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Attentats du 11 septembre

Le talon d’Achille du Prince Bandar

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Comment arrêter Bandar et ses sponsors ? Aux Etats-Unis, des élus et des patriotes ainsi que les familles des victimes des attentats du 11 septembre exigent la publication des 28 pages, toujours classées secret défense, du rapport de la Commission d’enquête conjointe du Congrès sur ces attentats, publié en 2003. Consacrées au financement du réseau essentiellement saoudien qui a orchestré ces attentats, ces pages permettraient de conclure que l’État saoudien et ses représentants aux États-Unis lui ont apporté leur soutien. Le Prince Bandar était à l’époque ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis.

L’une des chevilles ouvrières de cet effort est l’ancien sénateur démocrate de Floride, Bob Graham, qui a co-présidé cette commission d’enquête. L’administration Bush avait frappé ces 28 pages du sceau du secret, et Barack Obama, qui avait promis au départ de les « déclasser », s’est finalement ravisé.

Le 28 novembre, Graham est passé à la vitesse supérieure, dans un entretien accordé à la publication on-line Real News Network. Ces révélations, dit-il, pourraient impacter « le rôle actif » que joue l’Arabie saoudite au Moyen-Orient et ailleurs, s’il y avait aux Etats-Unis « une reconnaissance du fait que l’Arabie saoudite est essentiellement un co-conspirateur du 11 septembre ». « Je crois que nous savons, ou sommes en mesure de savoir, quelle est l’extension totale du rôle de l’Arabie saoudite », a-t-il dit. Il a pointé du doigt le soutien à deux pirates de l’air à San Diego (Californie), déjà mentionnés dans l’enquête du Congrès de 2003, mais aussi le cas « très suspect de Sarasota, Floride », où trois des pirates de l’air ont suivi des cours de pilotage.

Quant au rôle de Bandar, Graham a déclaré ne pas pouvoir en dire plus, tout en notant que « le fait que Bandar ait eu, et ait exercé aussi volontairement qu’il l’a fait, son droit d’entrée spécial à la Maison Blanche, pose la question de savoir pourquoi il en a usé pour faire en sorte que des personnes qui intéressaient les renseignements américains et les agences de police puissent quitter le pays avant d’être interrogées ». Interrogé sur les liens entre Bandar et le Président Bush, et s’il y avait eu une volonté délibérée de « fermer les yeux », Graham remarqua que « cette attitude était si répandue que toutes les agences du gouvernement fédéral agissaient dans le même sens, depuis cet agent des douanes d’un aéroport d’Orlando, réprimandé pour avoir refusé l’entrée aux États-Unis d’un Saoudien sans visa, jusqu’au Président des États-Unis qui autorisa un nombre important de Saoudiens à quitter le pays, nous privant pour toujours d’indices et d’informations importantes sur ce qui s’était passé. Tout le monde ne va pas dans la même direction à moins qu’il y ait, quelque part, un chef d’équipe qui donne les instructions sur l’endroit où tout le monde doit aller. »

Autre personnalité active sur ce dossier, Walter Jones, républicain modéré de Caroline du Nord. Le 2 décembre, il déposa avec le démocrate du Massachusetts Stephen Lynch une résolution à la Chambre de représentants (HR 428), demandant au président Obama de publier les 28 pages en question. « Douze ans après que les Etats-Unis ont subi cette horrible attaque sur leur propre sol, les familles des victimes ont le droit de connaître tous les faits ayant eu lieu en ce jour tragique. »

Alors que les plaintes déposées par les familles des victimes suivent leur cours, d’autres initiatives commencent à avoir un impact, comme celle menée par le site internet Broward Bulldog, qui, dans le cadre d’une enquête, a fait appel à la procédure dite FOIA pour obtenir la publication des informations « classées ». Après les informations rassemblées dans les 28 pages, l’enquête de Bulldog est, selon Bob Graham, la première à avoir découvert de nouveaux éléments importants. Elle concerne les agissements du financier saoudien Esam Ghazzawi, qui a abandonné précipitamment le manoir où il habitait près de Sarasota, en Floride, quelques jours avant le 11 septembre 2001. Selon le chef de l’équipe de sécurité qui gardait ce manoir, trois des pirates de l’air – Mohamed Atta, Marwan al-Shehhi et Ziad Jarrah – ainsi qu’Adnan G. El Shukijumah, inculpé dans l’affaire de l’attentat manqué dans le métro de New York en 2009, figurent sur son registre de visiteurs.

Surtout, c’est la décision prise le 19 décembre par la Cour fédérale d’appel du second circuit des États-Unis, cassant le jugement du juge Richard Conway Casey, qui change totalement la donne. En 2005, ce juge avait décidé qu’en vertu d’une loi garantissant l’immunité à certains résidents étrangers (le Foreign Sovereign Immunities Act), les citoyens et entités saoudiennes ne pouvaient pas être poursuivis devant les tribunaux américains ! Désormais, ceux qui sont soupçonnés d’avoir aidé les pirates de l’air du 11 septembre devront répondre de leurs actes. Et pourquoi pas Bandar bin Sultan ?

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