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Le Pape François défend le rôle de l’Etat contre la dictature des marchés

La rédaction
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Deux mois après son élection, le Pape François s’est élevé contre la dictature des marchés financiers, qui réduit l’humanité à la misère. L’on n’avait pas entendu de telles intonations depuis Jean-Paul II, et si un bon début laisse augurer une bonne fin, il y a en aura d’autres.

Recevant le 16 mai les nouveaux ambassadeurs du Kirghizistan, d’Antigua-et-Barbuda, du Luxembourg et du Botswana, François a déploré que la majorité de la population mondiale vive dans des conditions ignobles, affirmant que le problème vient d’une mauvaise relation de l’homme avec l’argent.

La crise financière et économique mondiale semble mettre en lumière leurs difformités, et surtout la grave déficience de leur orientation anthropologique qui réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation. Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd’hui comme étant lui-même un bien de consommation que l’on peut utiliser, puis jeter. Nous avons initié cette culture de l’élimination. Cette dérive se situe au niveau individuel et sociétal. Et elle est promue ! Dans un tel contexte, la solidarité, qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive, contraire à la rationalité financière et économique. Alors que le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle, celui de la majorité s’affaiblit. Ce déséquilibre provient d’idéologies promotrices de l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États pourtant chargés de pourvoir au bien commun. S’installe une nouvelle tyrannie invisible, parfois virtuelle, qui impose unilatéralement, et sans recours possible, ses lois et ses règles. En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle, et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel. »

Pour le Pape, « il serait souhaitable de réaliser une réforme financière qui soit éthique et qui entraîne à son tour une réforme économique salutaire pour tous. Celle-ci demanderait toutefois un changement courageux d’attitude des dirigeants politiques. Je les exhorte à faire face à ce défi, avec détermination et clairvoyance, en tenant certes compte de la particularité de leurs contextes. L’argent doit servir et non pas gouverner ! »

Après sa rencontre avec Angela Merkel le 18 mai, le Saint Père s’en est pris derechef à l’attitude des dirigeants, devant 150 000 jeunes rassemblés sur la place Saint-Pierre : « On ne se soucie pas de savoir si les gens meurent de faim, s’ils n’ont rien. On se préoccupe des banques et de la finance. Si les investissements chutent, si les banques font faillite, tout le monde parle de tragédie. Si les familles souffrent, n’ont rien à manger, peu importe. Voilà la crise que nous avons. »

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