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Le Proche-Orient : entre conflagration et paix

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La menace d’une conflagration dans la région couplée à l’affaiblissement du président Obama dans son pays, ont ouvert la voie au parti anti-guerre aux Etats-Unis et à l’accord de Moscou du 8 mai, entre Américains et Russes, pour organiser une conférence de paix sur la Syrie, a estimé l’homme politique américain Lyndon LaRouche.

Au moment où nous écrivons, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, et son homologue russe, Serguei Lavrov, viennent de se rencontrer à Paris pour accélérer les préparatifs pour cette conférence prévue début juin à Genève. Cette conférence Genève 2, sera la suite de l’accord de Genève de juin 2012 où toutes les parties s’étaient mises d’accord pour s’asseoir à la table de négociations sans le préalable du départ de Bachar al-Assad.

Que de temps perdu ! Combien de destructions, combien de morts, qui auraient pu être évités !

Que restera-t-il au terme de ce Genève 2 qui, sauf acte de sabotage majeur perpétré par des ennemis de la paix au sein des pays de l’OTAN, frustrés de ne pas avoir pu aller jusqu’au bout de leur entreprise criminelle toujours possible, pourrait aboutir à la paix dans ce pays ?

Un goût terriblement amer à la bouche de chaque Français, de chaque Britannique, de chaque Américain, de tous les citoyens d’autres pays dont les gouvernements se sont impliqués dans cette triste ratonnade.

L’image de ce soldat tué le 21 mai en plein jour à Londres, par des djihadistes aux cris d’ « Allah Akbar », est quelque chose que les citoyens européens ne doivent jamais oublier. Ni cette autre terrible image d’un djihadiste mangeant le cœur d’un soldat loyaliste qu’il venait de tuer en Syrie ; ou encore celle du soldat français attaqué au cutter à la Défense, le 22 mai. Ces images nous renvoient celles de la barbarie dans lequel sont tombés, non pas ces hommes fanatisés, mais nos élites britanniques, américaines et françaises, qui ont missionné des armées entières de ces fanatiques pour aller détruire la civilisation millénaire de la Syrie, au nom de je ne sais quel idéologie géopolitique !

Comment se regarder dans un miroir et ne pas décider d’entrer en politique alors que l’on sait qu’un Nicolas Sarkozy, en collaboration avec le Qatar, a mis ces hordes en mouvement pour « libérer » la Libye alors qu’aujourd’hui elle implose sous leur pouvoir ? Comment dormir sur ses deux oreilles lorsque l’on sait qu’un Laurent Fabius et un François Hollande, n’ont pas immédiatement décidé de mettre fin à l’engagement de la France en Syrie, sachant qu’au sein de la Coalition qu’ils soutiennent contre le régime syrien, c’était le Front Al Nusra, membre d’Al Qaïda, qui menait les combats !

Par quel miracle, dites-nous, ces hommes qui ont toléré cela contre autrui ailleurs, seraient-ils plus magnanimes envers leurs propres populations ? Comment tolérer aussi le respect indu chez nous envers des journaux comme Le Monde, dont deux journalistes envoyés en Syrie prétendent aujourd’hui avoir découvert l’utilisation des armes chimiques par le gouvernement syrien ? Des journalistes du même titre avait prétendu, à la veille de la dernière présidentielle, que l’un des neufs candidats à cette élection, Jacques Cheminade, n’existait pas !

Tout peut encore capoter

Tout n’est pas réglé cependant et les facteurs qui pourraient faire dérailler cette paix sont très nombreux. La Grande Bretagne, la Turquie et Israël, ont toutes des raisons de vouloir le prolongement de la guerre. Quand à la France, qui aurait pu sauter sur l’occasion pour avoir une attitude gaullienne et peser en faveur de la paix, elle préfère jouer les hypocrites gardant un pied dans les deux camps.

Quelle est la motivation de ces acteurs ? L’Empire britannique qui mène la danse, cherche a rester au cœur du grand jeu mondial pour manipuler un nouveau conflit Est-Ouest et imposer à tous sa matrice libre échangiste et malthusienne. La Turquie se voit réincarnée en nouvel Empire Ottoman. Son ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu était encore à Londres le 7 mars pour une rencontre chaleureuse avec la famille Osmanoglu, qui a présidé aux destinés de l’Empire Ottoman pendant des siècles. Israël ne sera en reste tant que l’axe chiite – Iran, Syrie, Hezbollah – ne sera à terre. Et la France qui depuis la mort de Charles de Gaulle a perdu sa tête, joue aux équilibristes, osant revendiquer la paternité de Genève 2, tout en prêtant main forte à la Grande Bretagne pour obtenir la levée de l’embargo des armes aux rebelles syriens et pour inscrire la section militaire du Hezbollah dans la liste des mouvements terroristes.

C’est contre ces empêcheurs de tourner en rond qu’Américains et Russes devront s’imposer. Ainsi, alors que selon certaines sources, Américains et Russes auraient déjà tranché, sur le fait que Bachar al-Assad devrait rester jusqu’en 2014, David Cameron et François Hollande, continuent à exiger son départ.

Le jour même de la rencontre Kerry/Lavrov à Paris, le 27 mai, avec à l’ordre du jour la création d’un « gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs adopté par consentement mutuel », à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères européens, sous pression britannique, ont voté la levée de l’embargo sur les armes à la rébellion syrienne ! Bien sûr, l’embargo ne serait levé qu’à partir du 1er août, et après discussion. Mais ceci ne laisse que quelques semaines à cette négociation difficile pour réussir.

Autre pomme de discorde à Paris, bien que les Russes, soutenus par Ban Ki-Moon de l’ONU plaident pour la participation de l’Iran aux négociations, Paris y est totalement hostile, dénonçant le rôle « déstabilisateur » de l’Iran et de son allié, le Hezbollah, désormais engagé aux côtés de Bachar al-Assad dans les combats dans l’ouest de la Syrie, frontalière avec le Liban.

Des négociations avec un canon sur la tempe

Si en haut, les négociations se poursuivent, la situation n’a jamais été aussi explosive sur le terrain. Alors que la guerre tourne en faveur de l’armée loyaliste, la Russie pousse son avantage jusqu’au bout. Grande première dans l’histoire une douzaine de navires et sous marins russes mouillent à Chypre. La Russie poursuit aussi ses livraisons d’armes au régime légal et légitime de la Syrie, avec des missiles sol-air SA17 et une prochaine livraison de S 300, d’une portée respective de 50 et 200 kms, destinés à permettre aux syriens de mieux protéger leur espace aérien contre de nouvelles incursions israéliennes, ainsi que des missiles antinavires Yakhont d’une portée de 280km.

Sur le terrain, l’armée syrienne loyaliste impose son avantage de jour en jour, notamment dans la région à l’ouest de Qoussair, frontalière avec le Liban et véritable verrou stratégique. L’armée qui bénéficie de l’aide du Hezbollah aurait délogé 80% des rebelles de cette zone, et sécurisé un couloir allant de Lattaquié au Nord Ouest, à Damas, en passant par Homs.

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