais célèbre discours du Bourget, où le candidat avait évoqué cette question.

Moscovici rectifie immédiatement cette affirmation en précisant qu’Hollande ne voulait « séparer que les activités » et non pas les banques elles-mêmes. Comme le notait l’Expansion, le « lobby bancaire a fait son travail » car selon Moscovici, le type de proposition évoqué par Stieglitz, ne ferait qu’« affaiblir » nos banques alors qu’il suffit de les « réguler » et éventuellement de prohiber, voire d’interdire, certains activités spéculatives (position défendue avec acharnement par le conseiller de Moscovici, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et ami de promotion de Michel Pébereau, qui a déclaré récemment qu’il « ne comprenait pas » le principe d’une séparation des banques).

Reprenant le mensonge de la Fédération bancaire française (FBF) que préside de PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, Moscovici affirme tout de go que le modèle « français » de « banque universelle » a plutôt mieux résisté qu’ailleurs. (Quand on connaît le montant des actifs toxiques que nos banques ont pu conserver sans qu’elles soient obligées de les afficher dans leurs bilans comptable, une telle affirmation fait sourire…)

Reprenant également à son compte le credo des syndicats du secteur bancaire, dont les positions sont assez étranges, Moscovici a souligné à deux reprises que « la banque, c’est une industrie qui emploie 400 000 personnes… ».

A l’inverse même de la dynamique enclenchée par le rapport Liikanen et surtout de toutes les voix qui s’élèvent en Angleterre et aux Etats-Unis pour une séparation stricte, repris y comprises en France par une excellente note de Laurence Scialom publié par Terra Nova, un think-tank proche du PS, si rien n’est fait pour court-circuiter Moscovici, « chargé par François Hollande » de conduire la réforme bancaire, cette « réforme » se fera à minima et risque de se limiter à quelques règles et interdictions pour les produits les plus spéculatifs, et rien de plus.

Une mesure semblable à la loi Dodd-Frank (surnommé la « Volcker light ») qu’Obama a fait voter sans jamais en préciser les modalités de mise en œuvre et que les Républicains feront supprimer dès leur arrivée au pouvoir.

En France, nous affirme Moscovici, un projet de loi sera adopté avant la fin de l’année.

Alors que 84 % des Français sont favorables à la séparation des banques (Sondage IFOP, juillet 2012), le gouvernement Hollande, qu’on dit en grande souffrance politique, aura bien du mal à expliquer une nouvelle reculade sur une question si fondamentale.

Au-delà des clivages partisans, nous appelons tout ceux qui se sont mobilisés contre le TSCG (pacte budgétaire) à nous rejoindre pour renverser cette sinistre capitulation.

Plus que jamais, nous avons besoin de vos signatures : Appel à un Glass-Steagall global.

Contactez-nous !