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Le Proche-Orient au bord de l’abîme

La rédaction
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Pour la deuxième fois en 48 heures, les 3 et 5 mai, Israël a lancé des missiles contre des cibles en Syrie, amenant le président syrien Bachar al-Assad à l’accuser de déclarer la guerre à son pays, en alliance avec al-Qaïda et autres éléments terroristes qui cherchent à faire tomber son gouvernement.

Des sources du renseignement américain ont démenti les affirmations israéliennes selon lesquelles les attaques visaient à empêcher le transports d’armes vers le Hezbollah au Liban, puisque les sites ciblés étaient des dépôts d’armes et un centre de recherche. Par contre, ce qui avait changé, sur le terrain, est le fait que l’Armée syrienne avait repris le contrôle d’une autoroute vitale entre la capitale et la frontière libanaise, qui était dans les mains des rebelles depuis des mois.

La bataille politique au sein de l’administration Obama sur la Syrie est devenue très publique le 30 avril, lors d’un déjeuner auquel le général Martin Dempsey, le chef de l’état-major interarmées, avait invité des journalistes de la défense. Il a été clair sur le fait que les Etats-Unis n’ont pas d’option militaire viable en Syrie, et que les forces anti-Assad sont dominées dans bien des régions du pays par des djihadistes radicaux. Même fournir des armes aux rebelles, a averti Dempsey, serait jouer avec le feu, puisque ces armes pourraient se retourner contre les Etats-Unis et leurs alliés.

Les mises en garde du général Dempsey ont été relayées dans de nombreux commentaires médiatiques, dont beaucoup notaient qu’il était prématuré de supposer la victoire des rebelles. La reprise de plusieurs sites stratégiques par l’Armée syrienne a conforté cette évaluation.

La question reste brûlante en Europe aussi. Les Français, de concert avec les Britanniques, ont fait pression pour une levée de l’embargo sur les armes destinées aux rebelles et ont joué la carte des armes chimiques. Mais au cours de la semaine dernière, le président Hollande et son ministre de la Défense Le Drian ont tous deux souligné la nécessité d’une « solution politique » en Syrie. Des préoccupations importantes ont également été exprimées en France sur le pouvoir croissant des néo-salafistes dans l’opposition syrienne.

Le président Obama, quant à lui, malgré l’opposition des dirigeants militaires, semble déterminé à armer directement les rebelles syriens. Il a signifié à ses conseillers sur la sécurité nationale que le « problème syrien » devait être résolu avant la fin de l’année – ce qui implique le départ d’Assad dans les mois qui viennent. Obama affirme qu’il n’y aura pas de « troupes au sol » en Syrie, mais ce n’est que sophisme. Son modèle pour la Syrie est la campagne menée en 2011 pour faire tomber Mouammar Kadhafi en Libye, à l’aide d’une zone d’exclusion aérienne et de bombardements conduits par l’OTAN.

C’est dans ce contexte de bataille politique que le gouvernement israélien a accordé au Premier ministre Netanyahou l’autorisation de tirer contre des cibles sur le sol syrien. Il est par ailleurs illusoire de penser que l’escalade puisse être contenue au sein des frontières syriennes. La réalité est que l’Iran est le prochain sur la liste après la Syrie, tandis que les cibles ultimes sont la Russie et la Chine.

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