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Les dictats de Bruxelles : « Les paysans n’ont qu’à produire moins de lait »

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27 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Acculés à la faillite par une baisse de 30% de leurs revenus, 12000 producteurs de lait ont bloqué 81 laiteries ce lundi. Comme seule réponse, le gouvernement, qui venait de nommer des médiateurs, leur a demandé de reprendre le dialogue que lui-même venait de rompre.

A Bruxelles, des tracteurs d’agriculteurs allemands, français et belges ont quadrillé le quartier européen du siège de la Commission européenne où les ministres de l’Agriculture des 27 pays membres de l’UE se réunissaient pour discuter d’un plan de sauvetage franco-allemand pour la filière lait.

Dans l’urgence, Paris et Berlin, soutenus par Vienne, ont proposé des mesures d’accompagnement pour calmer la situation. Cependant, au moins cinq pays membres de l’UE (notamment la Pologne et l’Espagne) continuent à exiger l’abandon immédiat des quotas sur la production du lait, un des facteurs à l’origine de la dégringolade des prix. Toute hausse de la production, loi du marché oblige, fait chuter encore plus les prix.

Défendant une logique contraire, l’European Milk Board (EMB) a menacé mardi d’une « grève européenne du lait » début juillet si les quotas ne sont pas baissés de 5%, une mesure qui devrait faire remonter les prix.

Rappelons que le système des quotas visait à faire « fondre » les « montagnes de beurre » et assécher les lacs de lait crééspar la (relative) surproduction. Cependant, reconnaissons que le système des quotas, couplés à un prix garanti, a permis jusqu’ici aux producteurs de s’investir dans la production.

Sous la pression des fanatiques du libre-échange, l’UE (sous présidence française) a fini par programmer l’abandon progressif des quotas (de 1% par an) et leur suppression totale vers 2014-2015.

Michel Barnier, actuellement tête de liste de l’UMP aux élections européennes du 7 juin, a estimé que « nous pouvons pleinement employer et peut-être améliorer les instruments d’interventions dont nous disposons. Nous pouvons revoir les quotas laitiers afin que les producteurs de lait comprennent qu’il n’y a pas que la loi du marché qui compte ».

Cependant, plus personne ne croit à cette rhétorique. Après tout, en 2008, Barnier, un des auteurs du traité de Lisbonne, faisait partie de ceux qui ont capitulé devant l’offensive de la Commissaire européenne à l’Agriculture Mariann Fischer-Boel contre toute forme de régulation. Mme Fischer-Boel a eu le toupet d’expliquer aux agriculteurs que la chute des prix venait simplement d’une chute de la demande. « C’est la raison pour laquelle je pense que cela ne fait aucune différence de rediscuter du quota. Ce que les agriculteurs doivent faire, c’est produire moins, simplement produire moins. »

Se montrant magnanime, la Commission a concédé mardi que les agriculteurs puissent encaisser leurs subventions pour 2010 avec quelques mois d’avance afin de leur permettre de passer ce qu’elle estime n’être qu’un mauvais moment.

Se battre pour des quotas et des prix justes est légitime. Cependant, c’est une réorganisation complète du système financier international, comme l’exigent Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade, qu’il faut imaginer.

L’Europe peut et doit jouer un rôle central pour la sécurité alimentaire de la planète. C’est la précondition pour protéger l’humanité contre les nouvelles et anciennes pandémies. Pour l’instant, l’UE refuse de reconnaître l’échec de la dérégulation et pense même l’accroître pour « relancer » la machine. C’est cette dérégulation qui a provoqué l’effondrement de « la demande ». S’y adapter n’est pas seulement stupide mais un suicide collectif.

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