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La Russie prévient l’Assemblée parlementaire de l’OTAN contre la militarisation de l’Europe

La rédaction
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Le Premier ministre adjoint à la défense Dimitri Rogozine n’a pas mâché ses mots lors d’une réunion avec une délégation de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN à Moscou le 17 octobre. Il a réitéré que le bouclier antimissile présentement mis en place par les américains en Europe constitue une menace stratégique potentielle pour la Russie et pourrait déclencher la militarisation de l’Europe.

Il a ajouté que la Russie se contentait pour l’instant de faire face à la situation par des moyens diplomatiques et politiques, mais que si elle devait avoir recours à des mesures techniques, « vous ne [les] aimerez pas ».

« Ce concept de défense est global et mobile » (donc pas forcément pointé à l’avenir vers les pays actuellement désignés), et rend les choses imprévisibles. « C’est le vrai Figaro ; Figaro-ci, Figaro-là » a-t-il expliqué, se référant plus particulièrement à la volonté américaine de baser quatre destroyers équipés de missiles de défense Aegis à Rota, en Espagne.

Les Etats-Unis maintiennent pour l’instant une force de quatre vaisseaux dans la Méditerranée de manière quasi-permanente pour leur bouclier antimissile, mais la flotte reste toujours basée aux Etats-Unis mêmes. Leur volonté est de les baser à Rota, en Espagne, mais comme le fait remarquer Rogozine, « cette même flotte apparaîtra inévitablement dans nos mers nordiques en certaines circonstances ». « Le rayon d’action de ces armes en fait une réelle menace pour nous. »

Lors d’une conférence internationale à Moscou sur la défense antimissile en mai 2012, des généraux russes avaient présenté des simulations montrant que la possibilité d’une interception par l’OTAN de missiles russes ICBM tirés en représailles d’une attaque en première frappe des américains remettait en question le pouvoir de dissuasion du système de défense russe. Ceci forcerait les russes à prendre des mesures techniques pour rétablir l’effet de dissuasion.

L’une d’entre elles, évoquée par Dimitri Medvedev alors qu’il était président, sera d’installer des missiles Iskander dans l’enclave russe de Kaliningrad, entre la Lituanie et la Pologne, qui seront dirigés contre les installations de l’OTAN en Pologne.

Soulignons par ailleurs que la Pologne entend également accueillir, en plus des installations déjà prévues dans le cadre du bouclier de défense antimissile, un contingent d’avions de transport et de combat américains sur son sol, dont des chasseurs F-16 pouvant être équipés d’armes nucléaires, « à usage tactique » selon les américains, mais pouvant présenter un avantage stratégique en raison des 25 minutes qu’ils prendraient pour atteindre Moscou, comme le rapporte Victor Litovkine, rédacteur-en-chef de la Revue militaire de Moscou.

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