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Le Premier ministre belge Elio di Rupo rappelle sa position sur Glass-Steagall

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Dans une lettre signée de sa main adressée à Agora Erasmus, le Premier ministre belge Elio Di Rupo a précisé sa position sur l’impérative nécessité de rétablir une législation du type Glass-Steagall coupant les banques en deux.

La lettre, qui se lit un peu comme si elle était écrite depuis une prison (l’UE ?), indique aussi bien l’immense intérêt que porte le Premier à cette question que la grande crainte de se risquer tout seul sur ce chemin avant que d’autres, et particulièrement les États-Unis, s’y engagent.

Extrait :

Belgique, le Premier ministre, le 29 août 2013

Concerne : Un nouveau Glass-Steagall

Monsieur le Président [d’Agora Erasmus]

J’ai bien pris note de votre lettre par laquelle vous me communiquez la proposition de loi multi-partisane [Warren-McCain, nde] visant à réintroduire aux États-Unis une séparation stricte entre banques de dépôt et banques d’affaires, sur le modèle du Glass-Steagall Act.

Cette proposition ne m’est pas inconnue. Comme vous le rappelez dans votre lettre, je suis moi-même favorable à une séparation la plus large possible des activités de banques de dépôt des activités spéculatives, afin de minimiser le risque d’une nouvelle crise bancaire. »

Rappelons que lorsque le gouvernement Di Rupo arriva au pouvoir en décembre 2011, il ordonna à la Banque nationale de Belgique (BNB) de mener une étude de faisabilité sur une séparation bancaire stricte. Bien entendu, la BNB, un pilier historique de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle dont le passé est plus que trouble, a produit plusieurs rapports feignant qu’une telle séparation était « impossible », et plaidant en faveur d’une version très allégée à la française de ring fencing, gardant les activités « sous un même toit ». Une décision définitive sur la nature de la loi de réforme bancaire sera prise par le gouvernement belge dès cet automne.

Alors que plusieurs propositions de loi pour une séparation bancaire complète attendent depuis des lustres à la Chambre et au Sénat, des sources proches du gouvernement belge nous ont confié que la situation est « complètement bloquée », tant que le gouverneur actuel de la BNB, Luc Coene, restera au pouvoir. En Belgique, la BNB occupe une position centrale par son rôle de banque nationale, d’autorité se surveillance et de régulateur des marchés financiers.

Faisant de l’obstruction de la BNB à Glass-Steagall un enjeu public et politique, Agora Erasmus a distribué des milliers de tracts appelant au départ immédiat du gouverneur de la BNB, une banque centrale qui étrangement n’a pas vu venir la crise bancaire dont les faillites retentissantes de Fortis et de Dexia ne sont que les symboles.

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