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Le nouveau Canal de Suez : renaissance du patriotisme économique

La rédaction
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Le 5 août, le président égyptien à lancé les travaux pour le creusement d’un nouveau canal de Suez.
Crédit : english.ahram.org

Les partisans du nouveau Canal de Suez en Egypte comprennent très bien la différence entre la vision économique souveraine défendue par le président Gamal Abdel Nasser (qui a dirigé le pays entre 1956 et 1970) et celle promue sans vergogne par l’Empire britannique et les monachies du golfe Persique aujourd’hui.

Ahmed Al-Sayed El-Naggar, économiste en chef au Centre d’études politiques et stratégiques Al Ahram (associé au quotidien égyptien du même nom), explique dans un article du 25 août pourquoi il est essentiel que le nouveau canal soit financé par des obligations pouvant être achetées uniquement par des égyptiens et non pas par des investisseurs étrangers :

Le coût total du projet est de 76 milliards de livres égyptiennes et le mécanisme de financement adopté déterminera si le projet permettra de raviver l’esprit de 1956, lorsque le président Gamal Abdel Nasser nationalisa le Canal et l’arracha des griffes du capitalisme global qui l’avait usurpé par la manipulation, la fraude et l’agression. [1] Il déterminera également si le sentiment général sera similaire à celui qui prévalait lorsque le canal fut creusé avec des fonds étrangers qui ont entraîné l’Egypte dans le piège de la dette extérieure et qui s’est conclu avec l’occupation coloniale de l’Egypte par les Britanniques.

Il est par conséquent important de nous assurer dès le début que le financement de la construction du canal soit à 100 % égyptien, même si le capital arabe et étranger peut financer par la suite des projets à caractère industriel et dans les services. L’ancien canal et le nouveau projet doivent rester complètement égyptiens.

Le président [Abdel Fattah al-Sissi] a réitéré l’identité égyptienne du canal et le recours à des participations publiques comme principal mécanisme de financement, ainsi qu’à des prêts accordés par des banques nationales et le gouvernement égyptien. Ceci met en lumière la grande différence entre le nouveau projet qui représente un immense espoir pour l’Egypte, et le projet défendu par le président déchu [Morsi] qui aurait conduit à une amputation catastrophique de la région du Canal de Suez de l’Egypte, au bénéfice du capitalisme global et des riches familles du Qatar et de l’Organisation internationale des Frères musulmans.

Le « projet du président déchu » fait référence à la loi proposée par le gouvernement de Mohamed Morsi et des Frères musulmans, qui prétendait vouloir réglementer le développement de la Région du Canal de Suez mais l’aurait en réalité transformée en « émirat privé ». Sous prétexte d’attirer des investissements étrangers, la loi aurait placé la région sous un régime légal échappant à l’autorité de la Constitution égyptienne et aurait donné à Morsi, en tant que président, le pouvoir de faire tout ce qu’il souhaitait dans cette zone ; elle aurait ainsi mis en danger la sécurité de l’Egypte.

El-Naggar écrit par ailleurs que le quotidien Al Ahram a accepté de promouvoir à titre gratuit la vente de certificats de dette auprès de la population égyptienne, « afin de construire ce projet national géant qui est la porte d’entrée principale de l’Egypte vers un nouveau boom économique, de mobiliser toutes les capacités d’épargne du grand peuple d’Egypte, tant à domicile qu’à l’étranger et de construire, avec cet argent, les capacités intellectuelles et les réalisation de son peuple, l’avenir, le destin et la route que doit prendre le pays. C’est ainsi que les grands pays construisent leur propre gloire. »

Ainsi, après la tentative de récupération, sous la forme d’une « révolution de couleur », de la grève de masse de 2011 contre la dictature d’Hosni Moubarak, le peuple égyptien s’est mobilisé à nouveau, deux ans plus tard, dans une deuxième grève de masse pour renverser le président Mohamed Morsi et pour créer les conditions de l’actuelle mobilisation générale en faveur du développement économique. Cette mobilisation n’est pratiquement pas rapportée dans la presse occidentale. Puisse au contraire l’exemple égyptien inspirer certains peuples européens démoralisés et soumis aux diktats du capitalisme anglo-saoudi-qatari.


[1N’oublions pas que le dirigeant français de l’époque, Guy Mollet, un socialiste, avait ordonné l’invasion de la région du Canal aux côtés des britanniques et des israéliens.

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