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La rupture ukrainienne avec l’UE, une nouvelle donne stratégique

La rédaction
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Le 29 novembre, lors du sommet de Vilnius, le gouvernement ukrainien a brusquement annulé son projet d’association avec l’Union Européenne.

Le projet comprenait un accord de libre-échange destructeur, accord que l’Ukraine rejette en raison des conditionnalités posées et l’impact suicidaire qu’il aurait eu sur l’industrie nationale et son économie en général. Rappelons que si 60 % de ses exportations vers la Russie et la CEI sont des produits finis, seul 18 % de ses exportations vers l’UE le sont, le reste étant des matières premières.

Malgré de fortes pressions de l’UE, le président Ianoukovitch estime que l’intégration avec l’UE doit se faire sur sur un pied d’égalité et que l’Ukraine doit poursuivre sa coopération avec l’Union douanière lancée par la Russie et d’autres pays de l’ex-Union soviétique. Début décembre, Ianoukovitch se rendra également en Chine pour signer un partenariat stratégique entre les deux pays. Une vingtaine de contrats commerciaux sont également sur la table.

C’est une nouvelle donne stratégique intéressante qui se dessine, a noté l’économiste américain Lyndon LaRouche. Alors que la région transatlantique s’enfonce dans la pauvreté et le déclin économique afin de sauver un système financier en faillite, de plus en plus de dirigeants cherchent une issue de secours.

Lors d’une conférence le 30 novembre, LaRouche a dit que la décision ukrainienne s’insère dans une dynamique de changement de paradigme. Le monde est aujourd’hui divisé en deux pôles, selon lui. D’un côté l’Asie, qui a une dynamique positive et l’autre, la région transatlantique, qui se désintègre. L’Ukraine ne peut accepter d’être avalée par l’Europe occidentale, « parce que sa population serait alors entraînée dans une spirale de la mort ».

Elle se tourne par conséquent vers la Russie et l’Asie, où la croissance économique est réelle. Ainsi, « la tendance est à une orientation vers l’Eurasie, qui attirera sans doute l’Allemagne, et si c’est bien le cas, elle entraînera à leur tour la Suisse et l’Autriche, et d’autres. Nous sommes face à un grand tournant en cours. » Son aboutissement toutefois n’est pas déterminé d’avance.

L’Allemagne est clé dans ce processus, a souligné LaRouche, parce que son avenir réside dans le développement de l’Eurasie. Les enjeux sont semblables à ceux du début des années 1990, après la chute de l’Union soviétique, mais à cette époque l’Allemagne était tombée dans le piège du traité de Maastricht et de l’euro.

Aujourd’hui, alors que dans les conditions actuelles les Etats-Unis et la zone euro sont condamnés, cette orientation vers le développement de l’Eurasie, selon LaRouche, offre une réelle perspective. L’Europe et l’Allemagne pourraient décider de s’y joindre. Les Etats-Unis aussi, à condition qu’ils « se débarrassent de Wall Street et du président Obama », pourraient également opter pour une coopération transpacifique, en rejoignant l’Asie par l’autre côté.

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