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Le think-tank britannique IPPR recommande un Glass-Steagall

La rédaction
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Dans son rapport du 3 janvier, Dont bank on it, the financialization of the UK economy, l’Institut de recherche en politiques publiques (IPPR), un think-tank britannique classé centre-gauche, allègue que pour assainir le secteur financier, le simple cantonnement des activités bancaires sous un même toit (notamment envisagé par Moscovici en France) est totalement inadéquat et qu’une séparation stricte des banques à la Glass-Steagall s’impose.

En fait, la solution évidente est une séparation complète des activités des banques de détail de celles des banques d’investissement. Après le crash des années 1930 et la grande dépression, le Glass-Steagall Act fut adopté aux Etats-Unis pour empêcher que les institutions financières ne s’impliquent simultanément dans les activités de banque de détail et de banque d’affaires. Cette loi ne fut abrogée qu’en 1999 et ce n’est probablement pas une coïncidence si les Etats-Unis ont dû affronter depuis une répétition des évènements des années 1920 et du début des années 1930. Le message clair que nous offre l’histoire, c’est que le système financier est plus robuste quand les banques de détail et d’investissement sont séparées. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, a fait savoir en juin 2012 qu’il est favorable à cette solution : « Il existe un véritable avantage à séparer les banques ordinaires des banques d’affaires. »

Interrogé et informé de notre campagne en faveur de Glass-Steagall, l’auteur du rapport, Tony Dolphin, a répondu : « Je vous approuve pleinement. » Glass-Steagall, a-t-il dit, c’était en 1933, mais toute réforme aujourd’hui doit en rétablir les principes. Appliquer les mêmes critères pour trier les dettes légitimes des dettes spéculatives lui semble également une bonne idée.

Bien qu’un sondage récent indique que les deux tiers des parlementaires britanniques seraient favorables à ce type d’approche, pour Dolphin, tant que Cameron reste en place, il reste pessimiste sur les chances qu’une telle réforme puisse voir le jour outre-Manche. L’argument que le lobby bancaire fait prévaloir partout, c’est qu’il ne faut pas priver les banques commerciales de financement. A cela s’ajoute qu’en Angleterre, les banques d’affaires apportent 30 % du PIB et emploient des milliers de personnes, ce qui, dans une société sans crédit productif public, augmente leur pouvoir de chantage.

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