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La fin de l’après-11 septembre ?

La rédaction
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La sénatrice Dianne Feinstein présentant le rapport sur les pratiques insoutenables de torture par la CIA.

En réaction à la publication le 9 décembre du rapport de la Commission d’enquête du Sénat sur les actes de torture commis par la CIA, l’économiste américain Lyndon LaRouche a déclaré que ces révélations sonnent la fin d’une époque, c’est-à-dire de la dynamique amorcée par les attentats du 11 septembre 2001, qui ont livré les États-Unis aux visées impériales et dictatoriales des deux gouvernements Bush et des deux gouvernements Obama.

Cette visée impériale est celle qui conduit les États-Unis et le monde transatlantique sur la voie d’un affrontement thermonucléaire avec la Russie et la Chine, dans le sillon de la politique amorcée par le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), au milieu des années 90, suite à l’effondrement de l’Union soviétique.

Voici quelques extraits des propos de Matthew Ogden, du Comité d’action politique de LaRouche, lors d’une émission diffusée le 12 décembre sur le site internet du LaRouche PAC.


L’origine de ce qui est arrivé le 11 septembre [2001] ne se trouve pas dans l’événement lui-même. Lyndon LaRouche avait fait une mise en garde contre ce danger, de manière explicite, neuf mois avant les attaques du 11 septembre : il avait prévenu, le 3 janvier 2001 que l’administration Bush, [Bush venait d’être élu à la présidence en novembre 2000 et s’apprêtait à prendre ses fonctions quelques semaines plus tard en janvier] aurait recours à un événement du type « incendie du Reichstag » pour imposer un régime dictatorial d’urgence aux États-Unis. Laissez-moi vous montrer un extrait vidéo de la présentation faite par LaRouche le 3 janvier 2001, neuf mois avant le 11 septembre :

Nous allons avoir quelque chose ressemblant à un régime nazi (…) Ce que nous aurons avec un gouvernement Bush confronté à la frustration, sera un système de gestion de crise : où les membres des équipes d’opérations spéciales, du Gouvernement secret, commettront des provocations qui seront utilisées pour mettre en place des pouvoirs dictatoriaux et engendrer des émotions, au nom de la gestion de crise. Nous aurons des ’’petites guerres’’ dans plusieurs régions du monde, auxquelles répondra le gouvernement Bush, avec des méthodes de provocation relevant de la gestion de crise.

Neuf mois plus tard, les attaques ont eu lieu, et toutes les mises en gardes de LaRouche devinrent réalité. Comment savait-il cela ? Ce n’est pas qu’il avait accès à quelque information privilégiée ou quelque chose de ce genre. La caractéristique nazie du gouvernement Bush était visible aux yeux de tous, si on prenait la peine d’y regarder de plus près. Elle était préprogrammée dans le gouvernement bien avant que Bush ait été choisi pour devenir président des États-Unis.

L’élément le plus pertinent ici est la déclaration qui a servi de fondement au Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), que l’on peut décrire comme le manifeste des néoconservateurs, ou la feuille de route vers un nouvel empire anglo-américain. L’un des membres fondateurs du PNAC [un groupe de réflexion fondé en 1997] est nul autre que Jeb Bush, le frère cadet de George W. Bush. Les autres membres fondateurs représentent l’essentiel des milieux néocons qui allaient composer la totalité du gouvernement Bush/Cheney. Notons au passage que l’un des deux principaux cofondateurs du PNAC était Robert Kagan, le mari de Victoria Nuland [membre influente de l’équipe rapprochée d’Obama et chaude partisane des brigades néonazies à l’origine du coup d’État ukrainien du 21 février 2014].

Que proclamait ce manifeste ? Il proclamait que dans la période suivant la Guerre froide, la politique étrangère américaine devait être de faire tout ce qui est nécessaire pour maintenir l’hégémonie des États-Unis et son principal allié, le Royaume-Uni. Et d’empêcher la montée de la Russie, de la Chine, ou toute autre nation pouvant mettre à défi cette hégémonie. Le manifeste proclamait : « L’histoire du 20e siècle aurait dû nous enseigner qu’il est important de façonner les événements avant que n’émergent les crises, et faire face aux menaces avant qu’elles ne deviennent désespérées. »

Qu’entendent-ils par « façonner les événements avant que n’émergent les crises » ? Que souhaitaient les membres du PNAC, bien avant le 11 septembre ?

