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En Allemagne, certains osent proposer de « nationaliser » la Deutsche Bank

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La probable banqueroute du géant bancaire allemand Deutsche Bank continue à donner des cauchemars aux principaux responsables politiques et économiques de la zone transatlantique. La plupart des experts et des décideurs sont totalement tétanisés par l’ampleur du problème.

Ils ne sont, pour l’heure, que quelques-uns à oser penser l’impensable. C’est le cas de Martin Hellwig, de l’Institut Max Planck à Bonn, qui, dans un entretien au principal quotidien financier d’outre-Rhin, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, au moment de la panique généralisée..., a lancé : il faut

nationaliser Deutsche Bank dans l’urgence ! La crise qu’elle traverse est bien pire que celle de 2008.

La proposition de Martin Hellwig, dans un pays où les nationalisations n’ont jamais été proposées, pas même au plus fort de l’implosion de 2007-2009, révèle que l’heure de vérité approche pour la Deutsche Bank : se redresser ou faire faillite. Dans une étude comparative du 30 juin, portant sur les menaces à la stabilité financière mondiale que représentent les banques mondiales importantes du point de vue systémique (G-SIB), le FMI estime que « Deutsche Bank apparaît comme le plus important contributeur net en termes de risques systémiques, suivie par HSBC et Crédit suisse ». La faillite de Deutsche Bank et ses répercussions pourraient non seulement provoquer l’effondrement de l’économie transatlantique, mais aussi, dans le contexte de graves tensions stratégiques actuelles, conduire à une nouvelle guerre mondiale.

Il y a quelques semaines, Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l’Institut Schiller avait lancé un appel pour un plan de « sauvetage » de Deutsche Bank. Une mise en redressement financier devrait séparer les parties saines de la banque pouvant être sauvées, des branches pourries devant être mises en faillite. La banque pourrait être ensuite recapitalisée, ont proposé Helga LaRouche et son mari, l’économiste américain Lyndon LaRouche, à condition qu’elle reprenne l’ambition de son ancien PDG, Alfred Herhaussen, assassiné en novembre 1989, d’en faire une banque investissant dans les activités productives.

Pour Hellwig en effet, la crise de la Deutsche Bank remonte à avant 2008. « Les banques d’affaires avaient sucé la moelle de Deutsche Bank » pendant plus d’une décennie, a-t-il déclaré au FAZ. Elle doit être nationalisée car toute tentative de « la recouvrer », via un bail-in (renflouement interne par les actionnaires, les créanciers obligataires et des déposants) propagerait ce risque à l’ensemble du système bancaire. Il en serait de même pour BNP Paribas, note Hellwig. À la question de savoir si Deutsche Bank avait un plan pour empêcher la faillite, Hellwig a répondu que la banque n’avait rien d’autre en stock, en termes de projets, que la spéculation, les fusions et acquisitions, et le trading d’initiés...

Finalement, lorsqu’on lui demanda si lui-même accepterait de donner un coup de main et de diriger une Deutsche Bank nationalisée, Hellwig répondit qu’il n’était pas l’homme de l’emploi, car il doit toujours prendre le temps de la réflexion avant de décider et que pour Deutsche Bank, on n’a plus le temps.

C’est le quatrième dimanche consécutif que le FAZ consacre un article aux graves risques que l’état des banques fait peser sur le système financier transatlantique. Le 25 juillet, l’autre grand quotidien financier allemand Handelsblatt s’intéressait à son tour au retour en grâce, au sein de deux principaux partis politiques américains et ailleurs, de l’idée de rétablir le Glass Steagall Act de la période rooseveltienne, c’est-à-dire la séparation stricte entre banques qui spéculent sur les marchés (banques d’investissement) et banques utiles à la collectivité (banques de dépôt et de crédit à l’économie et aux particuliers).

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