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Premières oppositions à la politique hyperinflationniste de Bernanke

La rédaction
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Suite à la publication le 20 février des délibérations (minutes) de la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, le Wall Street Journal a publié un article intitulé « Fed Split Over How Long To Keep Cash Spigot Open » (La Fed divisée sur la durée de l’ouverture du robinet des liquidités), où il rapporte les inquiétudes croissantes concernant le retour des bulles spéculatives.

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Graphique comparant la bulle des obligations de 2008 à celle d’aujourd’hui, avec le titre "Deux fois le même problème"
Crédit : Wall Street Journal

Le WSJ décrit l’émergence de ces nouvelles bulles comme suit : « Sur les marchés financiers on s’inquiète : les banques et investisseurs détiennent des dettes plus risquées ; les entreprises émettent des quantités records d’obligations pourries ; des parties exotiques des marchés d’obligations hypothécaires et de prêts aux entreprises grandissent. »

Le WSJ cite ensuite le président de la Réserve fédérale de Dallas Richard Fisher, un opposant de longue date à la politique de planche à billet de Bernanke. Fischer, à propos de la nouvelle bulle, a déclaré : « On ne s’assoit pas deux fois sur le même poêle brûlant. » Le tout est accompagné de graphiques parlants, comparant l’épisode actuel à la situation précédant l’éclatement de la bulle en 2007...

Le reste de l’article porte sur les travaux du « comité anti-bulle » formé dès l’arrivée de Bernanke à la tête de la Fed en 2006, dont la tâche est de traquer les bulles avant qu’elles n’éclatent. Le problème est qu’il leur a donné comme instruction d’identifier les effets et non la cause, en l’occurrence sa propre politique hyperinflationniste !

Un examen plus attentif des délibérations de la Fed du 29 janvier montre cependant un malaise certain à l’intérieur de ses propres rangs concernant l’effet piège guettant l’institution, en particulier au moment où elle cherchera à mettre fin à sa politique d’assouplissement quantitatif. « Beaucoup de participants ont exprimé leurs préoccupations concernant les coûts et risques potentiels liés à des achats supplémentaires d’actifs », peut-on lire dans le procès-verbal.

L’exercice risque de devenir « compliqué », déclarent la présidente de la Réserve fédérale de Kansas City Esther George et certains autres participants à la réunion.

Pour survivre, la Fed devra à un moment donné se délaisser de quelque 4000 milliards d’actifs accumulés, risquant de noyer les marchés et de provoquer une baisse de la valeur des obligations adossées à des hypothèques ainsi que des bons du trésors. Avec des hausses brutales des taux d’intérêt sur les nouvelles émissions de bons du Trésor à la clé. Selon le procès-verbal, la Fed « s’expose à des pertes de capitaux significatives lorsque ses positions seront soldées ».

Nous entrons ainsi dans une période charnière, non seulement à cause de l’émergence de nouvelles bulles, un retour à la case départ en quelque sorte par rapport à 2007-2008, mais bien pire en raison des déficits publics déjà plombés par les renflouements bancaires, l’absence de toute croissance économique réelle et la souffrance des peuples soumis à une austérité comparable à celle des années trente.

La seule alternative crédible : un Glass-Steagall global et du crédit productif public capable de financer une politique de la relance par des grands travaux.

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