Déjà en 1998, ses représentants faisaient ouvertement campagne pour un changement de régime en Irak, sous prétexte que Saddam Hussein possédait des armes de destruction de masse et qu’il était sur le point de les utiliser contre les Etats-Unis. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Tel était le mensonge utilisé par Bush, Cheney et Tony Blair pour justifier le bombardement de l’Irak cinq ans plus tard, en 2003, en prétendant également que Saddam Hussein était, d’une manière ou d’une autre, lié aux attentats du 11 septembre.

Autre exemple qui fait froid dans le dos : En 2000, le PNAC a publié un autre rapport intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique », qui appelait à préserver la domination anglo-américaine par l’entremise d’un renforcement massif des moyens militaires, afin de « décourager la montée d’une nouvelle grande puissance concurrente », en particulier la Chine, qui devait faire l’objet d’un encerclement. Le rapport appelait aussi à des changements de régime en Irak, en Iran et en Libye, essentiellement tous les pays de la région considérés comme hostiles aux intérêts anglo-américains. Le rapport appelait également à « consolider la victoire dans la Guerre froide en Europe par la création d’une Europe entièrement libre, de la Baltique à la mer Noire », en usant de révolutions de couleur tout autour de la Russie, incluant en Ukraine. Il faut se rappeler que ceci est écrit par Robert Kagan, le mari de Victoria Nuland.

Rappelons que Kagan avait explicitement attaqué John Quincy Adams [l’un des premiers présidents des Etats-Unis] pour avoir dit que « les Etats-Unis ne cherchent pas de monstres à détruire », auquel il répond : « Pourquoi ne pas aller à l’étranger et chercher des monstres à détruire ? Car les Etats-Unis ont la capacité d’endiguer de nombreux monstres dans ce monde ; une politique consistant à s’asseoir sur une colline et à donner l’exemple devient en pratique une politique de couardise et de déshonneur. » D’où la politique impériale de changement de régime et de guerre perpétuelle.

La chose la plus effrayante concernant ce rapport, écrit un an avant les événements du 11 septembre, est qu’il reconnaît ouvertement qu’une telle politique d’armement et d’encerclement de la Russie et de la Chine nécessiterait un long moment pour sa mise en place dans des circonstances normales, dans un climat pacifique, en l’absence de « quelque événement catastrophique et agissant comme catalyseur, un nouveau Pearl Harbour ». Faudrait-il ensuite être surpris de voir comment ce dispositif allait se mettre en place dans l’heure suivant les attentats du 11 septembre ? Et que l’on serait prêt à lancer des guerres, la surveillance domestique, des tactiques d’État policier, et la torture ?

Il faut lire le rapport Feinstein en gardant tout ceci à l’esprit, en se souvenant des événements qui ont servi de toile de fond à ce programme de torture. Si Bush et Cheney souhaitaient véritablement remonter jusqu’aux responsables du 11 septembre et empêcher qu’un autre attentat de ce type ne se reproduise, alors pourquoi n’ont-ils pas permis la publication des 28 pages du rapport de la Commission d’enquête conjointe du Congrès sur le 11 septembre, décrivant le rôle de l’Arabie saoudite, sous la responsabilité de celui qui occupait alors le poste d’ambassadeur à Washington, le Prince Bandar ? Pourquoi Tony Blair a-t-il mis fin à l’enquête sur l’accord BAE/Al-Yamamah, qui aurait fait la lumière sur le soutien britannique à l’opération saoudienne du 11 septembre ? Pourquoi Obama refuse-t-il obstinément de relâcher ces 28 pages, toujours maintenues sous le sceau du secret ?

En lisant le rapport Feinstein, il est aussi utile de garder à l’esprit ce qu’a déclaré l’ancien vice-président Dick Cheney hier dans une interview sur la chaîne Fox News, à l’effet que ce rapport est « rempli de conneries » et qu’il avait lui-même « pleinement soutenu ce programme » [de torture], « que nous avions parfaitement raison de le faire et que je referais la même chose immédiatement ».

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