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Une zone d’exclusion aérienne le long de la frontière turco-syrienne serait un « acte de guerre » !

La rédaction
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Lors d’une entrevue avec un journal local le 13 octobre, l’ancien secrétaire à la Défense américain Robert Gates a dénoncé la volonté de l’administration Obama de créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie (le long de la frontière turque) comme constituant un « acte de guerre », et a prévenu également que la fourniture d’armes à l’opposition syrienne pourrait faciliter l’armement d’Al Qaïda.

« Je désire seulement rappeler que des zones d’exclusion aérienne commencent avec un acte de guerre. Cela commence avec une attaque aérienne sur un pays, puis vous croisez les doigts pour qu’ils ne réagissent pas et que vous ne vous retrouviez pas dans une troisième guerre en 11 ans au Moyen-Orient », a expliqué Gates. Il a également décrit Al Qaïda comme faisant partie de l’opposition syrienne, précisant « que ce n’était pas qu’une question de rhétorique, la vérité étant que nous ne savons pas, c’est le moins qu’on puisse dire, si l’administration Obama sait ce qu’elle fait ». Il a ajouté que les « Etats-Unis devaient travailler avec les Turcs (…) proches alliés de l’OTAN » pour trouver une solution sans avoir recours à la guerre.

Les propos de Gates surviennent à un moment ou un expert du renseignement américain consulté par nos collègues d’EIR prévient que la Turquie est très tentée par l’idée de créer une zone-tampon le long de sa frontière, en territoire syrien, afin de faciliter les déplacements de l’Armée syrienne libre. Les Turques estiment, selon cet expert, que les autorités syriennes ne souhaitent pas se laisser entraîner dans une guerre avec la Turquie le long de sa frontière, au moment même où elles sont aux prises avec une insurrection armée, et que par conséquent elles n’opposeraient aucune résistance à la mise en place d’une telle zone-tampon.

Ce type de calculs, a-t-il rappelé, peut toujours avoir des conséquences imprévues. En cas de complications, il y a de fortes chances pour que l’OTAN se voit entraînée dans le conflit, surtout si on tient compte du fait que plusieurs gouvernements européens verraient d’un très bon œil l’implication de l’OTAN, croyant que ceci permettrait de renverser le gouvernement d’Assad plus rapidement qu’avec l’actuel plan de soutien aux forces armées de l’opposition.

La très forte opposition, aux Etats-Unis, de la part de la direction de l’état-major de l’armée, en particulier celle du général Dempsey, continue toutefois à se faire sentir. Elle ne peut cependant tenir que si une opposition politique s’étend rapidement, en rappelant particulièrement au Président Obama qu’une intervention militaire en Syrie sans l’autorisation préalable du Congrès constituerait de facto un crime passible de destitution immédiate.

Tout ceci confirme les suspicions selon lesquelles les tirs déclenchés sur la Turquie le 3 octobre dernier auraient été l’oeuvre de l’opposition syrienne elle-même, et non pas du gouvernement Assad. L’Armée syrienne libre serait en effet sans conteste la première à bénéficier d’une implication de l’OTAN, dont la Turquie est membre, dans le conflit.

Confirmant également le rôle d’agences étrangères dans le conflit syrien est le fait que le quotidien arabe Al Alam a rapporté que les troupes du gouvernement syrien ont tué un officier saoudien dans la province d’Idlib, à 73 km au sud d’Aleppe. Selon l’agence russe Ria Novosti, l’officier en question, Mohammad Salen al-Harbi, a été tué lors de durs combats samedi le 13 octobre.

Il est par conséquent plus que jamais urgent de mettre fin aux fournitures en armes et en hommes par l’Arabie saoudite et le Qatar (à travers la Turquie) à l’opposition syrienne avant que ce conflit ne se transforme en guerre régionale ou internationale ouverte.

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