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Naufrage des migrants : la responsabilité d’Obama

La rédaction
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Voici un résumé de l’enquête menée par une équipe de journalistes de l’Executive Intelligence Review (EIR), magazine fondé par l’économiste américain Lyndon LaRouche.

Les preuves existent : alors qu’aujourd’hui Barack Obama, d’un air distant et extérieur, se livre à des commentaires sur les centaines de migrants qui viennent de faire naufrage en Méditerranée, c’est bien lui qui en porte une immense responsabilité. Et ceci alors que les médias pointent leur doigt moralisateur en direction de l’Europe.

Car ce sont bien les djihadistes libyens, mis au pouvoir suite à la campagne de « changement de régime » décrétée par Londres et Washington en 2011, qui organisent aujourd’hui le trafic de migrants clandestins en destination de l’Europe et transforment chaque jour un peu plus la Méditerranée en un immense cimetière.

La mise à mort de Kadhafi, que la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton commentait avec un cynique « nous sommes venus, nous avons vu, et il mourut », a transformé l’ancien État libyen en couveuse pour le terrorisme au Maghreb, au Sahel et même en Syrie.

Le Président turc Erdogan, autre allié de circonstance d’Obama, a organisé l’envoi des djihadistes armées de la Libye vers la Syrie et ensuite, avec l’expansion de l’État islamique, vers l’Irak. Des centaines de milliers de réfugiés de ces pays en guerre, cherchant à fuir la barbarie, se retrouvent aujourd’hui à la merci de djihadistes au pouvoir à Tripoli.

Certes, l’Europe doit s’interroger sur sa responsabilité et ce qu’elle fera pour accueillir le mieux possible un nombre croissant de victimes des guerres d’Obama et de Cameron. Mais on commencera à rendre justice à ce grand prix Nobel qui occupe la Maison Blanche le jour où on lui indiquera la porte de sortie.

Un peu d’histoire

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Qui n’a pas été frappé d’horreur le weekend du 18-19 avril, en découvrant que 700 à 900 migrants avaient perdu la vie dans les eaux territoriales libyennes lors du plus grand naufrage des temps modernes. Depuis début 2014, rapporte le Los Angeles Times, c’est quelques 4400 migrants qui sont morts lors des traversées et en 2015, bien avant ce dernier weekend dramatique, leur nombre s’élevait déjà à plus de 900. Sur 200 000 migrants, 20 000 se sont noyés, affirment certains.

Ces gens ne sont pas morts par hasard. Soyons précis. En 2011, c’est Obama et Cameron, afin d’empêcher « un désastre humanitaire » à Benghazi, qui font voter la résolution 1973 aux Nations unies. Ils mènent le Conseil de sécurité de l’ONU en bateau en affirmant qu’il n’existe aucun plan en vue d’un « changement de régime ». Les bombardements de la capitale libyenne feront rapidement regretter à la Russie et la Chine de s’être abstenu.

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Pour des raisons qui pourraient avoir un rapport avec le financement de sa campagne présidentielle, le Président Sarkozy ouvre le bal. Et il n’informe ses partenaires européens qu’une fois les frappes aériennes commencées par la France.

Les renseignements américains, français et britanniques organisent alors la traque du dictateur libyen. Attrapé vivant, Mouammar Kadhafi est liquidé au plus vite et l’OTAN, la France, les États-Unis et les insurgés se félicitent de la part qu’ils ont jouée dans cette mort.

Obama et Cameron, avec l’aide des wahhabites saoudiens et qataris mettent alors en scelle le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) qui organisera le transfert d’armes de la Libye vers la Syrie, notamment au profit d’Al Nusra et de l’État islamique (EI).

Force est donc de constater que, lorsque la coalition « sauvait » la ville de Benghazi de l’offensive des troupes de Kadhafi en 2011, elle venait en réalité au secours de forces qui avaient envoyé plus de combattants djihadistes combattre les États-Unis en Irak que n’importe quelle autre région depuis 2003…

À l’heure actuelle, l’administration Obama répète sa folie criminelle. En soutien à son allié saoudien, les États-Unis se démènent au Yémen pour sauver Al Qaïda de l’offensive des Houthis, un mouvement qui était au point de lui infliger une défaite majeure. Grâce aux bombardements saoudiens, Al Qaïda pourra continuer à étendre ses opérations meurtrières dans la région. S’agit-il là du véritable but de la politique d’Obama ?

Le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) de Mohammed Belhaj, appuyé par les Frères Musulmans, Al Qaïda et Obama, s’est coalisé avec d’autres milices dans une Libye livrée au chaos, tuant des citoyens américains au Consulat de Benghazi en 2012, créant des camps d’entraînement dans le sud et l’est du pays et exportant des armes vers la Syrie et l’Irak.

