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New York : Requiem de Mozart et combat politique pour commémorer les victimes du 11 septembre

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Le Requiem de Mozart joué à Brooklyn par la chorale de l’Institut Schiller.
Crédit : Schiller Institute

C’est avec le Requiem de Mozart que l’Institut Schiller (IS) a choisi de commémorer les victimes du 11 septembre 2001. Il s’agissait d’élever le souvenir de ce jour tragique au niveau d’un « mémorial vivant » grâce à l’art classique, afin de transcender par la beauté la peur et la tentation de vengeance.

Les 9, 10 et 11 septembre, accompagnée d’un grand orchestre, la chorale de New York de l’IS a donc présenté le Requiem de Mozart dans le Bronx, à Manhattan et Brooklyn, sous l’égide de la Fondation pour la renaissance de la culture classique. Un quatrième concert a eu lieu le 12 septembre à Morristown (New Jersey), ville qui fut lourdement endeuillée par les attentats. Près de 4000 personnes ont assistés à la série.

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A l’église Saint-Barthélemy de Manhattan.

L’invitation aux concerts en précisait l’esprit :

En ce mois de septembre, peu avant l’ouverture des Nations unies, que tous ceux qui honnissent la violence et la guerre mettent de côté leurs différences et se rassemblent pour affirmer solennellement la part d’humanité que nous partageons tous. Que par la musique, Wolfgang Amadeus Mozart parle à nos cœurs et à ce que Abraham Lincoln appelait les ’meilleurs anges de notre nature’.

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Des centaines de personnes font la queue pour entrer dans l’église de Manhattan.
Crédit : Schiller Institute

L’invitation reprenait l’image du « Mémorial en forme de larme », une sculpture de 30 mètres de haut érigée à Bayonne, dans le New Jersey, face au « Ground Zero » de l’autre côté du fleuve Hudson, offerte par la Russie aux Etats-Unis après les attentats de 2001 et consacrée à « la lutte contre le terrorisme mondial ».

Cette commémoration du 11 septembre est véritablement historique.

Chaque année depuis 2001, la cathédrale de Saint-Joseph à Brooklyn organise une marche depuis l’emplacement des tours jumelles jusqu’à ses portes, traversant le pont de Brooklyn, en l’honneur de ceux qui ont péri et souffert, suivie d’une messe solennelle.

Sur les centaines de pompiers et d’urgentistes ayant donné leur vie pour en sauver d’autres, beaucoup étaient originaires de Brooklyn.

Cette année, l’évêque avait invité l’Institut Schiller à interpréter le Requiem lors de cette messe. L’ensemble de la cérémonie fut retransmis en direct par la télévision du diocèse.

Provoquer un changement de cap de la politique américaine

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Au pupitre : l’ancien ministre de la Justice américain Ramsey Clark. A la table : le sénateur d’Etat Richard Black.
Crédit : Schiller Institute

Ce moment culturel et artistique fut doublé d’une conférence à Manhattan, New York, sur le thème « Assurer la paix mondiale en poursuivant les objectifs communs de l’humanité » avec la participation de nombreux militants politiques et membres de la communauté diplomatique de l’ONU.

La conférence a été ouverte par Dennis Speed, qui a animé les débats de l’après-midi, centrés sur la nécessité de saisir ce tournant historique pour réaliser un changement de cap de la politique étrangère américaine.

Helga Zepp-LaRouche, la fondatrice de l’IS, a ensuite prononcé un réquisitoire contre la géopolitique transatlantique actuelle, avec le chaos et le terrorisme qu’elle a déclenchés au niveau mondial, appelant à y mettre fin une fois pour toutes.

Jeffrey Steinberg, de l’Executive Intelligence Review (EIR), s’est félicité des « miracles » que le mouvement politique de Lyndon LaRouche (LPAC) a réalisés, notamment l’adoption à l’unanimité, par le Sénat d’abord et par la Chambre des Représentants ce vendredi 9 septembre, de la loi JASTA (Justice Against Sponsors of Terrorism Act) [1], après la divulgation en juillet des 28 pages du rapport du Congrès sur le rôle saoudien dans le 11 septembre.

Il a encouragé les participants à faire en sorte que d’autres « miracles » se produisent, dont l’adoption de la loi Glass-Steagall permettant de couper les banques en deux.

L’ancien ministre de la Justice Ramsey Clark a été accueilli par des applaudissements nourris du public. Il a parlé d’un sujet qu’il connaît bien : comment organiser la paix et le dialogue, évoquant au passage le grand espoir né de l’accord de cessez-le-feu en Syrie annoncé moins de 24 heures auparavant.

Le sénateur d’Etat (Virginie) Richard Black a pris le temps de détailler « les dessous de la guerre en Syrie », illustrée par des photos du récent voyage qu’il a effectué en Syrie, afin de réfuter de nombreux mythes et mensonges évoqués pour justifier la guerre, en Syrie et dans toute la région.

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A la conférence de l’Institut Schiller, Bashar al-Jaafari, l’ambassadeur permanent de la Syrie aux Nations unies.
Crédit : Schiller Institute

Ensuite, l’Institut Schiller a donné la parole au Représentant permanent de la Syrie aux Nations unies, l’ambassadeur Bashar al-Jaafari. Après avoir décrit la genèse de la création du wahhabisme au XVIIIe siècle, il a dénoncé virulemment les différentes opérations de déstabilisation menées depuis contre la Syrie.

Un message vidéo du représentant Walter Jones concluait la conférence. Hormis le rôle fondamental qu’il a joué dans la publication des 28 pages et dans l’adoption de JASTA, Jones fut également le rapporteur d’une loi appelant à rétablir le Glass-Steagall. Il a remercié plus spécialement le mouvement de LaRouche pour ses efforts infatigables afin de faire connaître la vérité aux Américains. Il s’est engagé à poursuivre cette lutte à la Chambre.


[1Cette loi doit permettre aux familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001 de poursuivre en justice un certain nombre de hauts responsables saoudiens mentionnés dans les 28 pages récemment déclassifiées, en particulier l’ancien ambassadeur saoudien à Washington, le prince Bandar, un intime de la famille Bush. Bien qu’Obama a fait savoir qu’il n’a pas l’intention de valider cette loi, ce véto présidentiel peut être surmonté si les deux tiers des membres du Congrès s’y opposent, ce qui n’est pas impossible vu le soutien massif pour le texte et la profonde émotion qui agite la société américaine quinze ans après les attentats.

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