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Ukraine : la montée en puissance des néo-nazis dans la violence pro-européenne

La rédaction
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Le site internet allemand Telepolis (gauche) revient à la charge dans ses accusations contre les grands médias occidentaux, qui ont refusé jusqu’ici de rapporter sur le fait qu’un certain nombre de violences rencontrées lors des manifestations de Kiev sont l’œuvre de groupuscules d’extrême-droite et même néo-fascistes.

Ces groupes sont, d’une part, des scissions du parti néo-fasciste ukrainien Svoboda. Pour eux, il s’agit de se démarquer des tentatives visant à dédiaboliser le programme de Svoboda dans le cadre d’une alliance avec d’autres partis d’extrême-droite européens.

D’autre part, selon Telepolis, on retrouve des extrémistes anti-russes des mouvements UNA-USO, Trizub, et « Patriotes d’Ukraine », formant le « Bloc de droite » violemment opposé à tout pourparler avec le gouvernement ukrainien. Celui-ci appelle à la conquête du pouvoir par la lutte armée.

D’autres voix commencent également à s’inquiéter de cette réalité :

  • 13 janvier : Oleksandr Feldman, président du Comité juif ukrainien et membre du parlement ukrainien, a publié un article intitulé « La triste progression du mouvement de protestation ukrainien, de la démocratie et de l’Etat de droit vers l’ultra-nationalisme et l’anti-sémitisme », qui a été repris par le site The World Post associé au Huffington Post le 23 janvier.
    L’article raconte la prise en main des manifestations de Kiev par les néo-fascistes, et appelle les dirigeants de l’opposition Yatseniouk et Klitschko à dénoncer « la dérive néo-fasciste au cours des dernières semaines et à rompre leur alliance avec Svoboda ».
  • 15 janvier : Le Jerusalem Post rapporte qu’un étudiant d’une école juive a été poignardé le 17 janvier, une semaine après qu’un homme de confession juive, Hillel Wertheimer, a été battu à Kiev. L’article cite l’appel de la communauté juive à renforcer sa sécurité, ainsi que le Congrès juif mondial, pour qui le rudoiement de Wertheimer « fait partie ’’d’une tendance croissante dans le pays à l’incitation antisémite et aux activités extrémistes’’ favorisée en partie par la popularité croissante du parti ultra-nationaliste Svoboda, que l’organisation juive a qualifié de groupe néo-nazi ».
  • 20 janvier : L’ambassade israélienne en Ukraine a publié un communiqué, rapporté par l’agence Interfax Ukraine, exprimant ses profondes inquiétudes à propos des attaques à l’encontre de membres de la communauté juive de Kiev.
  • 21 janvier : Un article de The Nation, intitulé « le nationalisme ukrainien au centre de l’ ’’euromaidan’’ », documente le rôle sans cesse croissant de Svoboda, qu’il identifie comme un parti situé « très à droite » (far-right) et « extrêmement nationaliste », sans toutefois insister sur son caractère néo-nazi.
  • 22 janvier : Nicolai Petro, écrivant sur le site du National Interest, défend les nouvelles lois restreignant les manifestations comme étant absolument nécessaires, étant donné la nature nihiliste et violente de l’opposition, qui bat régulièrement des députés et autres personnes.
  • 23 janvier : Libération et Daniel Schneidermann dans Rue89 reconnaissent eux aussi que l’extrême-droite s’incruste dans les manifestations.

L’économiste américain Lyndon LaRouche a fait remarquer que si Israël souhaitait aider la communauté juive de Kiev, elle devrait insister pour que la presse occidentale cesse de censurer la nature véritable de l’opposition au gouvernement ukrainien, car c’est cette censure même qui est à l’origine du danger.

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