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Les experts démasquent la propagande d’Obama sur les armes chimiques syriennes

La rédaction
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Plusieurs experts sur le contrôle des armements en Europe et aux Etats-Unis ne croient pas la propagande de Barack Obama et de ses compères concernant les armes chimiques syriennes.

Dans un article du 7 décembre pour le groupe de presse McClatchy, Matt Schofield cite plusieurs experts dans le domaine disant que s’il s’avérait que les Syriens ont relocalisé une partie de leur arsenal chimique, « ceci pourrait être interprété comme étant rassurant plutôt qu’alarmant ». Ainsi, rapporte Schofield, il est tout-à-fait possible que l’intention du régime soit de garder les armes hors de portée des extrémistes d’al Qaïda et du front Nusra, qui conduisent, comme le New York Times a été forcé de l’admettre le 8 décembre, la rébellion dans le pays.

Greg Thielmann, un des principaux chercheurs associé à l’Arms Control Association de Washington a déclaré : « Je suis sceptique à propos des déclarations affirmant que du gaz sarin serait en train d’être préparé ou que des obus seraient en train d’être remplis. J’ai trop vu par le passé des photos satellite laissant supposer certaines choses à propos des armes chimiques, plus particulièrement en Irak. » Thielmann avait été très sceptique concernant les accusations américaines contre l’Irak, affirmant que le pays construisait un arsenal d’armes de ce type avant l’invasion de 2003.

Jean Pascal Zanders, principal chercheur associé à l’Institut de l’Union européenne pour les études sur la sécurité et un des experts mondiaux les plus reconnus sur les armes chimiques, a déclaré qu’il était « préoccupé de voir les menaces concernant les armes chimiques syriennes montées en épingle pour justifier une intervention militaire dans un avenir pas trop lointain ».

Gregory Koblentz, un expert du Council on Foreign relations américain (CFR) sur les armes chimiques, estime qu’étant donné la fluidité des lignes de combat entre les deux camps, les partisans et les opposants du régime occupant essentiellement le même espace, le déploiement d’armes chimiques peut produire un effet inverse dangereux en cas de vents contraires, par exemple, ou de mauvaises mises à feu. « Elles ont une utilité limitée. Et elles peuvent embrouiller votre propres opérations. »

Leonard Spector et Egle Murauskaite, du James Martin Center for Nonproliferation Studies de Washington, ont prévenu que « des raisons politiques derrière la rhétorique des rebelles sur les armes chimiques doivent être reconnues ».

Schofield termine en disant : « Les experts sont d’accord pour dire que la plus grande menace concernant les armes chimiques syriennes ne viennent pas du régime d’Assad mais des radicaux islamistes, incluant certains ayant des liens d’allégeance avec al Qaïda, qui sont à l’avant garde de la force de combat rebelle. »

Le colonel Lawrence Wilkerson, l’ancien conseiller du général et ex-secrétaire d’Etat Colin Powell, aujourd’hui à la retraite, a par ailleurs fustigé les renseignements « politisés » des Etats-Unis sur la Syrie, dans une interview accordée à la chaîne télé russe Russia Today (RT.com). Wilkerson a déclaré que les renseignements concernant les prétendues préparations syriennes pour le déploiement d’armes chimiques ne sont que du « renseignement politisé », et a prévenu que le Président Obama utilisait ce type d’information pour « préparer le terrain pour intervenir en Syrie ». Il a par ailleurs soulevé la possibilité d’une destitution si le Président comptait aller de l’avant sans l’accord préalable du Congrès.

Il devient en même temps de plus en plus reconnu que le président américain a choisi de s’allier à al Qaïda en Syrie, et que cette alliance va même plus loin que celle forgée entre les Etats-Unis et les moudjahidines afghans aux cours des années 1980 contre l’Union soviétique.

Le groupe de presse McClatchy, qui avait récemment lui aussi démontré que le front affilié à al Qaïda Jabhat al-Nusra est à l’avant garde des efforts des rebelles syriens pour renverser le régime de Bashar al-Assad en Syrie, rapporte que le même front a bénéficié d’un report de la décision du Département d’Etat américain de l’inclure dans sa liste officielle des organisations terroristes. Cette décision aurait été prise à la demande des rebelles syriens et de leurs sympathisants.

McClatchy ajoute qu’une telle décision serait susceptible de semer la discordance au sein de l’opposition syrienne, et cite Elizabeth O’Bagy, de l’Institute for the Study of War, qui revient tout juste d’un voyage dans les zones détenues par les rebelles en Syrie à la recherche de Jabhat al-Nusra et autres groupes islamistes : « Je ne dis pas qu’ils ne sont pas un groupe terroriste, mais étant donné les circonstances et leur coopération avec l’opposition dans son ensemble, les désigner comme tels maintenant serait désastreux. »

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