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La chute imminente du prince Bandar

La rédaction
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Christopher Dickey, responsable du bureau de Paris du magazine Newsweek, a écrit dans le numéro du 16 novembre du site Daily Beast un article signalant la chute possible du très ténébreux grand patron des services de renseignements saoudien, le prince Bandar bin Sultan.

Comparant Bandar à Gatsby le magnifique, le dandy suicidaire de la nouvelle de F. Scott Fitzgerald sur la décadence des années 1920, Dickey décrit Bandar comme un maître-espion désespéré, en perte de vitesse, cumulant ces derniers temps les échecs. Soulignant la frustration des Saoudiens à l’égard d’Obama, Dickey résume :

Le plus grand problème de Bandar toutefois pourrait bien être... Bandar. Il a risqué les ressources et le prestige du Royaume d’Arabie saoudite à plusieurs reprises au cours des dernières années, avec peu de résultats... Le roi Abdullah bin Abdulaziz, âgé d’au moins 90 ans, a consacré sa vie et dépensé des milliards de dollars pour promouvoir la stabilité dans la région. Mais il ne reçoit pas ce qu’il attendait en retour.

Dickey met en lumière le rôle de Bandar dans la déstabilisation du Liban comme principal exemple de ses échecs. Bandar était l’allié numéro un d’Israël lorsque l’invasion du Liban eut lieu en 2006. Israël s’est retrouvé avec un œil au beurre noir lorsque le Hezbollah a tenu tête aux Forces armées israéliennes. « La vision qu’avait Bandar du Liban à l’époque était tordue qu’il a promu pendent un temps Samir Geagea, l’ancien chef semi-mystique de la milice phalangiste, comme prochain président du pays. »

Aujourd’hui, poursuit-il, Bandar est l’architecte d’une alliance avec Israël contre tout accord entre le P5+1 et l’Iran, ajoutant que l’Arabie saoudite consolide son partenariat avec le Pakistan, cherchant à se placer sous la « défense stratégique » pakistanaise (son bouclier nucléaire) si l’Iran devait acquérir la bombe, et poussant les pakistanais à entraîner sa dernière trouvaille, une « armée islamique » en Syrie pour évincer al-Assad.

L’an dernier, selon des sources saoudiennes qui ont travaillé étroitement avec Bandar, il avait dit au roi Abdullah qu’il pourrait résoudre la situation syrienne en quelques mois seulement. Le précédent chef du renseignement saoudien, le prince Muqrin, n’avait pas obtenu beaucoup de succès. Mais Bandar, au final, n’aura pas été plus efficace.

Dickey termine sa description de « Bandar Gatsby » en faisant remarquer que le chef du renseignement saoudien souffre constamment de maux physiques, résultat d’un krach d’avion lorsqu’il était pilote, ainsi que d’autres maux. Il ne peut donc consacrer les 18 heures quotidiennes que son emploi requiert. Un proche collaborateur saoudien le décrit comme « frustré, enragé et anxieux de montrer au monde ses capacités à réussir l’impossible ». Le même collègue avertit toutefois que le fait d’être en colère « n’est pas très recommandé lorsqu’on est en charge du renseignement. ».

Dans le même ordre d’idées, le journal en langue arabe Al Quds al Arabi, domicilié à Londres, rapporte que les relations entre Bandar et les Etats-Unis se sont détériorées à tel point qu’il a récemment boycotté la réunion du secrétaire d’Etat américain John Kerry à Riyad, et Voice of Russia rapporte que le visa à entrées multiples de Bandar aux Etats-Unis a été révoqué.

Même si Dickey évoque en passant le rôle des saoudiens dans les attaques du 11 septembre 2001, (mentionnant que 15 des 19 terroristes étaient de nationalité saoudienne), il oublie de mentionner les 28 pages du rapport du Congrès décrivant les contacts personnels de Bandar avec les terroristes [toujours sous embargo malgré les promesses d’Obama de les rendre publiques], ni sa loyauté infaillible à l’égard des Britanniques, bien antérieure aux accords Al Yamamah de 1985.

Pour l’homme politique américain Lyndon LaRouche, la chute de Bandar pourrait briser l’emprise de la couronne britannique sur le royaume saoudien, et ceci ne serait pas du tout une mauvaise chose.

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