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Avec un train sans roues : Lyon – Saint Etienne en 12 minutes !

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Alors que nos banques persistent à ne vouloir financer que « ce qui marche déjà » et surtout ce qui est « de nature à engendrer des flux monétaires » susceptibles de servir de sous-jacent pour faire gonfler des nouvelles bulles financières, la France dispose encore de jeunes talents capables, non pas de rêver, mais de penser le futur.

Ainsi, en 2008, une vingtaine de futurs ingénieurs de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat (ENTPE) [1] a planché sur la création d’un métro du XXIe siècle : une ligne capable de relier Lyon à st Etienne en 12 minutes !

Leur projet, baptisé LY-SET-TE (pour Lyon Saint Etienne Transport Express), a pris comme modèle le Swissmetro, un projet d’une liaison ultrarapide entre Genève et Lausanne, élaboré depuis 1996 avec l’appui du gouvernement suisse par le biais du financement de la recherche correspondante dans les Ecoles polytechniques de Lausanne et Zürich, ainsi que de celui d’environ 80 industries suisses, allemandes et autrichiennes.

Un tunnel sous vide partiel

Les ingénieurs de Swissmetro ont mis au point un véhicule capable de transporter des passagers sous terre, entre les principales villes suisses, à une vitesse maximale d’environ 400 km/h !

Afin de satisfaire les contraintes d’entretien minimum, le véhicule, de 200 à 800 passagers, « doit se déplacer sans contact mécanique grâce à une sustentation magnétique et à un moteur linéaire ». Ainsi, la consommation d’énergie est fortement diminuée, grâce à une résistance d’air réduite et, comme c’est le cas pour un aérotrain évoluant sur coussin d’air, à l’absence du contact roue-rail et de la friction qui en résulte. En clair, le véhicule se déplace dans un tunnel dépressurisé.

Les élèves ingénieurs de l’ ENTPE ont donc étudié la transposition possible de ce projet dans la configuration Lyon/Saint Etienne. Une première phase du travail a consisté à effectuer un diagnostic du territoire. Il s’agissait d’étudier le relief, la composition géologique, sans oublier les aspects socioéconomiques et la prise en compte de l’impact sur l’environnement (faune, flore, changements d’écosystèmes...).

L’autre phase était celle de l’infrastructure. Pour les questions de sécurité, les élèves ont bénéficié des travaux déjà réalisés par les ingénieurs et instituts de recherche suisses (mesures en cas d’accident, organisation technique, etc...).

Lysette en chiffres

Le projet étudié par les élèves de l’ENTPE avait le mérite de lancer le débat au niveau adéquat, c’est-à-dire celui des sauts technologiques à franchir. Dans le contexte actuel d’augmentation du prix du pétrole et de remise en cause des schémas traditionnels en matière de transport, n’y a t’il pas la place pour s’ouvrir à des visions différentes, comme celles que n’hésitent pas à étudier nos voisins suisses et allemands ?

Selon les chiffres donnés par les étudiants, un projet de l’ordre de Lysette aurait un coût total de 2 milliards d’euros [2], guère plus que le tracé autoroutier qui a beaucoup plus d’impact environnemental (1,8 milliards). Il permettrait de transporter en 11 minutes (+ les opérations d’ embarquement) 2400 passagers par heure et nécessiterait la création de deux tubes de 54 kilomètres de long et 5 mètres de large, ainsi que huit puits d’ aération entre les gares de la Part Dieu et de Saint Etienne Chateaucreux.


[1L’ ENTPE (Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat) est un établissement public à caractère scientifique décentralisé à Vaulx-en-velin depuis 1975. Cette école, qui forme la fine fleur des futurs ingénieurs, dispose de trois départements d’enseignement et de recherche : « Ville et environnement », « Transport » et « Génie civil ».

[2A titre de comparaison, le trader de la Société Générale Jérôme Kerviel aurait été responsable d’une perte de 4 milliards d’euros. Le coût du tunnel Lyon/Turin, large de 10 mètres pour 53 km de long, serait de 7,6 milliards d’Euros.

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