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Le général Dempsey : renverser le régime syrien est contraire aux intérêts des Etats-Unis

La rédaction
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Une intervention militaire de quelque nature que ce soit, même limitée, engagerait les Etats-Unis encore plus profondément dans le conflit syrien et aiderait des groupes d’opposition qui ne soutiennent pas les intérêts des Etats-Unis dans la région.

C’est la réponse donnée le 19 août par le chef d’état-major des armées américaines le général Martin Dempsey à une lettre du député Eliot Engel, un démocrate de l’Etat de New York siégeant à la Commission des services armés de la Chambre des représentants. Le va-t-en-guerre Engel avait écrit le 2 août au général pour lui demander pourquoi les Etats-Unis ne pouvaient lancer quelques missiles de croisière sur la Syrie pour détruire les forces aériennes d’al Assad au sol ! [Comme l’avaient fait les japonais en quelques heures à Pearl Habour ?, ndlr]

Le général a concédé que les Etats-Unis pouvaient effectivement détruire facilement les forces aériennes syriennes au sol, et donc infliger une sanction au régime d’al Assad pour ses agissements, en précisant cependant :

Cela conduirait à l’escalade et amènerait possiblement les Etats-Unis à s’impliquer davantage dans le conflit. L’usage de la force militaire américaine peut changer l’équilibre militaire de plusieurs manières, mais il ne peut résoudre les problèmes ethniques, religieux et tribaux historiques qui alimentent le conflit. (…) La question en Syrie aujourd’hui n’est pas de choisir entre deux camps, mais plutôt de choisir un camp parmi plusieurs factions. Je crois que le camp que l’on choisira doit être prêt à promouvoir ses intérêts et les nôtres lorsque l’équilibre basculera en sa faveur. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. La crise en Syrie est tragique et complexe. Elle a des racines profondes car il s’agit de conflits à long terme entre des factions multiples et les luttes violentes pour le pouvoir qui se poursuivront après la chute d’al Assad. Nous devons évaluer l’efficacité d’options militaires limitées dans ce contexte.

Dans sa réponse à la lettre de Dempsey, Engel a donné raison sans s’en rendre compte au général car il s’est prononcé en faveur d’actions allant bien au-delà du tir de « quelques missiles », puisque toute faction de l’opposition que « l’on finirait par soutenir aurait peu de chance de résister face aux missiles scud, aux tanks et aux avions du régime syrien ». Autrement dit, le tir de « quelques missiles » devrait être suivi de frappes aériennes et autres opérations pour venir à bout de l’armée syrienne.

Soulignons que l’implication des Etats-Unis, de la France ou tout autre pays occidental dans le conflit syrien conduirait directement à une confrontation, éventuellement thermonucléaire, avec la Russie et la Chine, une situation qui n’est manifestement pas dans l’intérêt des nations occidentales, mais celui des financiers de la City et de Wall Street, qui cherchent désespérément à « en découdre » avec ces deux grands pays et réduire par la même occasion la population mondiale.

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