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Espace : le Vietnam et le Nigeria regardent l’avenir avec optimisme

La rédaction
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Le 10 janvier 2014 a eu lieu à Washington le sommet des Chefs des agences spatiales. Contrairement au pessimiste qui prévaut au sommet de certaines grandes puissances spatiales, les chefs des programmes spatiaux du Vietnam et du Nigeria ont souligné la nécessité du spatial pour l’avenir de leur pays. Les deux pays ont insisté sur le besoin d’une aide des pays plus avancés pour pouvoir aller de l’avant, et ont indiqué qu’ils avaient l’intention, malgré les limites imposées à la coopération internationale par la crise financière, de maintenir leurs efforts.

Dans une session consacrée aux stations spatiales, le Dr Pham Anh Tuan, le jeune directeur de l’agence spatiale vietnamienne, a rapporté que son pays avait déjà, avec la coopération du Japon, eu recours à la Station spatiale internationale (ISS). En août dernier, un tout petit satellite, Pico Dragon, fabriqué par de jeunes ingénieurs sous la direction de l’Académie des sciences et de la technologie du Vietnam, avait été lancé vers l’ISS par un lanceur japonais. Il a été déployé dans l’espace en novembre dernier depuis le Module d’expériences japonais, faisant partie de l’ISS, et a commencé à diffuser un signal vers la Terre quatre heures plus tard.

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Pico Dragon
Des scientifiques font les derniers tests avant le lancement du satellite vietnamien Pico Dragon.

Lorsque le petit satellite d’un kilo est passé au dessus du Vietnam un mois plus tard, les premières données, parmi lesquelles des images sur l’environnement spatial, ont été envoyées au Centre national des satellites du Vietnam. Des systèmes de communication sont également en cours d’essai. Le Dr Pham a indiqué que le Vietnam a l’intention d’avoir encore plus recours à l’ISS, et cherche d’autres partenaires pour d’autres coopérations.

Lorsqu’on lui a demandé quel était l’impact de l’exploration spatiale sur les jeunes, il a dit que l’espace est « un moteur pour la motivation des gens », rappelant le vol du premier astronaute asiatique en 1980, qui était, a-t-il fièrement souligné, Vietnamien. En réponse à l’annonce des Etats-Unis que les opérations à bord de l’ISS seront prolongées, Pham a dit qu’il s’agissait d’un message positif, et permettra à ce que plus de recherche ait lieu, sachant « qu’il faut du temps pour préparer des expériences avec d’autres pays ».

Dans la même session, le Dr Seidu Oneilo Mohammed du Nigeria a décrit le programme en cinq ans de son pays dans l’espace, qui inclut un développement continue en termes de ressources humaines. Le Nigeria, qui est membre du Réseau international pour le suivi des catastrophes, a lancé un petit satellite faisant aujourd’hui partie de la constellation. Il a pu bénéficier dans ce cadre d’un soutien pour la formation de ses ingénieurs. Le pays a également vécu une révolution dans l’’accès aux communications, a-t-il expliqué. En 1999, il y avait 500 000 abonnés aux services téléphoniques dans le pays. Aujourd’hui, le nombre est passé à plus de 140 millions, grâce aux satellites.

Pour ce qui concerne la recherche à bord de l’ISS, le Dr Mohammed a dit qu’il y a « quelques maladies qui sont spécifiques à l’Afrique », et que des expériences à bord de l’ISS « peuvent aider à développer des vaccins et des médicaments » pouvant aider l’Afrique. Il a dit que la prolongation de l’exploitation de la Station « est un soulagement » et signifie que « nous avons encore de l’espoir ». Il a expliqué que le défi pour le Nigeria est d’obtenir un financement public, et que de « nouveaux modèles économiques pour financer le programme spatial » doivent être mis en place.

La présidente internationale de l’Institut Schiller Helga Zepp-LaRouche, qui a assisté à la conférence de presse qui clôturait la conférence, a proposé aux agences qu’une coordination internationale entre les agences spatiales soit mise en place permettant aux astronautes, cosmonautes et taïkonautes de donner des cours aux enfants du monde en direct de l’espace. Déjà, le 20 juin 2013, plus de 60 millions d’enfants et enseignants chinois ont suivi le cours donné en direct depuis le vaisseau spatial Shenzhou-X, de la taïkonaute chinoise Wang Yaping, une expérience inoubliable.

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Vos commentaires

  • Le 16 janvier 2014 à 13:08
    par petite souris

    ces pays n’étant pas prioritaires dans la visée destructrices des banksters, bravo !
    "ils" seront donc des exemples à suivre très bientôt !

    Répondre à ce message

  • Le 15 janvier 2014 à 08:22
    par Nono

    Ces nanosatellites au Vietnam ne m’étonnent pas. Cette idée remonte à l’idée de pouvoir, avec la miniaturisation à l’extrême qu’apportent les micro et nanotechnologies, embarquer pleins d’instruments de mesure dans un faible volume. Cependant en utilisant des panneau solaire sur un satellite de 10*10*10 cm les capacités sont très limités à cause de la puissance nécessaire pour communiquer. Alors l’appareil enregistre et délivre ses relevés périodiquement quand il est bien placé.
    A Montpellier, s’est ouvert le premier centre spatial universitaire où les étudiants réalisent des nanosatellites. Et évidemment c’est motivant pour les jeunes :
    http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/6115-communiques-de-presse.php?item=8060
    D’après ce que je comprends, ce type de satellite permet à chaque laboratoire peut mener une expérience nouvelle dans l’espace à peu de frais et rapidement. Et évidemment les pays du tiers monde peuvent plus facilement se lancer dans des projets spatiaux. Mais cela ne remplace pas les plus gros satellites offrant plus de volume pour les instruments et surtout pouvant communiquer en continu.

    Répondre à ce message

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