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Les fonds vautours s’apprêtent à fondre sur l’Europe

La rédaction
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Alors que le gouvernement Obama accordait, sous prétexte d’être indépendant face au système judiciaire, un blanc seing aux fonds vautours pour piller l’Argentine et ses 41 millions d’habitants, ceux-ci s’affairaient déjà depuis 18 mois à racheter des dizaines, sinon des centaines de milliards d’euros de dettes déclassées un peu partout en Europe, dans l’idée de se ruer le moment venu sur les tribunaux et de multiplier leur mise.

Scannant jusqu’au moindre pixel les livres des banques pour dénicher les titres financiers susceptibles de rapporter le gros lot, les fonds avaient l’habitude de racheter à 3-4 % de leur valeur nominale des impayés tels que des obligations de la République du Congo, de la Roumanie et du Pérou. Comme le rapportent cependant certains médias espagnols, NML Capital, un des deux fonds vautours à l’origine de la procédure judiciaire contre l’Argentine, et sa société-mère, Elliott Management, ont racheté récemment pour 1,3 milliards d’euros de prêts non performants de Banco Santander et d’institutions associées comme Bankia, pour un coût réel de seulement 50 millions d’euros. Elliot a également acheté la société espagnole de recouvrance de dette Gesif à la fin de 2013, pour en faire sa base opérationnelle en Espagne.

Un autre fond vautour, le norvégien Lindorff, s’est pointé sur le « marché » européen en 2014, en rachetant la filiale de recouvrance de dettes de la Banco de Sabadell, Reintegra Comercial Espana, dans une « perspective de partenariat à long terme » avec Banco Santander, selon son directeur Endre Fangnes. Lindorf emploie actuellement 3500 personnes dans 11 pays européens, incluant en Norvège, en Allemagne, en Russie et en Espagne (où la société compte 720 employés).

Ce partenariat entre fonds-vautours et banques en difficulté s’est développé, selon l’explication officielle, pour « aider » les dernières à se débarrasser de leurs prêts non performants, afin de passer les « stress tests » mandatés par la Banque centrale européenne. Quelque 800 milliards d’euros de prêts hypothécaires non performants et autres dettes (dont des obligations d’Etat) sont ainsi transférés aux fonds vautours, sur les 1500 à 2000 milliards d’euros de mauvaises dettes plombant les bilans des grandes banques européennes.

Les préparatifs sont par conséquent en cours pour une série de raids dès que les victimes se montreront suffisamment affaiblies aux yeux des charognards, une situation que la City aimerait bien voir se réaliser avec les sanctions économiques imposées sur la Russie.

C’est ce que l’économiste américain Lyndon LaRouche a décrit récemment comme une politique de renflouement interne (bail in) global au bénéfice de la City et de Wall Street. Reste à savoir jusqu’à quel point l’Europe acceptera de s’infliger un tel traitement (en adoptant par exemple les sanctions contre la Russie) et d’aiguiser l’appétit des fonds vautours.

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