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Le suicide assisté bientôt légal Outre-Manche ?

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Après la Belgique, le Royaume-Uni. Jusqu’à ce jour, les Britanniques qui voulaient avoir recours au suicide médicalement assisté prenaient rendez-vous en Suisse, où il est légalisé. Mais un projet de loi sur la mort assistée est en passe d’être voté au Royaume-Uni. Les députés britanniques se prononceront sur celui-ci selon le principe du « Free vote » avant l’été. Il n’y aura pas de consigne de vote, chaque élu décidera en son âme et conscience d’approuver ou de rejeter la légalisation du « suicide assisté ».

Plus de 100 Britanniques atteints de maladies incurables et/ou en phase terminale ont eu recours aux services de la clinique Dignitas en Suisse pour mourir, et aucun de ceux qui les ont aidés n’a été poursuivi à ce jour. Ceci fait suite à un amendement déposé par une membre du Parlement britannique et ancienne secrétaire d’Etat à la Santé, Patricia Hewitt, qui visait à légaliser, pour les personnes en phase terminale, le déplacement à l’étranger pour y recourir au suicide assisté, pratique interdite jusqu’ici en Grande-Bretagne.

Suite à l’arrestation d’un ex-présentateur de documentaires télévisés qui avait avoué avoir aidé à mourir un ancien amant malade du sida, le débat sur le sujet a été relancé sur un ton mélodramatique. Un membre de la Chambre des Lords et président de la Commission indépendante sur la mort assistée, Charles Falconer, a proposé un projet sur le « suicide assisté » à la Chambre des Lords. Ce projet ne concernerait que les patients ayant moins de six mois à vivre et en possession de toutes leurs capacités mentales, afin d’être capable de faire « un choix volontaire et informé » sans être influencé par d’autres, et d’avoir « l’intention établie » de mourir.

Un délai de quatorze jours est accordé après une demande écrite de suicide assisté. Les médicaments seront alors délivrés à la personne qui les ingérera elle-même sous la surveillance d’un professionnel de la santé, qui lui portera assistance si besoin est. Voilà qui fera sauter le verrou du risque d’emprisonnement pour les assistants au suicide. Mais ensuite, combien de verrous ajouteront-ils pour fermer plus vite le cercueil ? Déjà, pour prétendre au suicide assisté, il faut démontrer le caractère « incurable » ou même « irréversible » de l’affection. Soulignons que c’est le cas du diabète, par exemple ! Ce qui montre à quel point le cadre posé peut s’agrandir.

Falconer préconise aussi une étude de la condition physique du prétendant au suicide par deux médecins, ou deux professionnels de la santé, qui seront tenus de l’informer sur les traitements alternatifs et… les différentes options alternatives pour sa fin de vie. Le ministre d’État pour les services sociaux, Norman Lamb (Libéral-démocrate), soutient activement l’initiative : « Pouvons-nous être vraiment à l’aise avec cette situation où des gens, agissant par compassion pour une personne aimée mourante, ne savent pas s’ils risquent d’être poursuivis en justice ?? » Les formules politiques compassionnelles sont souvent bien hypocrites.

Il faut oser dire ce que l’on cache car c’est bien ici que le coût de la vie prend toute son importance en période de crise financière. Aussi, débattre sur l’euthanasie ou le « suicide assisté » sans aborder le manque de ressources économiques des Etats et le pillage exercés par les lobbys financiers, c’est occulter la vérité sur la véritable nature du battage médiatico-politique sur la fin de vie.

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