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Grèce : Alexis Tsipras appelle à une conférence internationale pour annuler les dettes

La rédaction
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Dans une entrevue avec le Guardian de Londres, le chef de l’opposition grecque Alexis Tsipras a appelé à l’organisation d’une conférence européenne sur la dette de tous les pays du sud de l’Europe. Cette initiative est inspirée de la conférence de 1953 au cours de laquelle la dette de l’Allemagne a été réorganisée une bonne fois pour toutes.

Se référant au dernier protocole d’entente sur les politiques d’austérité exigées par la Troïka (UE-BCE-UE), Tsipras a déclaré : « Il est parfaitement clair que le dernier accord est un compromis qui ne fera que pérenniser l’incertitude... Merkel doit dire à son peuple, avant les élections [de 2013 en Allemagne] que ce programme ne fonctionne pas.

« La seule solution viable est une découpe de la dette non seulement pour la Grèce, mais pour toute la périphérie sud de l’Europe... C’est la raison pour laquelle nous proposons une conférence similaire à celle qui a eu lieu à Londres en 1953, qui a soulagé l’Allemagne d’environ 60 % de sa dette. Nous voulons nous entendre avec nos créditeurs sur une solution crédible. »

Si l’économie de la Grèce devait un jour reprendre des forces, il est crucial d’inclure dans tout accord une « clause de croissance » qui lierait le remboursement de la dette à sa capacité de payer, c’est-à-dire à sa vitesse de croissance.

« Nous demandons également un moratoire sur le service de la dette, afin que nous puissions rediriger l’argent vers la croissance », a-t-il expliqué, précisant qu’une suspension du paiement des intérêts, qui doivent bientôt atteindre 13 milliards d’euro par an, permettrait de relancer l’économie.

« Il y a deux piliers au problème économique européen, le premier étant que la dette doit être rendue viable [pour les pays débiteurs] et le second est l’austérité à laquelle il faut mettre fin. Si nous continuons avec les mesures actuelles, c’est comme jeter de l’huile sur le feu », ajouté Tsipras.

Réfutant ceux qui, comme Sarkozy au printemps 2012, prétendaient que la dette grecque avait été diminuée grâce aux cadeaux faits au banques en échange d’un effacement d’une modeste partie, Tsipras donne quelques chiffres clé qui permettent de mettre les choses au clair : « Lorsque la crise a commencé en 2009, notre dette était à 120 % de notre PIB. On projette cette année qu’elle atteindra 175,6 %. Et maintenant ils disent [la Troïka] que pour rendre la dette viable nous devons atteindre 124 % du PIB d’ici 2020. Supposons qu’ils aient raison. Mais comment veulent-ils y arriver ? Après 12 ans [2012-2020] d’austérité catastrophique et de mesures totalisant 19 milliards d’euro, nous serons une terre désolée. »

Une réorganisation conséquente de la dette grecque et des autres pays se trouvant dans une situation semblable ne peut bien entendu se faire, si on ne veut pas endommager le secteur des banques consacré aux dépôts et aux activités commerciales, que si la dette de ces pays est assignée au secteur engagé dans la spéculation financière, ce qu’elle est réellement. Ceci doit être suivi d’une séparation complète des banques en deux secteurs d’activités (Glass-Steagall) et d’une liquidation du secteur spéculatif (avec la partie des dettes souveraines qui lui aura été assignée).

Pour un Glass-Steagall global : signez sans tarder l’appel

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