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Ukraine : le danger d’une erreur de calcul

La rédaction
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S’ajoutant au décret présidentiel d’Obama déclarant une « urgence nationale » autour de la crise ukrainienne, le Pentagone a annoncé hier que les Etats-Unis envoyaient 12 chasseurs F-16 en Pologne pour « rassurer » leurs alliées, selon l’ambassadeur américain en Pologne, sur le fait que les « garanties de sécurité » offertes par Washington « restent valides ».

Le Pentagone avait également décidé plus tôt d’envoyer six chasseurs F-15 supplémentaires en Lituanie, ainsi qu’un navire ravitailleur KC-135, pour renforcer la patrouille de quatre chasseurs normalement à l’œuvre dans la Baltique. Cette patrouille a été instituée il y a dix ans et est assurée à tour de rôle par les membres de l’OTAN, qui se relaient chaque trimestre ; il revient aux États-Unis d’en assumer la responsabilité pour les trois prochains mois.

Tout ceci survient alors que Zbigniew Brzezinski, l’auteur de la politique du « Grand jeu » géopolitique en Asie centrale pour le contrôle du Continent eurasiatique, a écrit un article rageur dans le Washington Post du 3 mars, dans lequel il demande que les Etats-Unis reconnaissent immédiatement le nouveau régime illégal de Kiev arrivé au pouvoir suite au coup d’Etat soutenu par les occidentaux. Brzezinski demande également que l’ « Occident fasse savoir – pour l’instant en privé de manière à ne pas humilier Poutine – que l’Armée ukrainienne pourra compter sur une aide [militaire] directe et immédiate [des pays membres de l’OTAN] pour renforcer ses capacités défensives ».

Sachant très bien que des erreurs de calcul peuvent conduire à une guerre mondiale, Brzezinski propose que « de tels efforts (sic !) pour éviter les mauvais calculs pouvant conduire à une guerre devraient être couplés à une réaffirmation du désir de l’Occident d’arriver à une paix avec la Russie dans le cadre d’un effort conjoint pour aider l’Ukraine a retrouver la croissance économique et à se stabiliser sur le plan politique ».

Montrant bien la nervosité prévalant au sein d’une partie des élites, un autre article a été publié quelques jours plus tard, le 5 mars dans le même Washington Post, par Henri Kissinger, sur un ton beaucoup plus conciliant à l’égard de la Russie, où cet ancien secrétaire d’État américain proche des élites britanniques explique que l’Ukraine devrait être dotée d’un statut de neutralité semblable à celui de la Finlande, et que toute ambiguïté sur le statut de la flotte russe sur la mer Noire, basée à Sébastopol, devrait être levée. Kissinger prévient que « si une solution quelconque intégrant ces éléments ou d’autres comparables n’est pas trouvée, la dérive vers l’affrontement va s’accélérer. Cela peut arriver plus vite qu’on ne le pense. »

Kissinger souligne que tout le débat se cristallise actuellement autour d’un affrontement.

Mais est-ce que nous savons où nous allons ? Dans ma vie, j’ai vu démarrer quatre guerres dans l’enthousiasme et avec le soutien de l’opinion publique, des guerres qu’on ne savaient pas terminer dont trois ont fini par notre retrait unilatéral. Une politique fait ses preuves dans sa conclusion, pas comment elle démarre.

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