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La République contre l’oligarchie : domaine public contre domaine privé

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Le fascisme financier progresse à grands pas. Sous la pression du FMI et de la Commission de Bruxelles, mais aussi des lobbys de paléo-libéraux de plus en plus puissants, les Etats reportent le poids de la crise sur les citoyens, serrant de plus en plus la vis fiscale et démantelant la protection sociale.

Parmi les ponctions qui nous font hurler, une hausse de 21 % en moyenne des taxes foncières et une réforme fiscale qui, en 2012, a ajouté 900 000 personnes à celles qui payaient déjà l’impôt sur le revenu. Puis, relèvement de 0,3 % des cotisations retraite payées par les salariés et mise sous conditions de ressources des allocations familiales.

Mais au-delà des mesures d’austérité en tant que telles, c’est l’ensemble du modèle économique et social français que l’oligarchie tente de démanteler. Hérité, dans la période récente, du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), ce modèle remonte beaucoup plus loin. On le retrouve dans la défense millénaire de ce qu’on appela autrefois le « domaine public » ou le « bien commun ». Seul avait la légitimité de gouverner, y compris en ces périodes de monarchie, celui qui défendait ce « domaine public » contre les exactions du « domaine privé ».

La France, entre l’enclume et le marteau

C’est ce devoir de défense du « domaine public » qui aujourd’hui est sous attaque. Sous les coups de boutoir de la Troïka, le gouvernement de « gauche » a accepté de céder à la Commission de Bruxelles notre souveraineté sur le budget de la nation, institution clé pour la défense du « bien commun ». Il a aussi accepté d’allonger la durée de cotisations retraite de 41 à 43 ans et de réduire le coût du travail, via l’Accord national interprofessionnel (ANI). Enfin, le gouvernement socialiste a poursuivi la politique d’aides financières sans contrepartie au secteur privé, via le crédit de compétitivité et d’emploi de 20 milliards par an destiné à relancer l’économie (CICE).

Si les socialistes capitulent à reculons, sous l’impact de certains lobbys ultralibéraux d’outre-Atlantique, la droite, depuis les « modérés » comme François Fillion jusqu’au président de l’UMP, Jean-François Copé, en passant par Nicolas Sarkozy et la Droite forte, a totalement tourné la page du gaullisme social.

« Il faut envoyer l’armée chasser 2 millions de fonctionnaires », hurlaient jusqu’à présent quelques excités. Désormais, ce type de discours est tenu par les dirigeants de l’UMP. Invité de l’émission Des paroles et des actes de France 2, le 10 octobre, Jean-François Copé appela à réduire d’un million le nombre de fonctionnaires ! La droite se lepénise aussi : Copé veut abandonner le droit du sol afin d’empêcher la naturalisation automatique des enfants d’immigrés nés en France. Une position défendue aussi par le « modéré » François Fillon dans ses 35 propositions pour la France. Tous exigent et le départ à la retraite à 65 ans, et l’augmentation des trimestres cotisés. Fillon veut réduire le coût du travail de 6 % grâce à une hausse comparable de la TVA.

L’IFRAP à la manœuvre

A droite comme à gauche, nos élus deviennent des clones du système ultralibéral d’injustice social né au Pays-Bas et en Angleterre au XVIIe-XVIIIe siècle et qui a pris depuis le contrôle des Etats-Unis. Politiquement, les socialistes se calent sur le libéralisme hypocrite d’Obama, pendant que la droite singe le Tea Party.

Portons notre attention sur un « think tank » qui exerce une influence certaine sur la droite : la Fondation IFRAP, fondée en 1985 par Bernard Zimmern, un chef d’entreprise et inventeur qui s’est converti à l’ultralibéralisme lors d’un séjour de travail aux Etats-Unis.

C’est Agnès Verdier-Molinié qui est sur le devant de la scène, en tant que directrice de cette boîte à idées devenue Fondation en 2009 grâce à Christine Lagarde. Mme Verdier-Molinié se félicite que leurs propositions, dont l’ambition est d’impacter les politiques publiques via un lobbying des élus, soient régulièrement dans les médias. Elle revendique aussi la paternité de la loi TEPA de Nicolas Sarkozy, qui avait installé une fiscalité très accommodante pour les riches.

Dans un courrier du 24 septembre aux élèves de HEC, Mme Verdier-Molinié exige des réductions drastiques des dépenses de l’Etat dans tous les domaines :

Nous surpayons les actes hospitaliers de 22 %, (…) l’école publique, de 20 milliards par an, (…) les organismes de redistribution des aides sociales de 6 milliards d’euros par an (…) les crèches publiques de 10 %, (…) les retraites des agents publics (10,5 milliards par an), (…) les agents publics (700 000 de plus que dans les pays de l’UE – 18 milliards d’euros de coût supplémentaire par an).

L’IFRAP joue clairement les agents subversifs contre notre modèle républicain, pour le compte des courants les plus sauvages du libéralisme anglo-américain et hollandais. Tous les ans, elle accorde des bourses « Tocqueville » à six lauréats pour un séjour de trois semaines aux Etats-Unis. Objectif, rencontrer des décideurs, mais surtout « visiter les principaux think-tanks, laboratoires d’idées américains que sont les [Fondations] Heritage, Cato, Hudson et autres ».

Le but est d’apprendre « comment ils produisent des idées ». Ces chanceux sont aussi admis à participer à des « réunions de coalitions qui sont en général fermées au public et où tous ces experts travaillent ensemble pour essayer de faire en sorte que ces idées deviennent des réalités politiques ».

C’est ainsi qu’insidieusement, la direction politique de la France issue des courants gaullistes, socialistes et communistes qui ont lutté contre le nazisme et construit après la guerre une « exception » française fondée sur le progrès scientifique, technique et social, a été chassée du pouvoir. Elle été remplacée par des hommes et des femmes pour qui le domaine « privé », et la lutte de tous contre tous doivent primer sur le bien commun qu’elles qu’en soient les conséquences.

A nous, aujourd’hui, en ces temps de crise, de rétablir une France cohérente avec le meilleur de son passé, une France qui se reconstruit sur la base d’un colbertisme moderne.

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 08/11/2013 - 13:23

    Tous exigent et le départ à la retraite à 65 ans,
    Vite ! Vite !
    qu’ils se l’appliquent déjà à eux-mêmes ................

    Répondre à ce message

  • Eric • 01/11/2013 - 20:53

    "La République contre l’oligarchie". Chez Solidarité et Progrès vous refusez de reconnaître que la République et l’oligarchie ne font qu’un. Les oligarques qui gouvernent la France ont décorrélé le terme "République" de son sens étymologique qui est "chose publique". La République est en fait une Réprivée, et donc une oligarchie.

    Répondre à ce message

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