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Après l’élection, en 2014, d’un gouvernement représentatif, le GICL et les Frères musulmans se sont emparés de Tripoli, forçant le gouvernement élu à fuir la capitale et s’installer à Tobrouk sur la frontière avec l’Égypte. Et à Tripoli, le « maire », al-Harati, n’est rien d’autre que l’ancien chef d’une troupe de 600 djihadistes en Syrie.

Ce qui n’empêche pas Washington d’exiger que le gouvernement de Tobrouk ouvre au plus vite des négociations avec les meurtriers de Tripoli pour former un gouvernement d’union. De plus, ce sont les mêmes barbares djihadistes qui organisent aujourd’hui le racket des migrants clandestins.

L’analyse, publiée le 20 avril par Gian Micalessin, le correspondant de guerre du quotidien italien Il Giornale, identifie clairement le gouvernement de Tripoli comme l’organisateur de ce racket.

Depuis août, après la décomposition du GICL, c’est Fajr Libya (l’Aube libyenne) qui a pris les rênes du pouvoir à Tripoli. Et c’est lui, affirme Micalessin, qui tire désormais les profits financiers du racket des clandestins pour financer sa propre guerre contre le gouvernement élu installé à Tobrouk.

Les plages de Homs, de Garabouli, Sabratha et de Zuwara sont les principaux points de départ des clandestins. Or, toutes ces villes sont aux mains des autorités de Tripoli, mises en place par la coalition de brigades de l’Aube libyenne.

L’Aube libyenne est dominée par les Frères Musulmans et par d’anciens membres du GICL. Elle fait partie d’une branche d’Al-Qaïda dirigée par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Fajr Libya s’est également alliée à des groupes armés islamistes comme al-Jammaa al-Libiya, al-Moukatila ou Ansar al-Charia pour envahir la Libye.

Au pouvoir à Tripoli, l’Aube libyenne entretient une « relation intense » avec les milices djihadistes qui organisent les trafics de clandestins sur les frontières avec le Soudan, le Tchad et le Niger.

Depuis août, les milices du Sud ont obtenu le feu vert de Tripoli pour envoyer des milliers d’êtres humains à travers le désert vers la cote pour embarquer vers l’Europe. Au sud, les trafiquants de clandestins touchent 800 dollars par migrant. Ceux du nord empochent environ 1500 dollars par tête. On calcule ainsi que le navire qui a coulé le 19 avril, a pu rapporter environ 900 000 dollars, affirme Micalessin. Une somme colossale partagée entre les trafiquants du sud et la direction de l’Aube libyenne aux commandes à Tripoli.

Le journaliste affirme que cette coalition n’a pas seulement le soutien du Qatar et de la Turquie mais également d’Ansar al-Sharia, une autre mouvance terroriste « très proche de l’État islamique ». Ansar al-Sharia est le groupe terroriste qui fut au cœur de l’attaque contre le consulat de Benghazi, et qui a coûté la vie à l’Ambassadeur américain Chris Stevens ainsi qu’à trois autres Américains le 11 septembre 2012, jour anniversaire des attentats du 11 septembre.

Le naufrage de l’Europe

La réunion d’urgence de l’Union européenne sur la question des migrants a repris à son compte la demande d’Obama pour que Tripoli et Tobrouk négocient en vue de former un gouvernement stable en Libye, et ceci alors que tous les gouvernements de l’UE connaissent parfaitement bien le véritable caractère terroriste du gang de Tripoli.

Incapable de présenter un plan pour sauver les migrants ou pour traiter les causes du problème, ce sommet est pire qu’un échec, une honte. Au lieu de débloquer les moyens pour remettre sur pied le programme italien « Mare Nostrum », qui a sauvé plus de 100 000 migrants entre octobre 2013 et novembre 2014, l’UE a décidé de tripler le budget de la mission « Triton », c’est-à-dire une simple mission d’observation dans les eaux territoriales des pays européens.

L’UE refuse également toute modification des lois existantes sur l’immigration. Ces lois empêchent que les migrants puissent s’installer ailleurs que dans leur pays d’arrivée. Ceci place toute la charge sur l’Italie, destination principale des navires, sur l’Espagne et sur la Grèce et Malte, deux pays en faillite. Les pays membres de l’UE accueilleront des migrants, mais uniquement « sur une base volontaire ». Sinon, les pays membres de l’UE renverront « les migrants économiques clandestins vers leur pays d’origine ou de transit », affirme le communiqué final du sommet.

Le Premier ministre britannique David Cameron, comble d’hypocrisie, a offert des navires britanniques supplémentaires pour l’opération Triton. À une condition… que les migrants qui seront sauvés ne soient pas envoyés en Angleterre !

Déclaration de Jacques Cheminade : Migrants, c’est l’Europe qui fait naufrage.

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