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La Roumanie, future porte de la Chine vers l’Europe

La rédaction
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La visite du Premier ministre chinois Li Keqiang en Roumanie, le 25 novembre, fût marquée par beaucoup de symbolisme. Comme il le souligna lui-même à plusieurs reprises, les rapports sino-roumains datent du début de l’époque soviétique. Pendant la scission sino-russe, la Roumanie joua un rôle de médiateur et refusa de s’engager dans des polémiques sévères contre la Chine. C’est pour cela qu’il n’est pas étonnant que la Roumanie soit aujourd’hui vue par les Chinois comme la porte vers l’Europe.« La Roumanie est un vieil ami, un « lao pengyou » de la Chine », déclara un observateur chinois, « et la Chine n’oublie jamais ses vieux amis ».

Parallèlement au processus de négociation d’un traité avec l’Union Européenne, la Chine travaille à établir des relations bilatérales avec des nations européennes, en particulier avec celles de l’Europe de l’Est. Cela ne peut qu’inquiéter les eurocrates, même si Li a souligné que ces accords n’entreront pas en contradiction avec les critères européens. Dans un premier temps, sous le mandat de l’ancien Premier ministre Wen Jiabao, le Groupe Chine-Europe centrale et de l’est (ECE) a été crée. L’actuel Premier ministre, Li, s’attache désormais à préciser sa mission.

Présent à Bucarest lors de la troisième rencontre du groupe Chine-ECE, Li participa à une réunion de haut niveau avec les Premier ministres de 16 pays (Roumanie, Pologne, Hongrie, Serbie, Slovaquie, République Tchèque, Bulgarie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, et Estonie. Suite à deux jours de réunion, le « Plan d’action de Bucarest » fut signé.

Dans son discours devant le parlement roumain, Li présenta un programme en cinq points de « collaboration pragmatique », basé sur le principe de la défense des intérêts à long terme, du besoin de développement des deux pays et de l’avantage réciproque. Le programme inclut, entre autres, deux réacteurs nucléaires qui seront ajoutés à la centrale déjà existante de Cernavoda, ainsi que le transport ferroviaire à grande vitesse, le tout financé par des lignes de crédit émises par des institutions financières chinoises. Le Premier ministre chinois souligna que les infrastructures « made in China » deviendront à terme un gage de qualité à un prix abordable. Li annonça également le rachat de 5000 bœufs et autres contrats dans le secteur agricole roumain.

Il indiqua également que la Roumanie deviendra un point de branchement des artères de transit maritime et terrestre de la Chine vers l’Europe. Ceci correspond au concept récemment exprimé par un économiste de la China Export-Import Bank : celui du pont terrestre de l’Asie centrale passant par la mer Noire vers l’Europe de l’est. Le discours tenu par le Président Xi à l’Université de Nazarbayev, au Kazakhstan, en septembre 2013, où il lança l’appel pour la création d’une nouvelle route de la soie, comme vecteur de développement et de stabilité fut souvent évoqué dans les couvertures de presse sur la visite de Li en Roumanie.

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