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Le « produire en France » fait recette

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450 chefs de PME-ETI ont participé cette année aux Assises du Produire en France, les 8 et 9 septembre à Reims, où 13 candidats présidentiels sont venus décliner leurs propositions sur la question.

Crise aidant, les Français prennent conscience que notre pays ne pourra en sortir à moins de relancer son industrie nationale. Selon un sondage Opinion Way réalisé pour l’entreprise SPhere, 79 % des Français souhaiteraient même que ce soit l’un des principaux thèmes de la présidentielle de 2017.

A l’origine de ces Assises, l’association Pro France, fondée par le député centriste Yves Jégo, rejoint depuis par Arnaud Montebourg, ancien ministre du Redressement national. C’est elle qui est à l’origine du label « Origine France garantie » (OFG) que l’on voit parfois sur nos produits.

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Cartes d’industries ayant fait le choix de relocaliser leur production en France.

Parmi les chefs d’entreprises représentés, certains des noms les plus médiatisés du « made in France », dont celui de Gilles Attaf qui a réussi à sauver Smuggler, la dernière entreprise de costumes sur mesure et de prêt-à-porter haut de gamme, basée à Limoges. Jean-Pierre Champion, PDG de l’opticien Krys, qui a relocalisé en France la production des verres, et Jean Persenda, PDG du groupe SPhere, fabricant de plastiques, étaient aussi présents.

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La société SPhère a relocalisé de Pékin à Ludres sa production de sacs en plastique. (Vu de son stand sur place)

Lors des tables rondes, ils ont décliné les secrets qui leur ont permis de rester ou de se relocaliser en France, tout en restant compétitifs. Surtout, la montée en gamme des produits, grâce à l’innovation qui permet aux entreprises de se singulariser. Impossible de survivre à la concurrence des pays à bas salaires avec des produits d’entrée de gamme. On peut aussi faire à la fois de la production et de la distribution, ce qui permet de grignoter sur les marges dans un domaine et d’en gagner sur d’autres.

Ces PME couvrent une vaste palette de productions, depuis la célèbre purée Mousline jusqu’aux éléments de cuisine (Cristel, La Plancha), mais aussi Vitabri, premier exportateur de stands pliables en Europe, ou le groupe SPhere, qui produira bientôt un plastic enfin biodégradable permettant de réduire considérablement la pollution des océans.

On croisait aussi des producteurs d’équipements ultramodernes pour handicapés, incluant la cobotique (robots collaboratifs) et travaillant avec le ministère de la Défense.

Face à ces patrons, la plupart des candidats ont rivalisé dans leur volonté de « produire en France », défendant le Crédit d’impôt recherche, différentes formes du Small Business Act pour réorienter la dépense publique vers les entreprises françaises, ainsi que la proposition d’Yves Jégo pour un Crédit impôt production.

Au-delà, cependant, les candidats n’ont rien annoncé de nouveau permettant de changer la donne économique. A droite, on passe du libéralisme papy de Juppé à la droite délirante de Copé, favorable à l’uberisation universelle et à l’octroi d’un numéro Siret à tous les Français dès 16 ans ! A gauche, c’est le rêve pastoral qui inspire. Mélenchon propose la relocalisation de 400 000 agriculteurs et la création de 900 000 emplois en démantelant le nucléaire. Duflot, le produire local.

Quant à Montebourg, Dupont-Aignan ou Marine Le Pen, ils ont tous bien identifié la cause du déclin de l’économie française : l’UE et la mondialisation, courroie d’un libre-échange sans foi ni loi. Mais, tous se sont bien gardés de déclarer la guerre à l’oligarchie financière de Wall Street et de la City d’où émanent ces politiques !

Devant nous, ils défendent tous le ‘Produire français’, nous dit une PDG déçue. La question clé reste cependant : que feront-ils lorsqu’ils seront devant l’UE, courroie de transmission de ces politiques à l’Europe ?

C’est là que la candidature de Jacques Cheminade est essentielle. Sans ses propositions de réforme financière, sans son appel à négocier, dossier par dossier, la participation de la France aux BRICS et aux marchés qu’ils ouvrent en Eurasie, toutes les belles promesses resteront lettre morte !

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