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Les occidentaux ont trahi leur promesse de 1990 de ne pas élargir l’OTAN

La rédaction
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Deux semaines avant que la crise ukrainienne n’entre dans sa phase aiguë, le secrétaire-général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen avait critiqué vivement la « rhétorique belliqueuse » de la Russie, pour le simple fait d’affirmer que le bouclier anti-missile (BAM) actuellement en phase de déploiement en Europe pouvait un jour être retourné contre elle. La Russie a en effet demandé avec insistance des garanties écrites sur cette question, ce que refusent de fournir les dirigeants occidentaux actuels, de même que l’Otan.

Comme le rapportait début février le quotidien américain Stars and Stripes :

Rasmussen a dit que la rhétorique de plus en plus belliqueuse venant de Russie entrave les chances d’une coopération plus étroite entre l’Alliance et son ennemi de la Guerre froide. (...) ’’Nous devons nous garder de nous menacer l’un l’autre’’, a dit le chef de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen lors de la Conférence de Munich sur la Sécurité. Rasmussen a grondé la Russie sur plusieurs questions, tel le développement récent de missiles balistiques dans l’ouest du pays. Rasmussen a également tancé la Russie pour avoir décrit les plans du système de défense de l’OTAN comme un système ’’offensif’’, alors que l’OTAN affirme que sa conception est défensive. La Russie s’est depuis longtemps plainte à propos des plans de défense antimissile, mis de l’avant par les États-Unis, qu’elle considère comme une menace à ses propres missiles.

Le déploiement de troupes de l’Otan en nombre de plus en plus croissant et toujours plus près des frontières russes, comme en Pologne ces jours-ci, de même que le refus d’exclure explicitement toute adhésion de l’Ukraine à l’Otan, ne sont pas de nature, dans le cadre de la crise actuelle, à rassurer la Russie sur les véritables intentions des dirigeants des Etats-Unis et de leurs alliés.

Plusieurs observateurs ont rappelés que ces mêmes pays s’étaient engagés, dans le cadre des négociations 2+4 en 1990 autour de la réunification de l’Allemagne, à ce que l’alliance ne s’élargisse pas davantage vers l’Est si la Russie consentait à l’idée qu’une Allemagne réunifiée fasse partie de l’Otan.

Il ne fait aucun doute que l’adhésion de la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, les pays Baltes et plusieurs autres à l’Otan depuis 1999 ne respecte pas la promesse faite à la Russie.

Or, c’est bien ici que le bât blesse. Car les responsables politiques occidentaux qui ont été impliqués dans les négociations sur la réunification allemande affirment aujourd’hui à l’envie qu’aucune promesse n’avait été faite à la Russie sur le non-élargissement de l’Otan vers l’est. Et de défier toute personne de trouver quelque trace écrite que ce soit dans le traité sur la réunification allemande de 1990 ou dans tout autre document officiel.

Pour clarifier la situation, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié, le 26 novembre 2009, le résultat d’une enquête approfondie des documents officiels (dont la correspondance officielle), ainsi que des entretiens avec les ministres des Affaires étrangères allemands, américain, britannique et soviétique de l’époque. L’hebdomadaire a conclu que s’il n’existait effectivement pas de preuves écrites dans les traités en tant que tels, la correspondance et les discours publics de l’époque montraient clairement que les responsables occidentaux s’étaient engagés à ne pas élargir l’Otan au-delà de l’Allemagne réunifiée. Spiegel rapporte :

Après avoir parlé à beaucoup de ceux qui ont été impliqués et après avoir examiné en détail des documents britanniques et allemands qui étaient alors confidentiels, Spiegel a conclu qu’il n’y avait aucun doute que l’Occident a tout fait pour donner aux Soviétiques l’impression que l’adhésion à l’Otan était exclue pour des pays comme la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque.

Il est évident, à la lumière de cet épisode, que la tentative actuelle de blâmer la Russie pour son manque de confiance en l’absence de toute garantie écrite et explicite sur l’avenir de l’Otan et sa présence en Ukraine, en Géorgie et en Moldavie relève de la plus grande arrogance. Il est de la plus haute importance que les dirigeants occidentaux mettent fin à leur hypocrisie criminelle et s’engagent activement à désamorcer le conflit, avant qu’il ne dégénère en nouvelle guerre mondiale.

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