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Le bouclier antimissile américain débarque en Europe

La rédaction
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Fidèle à ce qu’avait annoncé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel de façon provocatrice à Munich lors du forum sur la sécurité début février, le destroyer américain USS Donald Cook, équipé du système Aegis de défense anti-balistique, un élément central du bouclier anti-missile, est arrivé la semaine dernière à la base espagnole de Rota. Il sera intégré dans le bouclier antimissile UE-OTAN dès le mois prochain, selon le journal américain Stars & Stripes.

Le Donald Cook est le premier d’une série de quatre navires devant faire partie du système de défense antimissile UE-OTAN en Europe, avec d’autres sites d’interception terrestres en construction en Roumanie et en Pologne, ainsi qu’un site radar en Turquie.

Selon Stars & Stripes, le calendrier opérationnel des quatre navires sera chargé – quatre mois en mission et quatre mois au repos – et ceux-ci seront également mobilisés, en dehors des tâches associées au bouclier antimissile, pour des opérations effectuées par la 6e flotte navale américaine ainsi que par l’OTAN.

Le quotidien cite le capitaine du bateau, le commandant Scott A. Jones, qui a indiqué que le navire pourrait effectuer des mission en dehors de la Méditerranée orientale, son principal lieu de déploiement :

Bien sûr, nous serons principalement concentrés sur la Méditerranée, puisque c’est de là que nous pourrons le mieux contribuer à la défense de l’Europe contre des missiles balistiques. Mais nous aurons certainement l’occasion de remonter l’Atlantique, jusqu’au Royaume uni, et jusqu’à la Baltique.

Pas sûr que les Russes seront contents ou rassurés, d’autant plus que les États-Unis et l’OTAN ne cessent de répéter que la raison d’être du bouclier est de protéger l’Europe contre d’éventuels missiles iraniens, que l’Iran n’a pas l’intention de développer. La Russie est bien consciente que le véritable but de ces armes, comme l’annoncent les stratèges américains, est de doter l’OTAN d’une capacité de première frappe. Les officiels russes ont fait savoir que le déploiement, sans concertation mutuelle, de telles armes représente un casus belli et l’obligera à préparer une frappe préventive contre l’Occident.

En mai 2012, le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolai Patroushev avait justifié la possibilité d’une action préventive en expliquant que le système de l’OTAN serait capable, d’ici 2020, d’intercepter une partie des missiles intercontinentaux (ICBM) russes : « Le positionnement géographique et les caractéristiques techniques de ces systèmes de défense créent les conditions de dangers supplémentaires, surtout si l’on prend en compte le niveaux actuel et futur de haute précision des armes américaines. Il n’y a tout simplement pas de cibles autres que la Russie pour ce bouclier de défense antimissile. »

Un an auparavant, Dimitri Rogozine, alors ambassadeur de Russie auprès de l’OTAN avait averti l’Organisation en août 2011 contre toute tentative d’étendre son système au-delà de la Méditerranée.

Selon un rapport d’AFP du 8 août 2011, Rogozine avait déclaré :

Le simple fait de déployer une infrastructure de défense antimissile américaine dans les mers septentrionales est une véritable provocation vis-à-vis du processus de désarmement nucléaire. Pourquoi est-ce que personne ne veut donner la garantie qu’une flotte américaine équipée d’intercepteurs Aegis ne sera pas déployée dans les mers septentrionales ?, avait-il demandé.

Personne, ni à l’OTAN ni dans la hiérarchie américaine, n’a jamais pris la peine de lui répondre.

Quand la faillite systémique de tout un système ronge, la fuite en avant devient sa seule politique.

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