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Nicosie – Detroit : deux sœurs jumelles

La rédaction
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Le maire de Detroit a déclaré dimanche ce que toute personne sensée sait déjà : que la faillite de sa ville n’est que la première d’une longue série à venir dans tout le pays.

Nous ne sommes pas la seule ville à connaître la crise que nous subissons actuellement. Il y a plus d’une centaine de métropoles qui ont les mêmes problèmes que nous. Nous sommes peut-être les premiers, nous sommes la plus grande, mais nous ne serons absolument pas la dernière.

En fait, le « modèle de Detroit » pour la liquidation des villes et autres entités administratives américaines (les Etats) est identique dans l’essentiel au « modèle chypriote » pour l’Europe. Detroit et Nicosie devraient être jumelées, comme deux sœurs jumelles sacrifiées pour satisfaire l’appétit vorace des mégabanques et leurs hordes de spéculateurs.

Dans le cas de Chypre, afin de restructurer et assurer le service d’une dette de 15,4 milliards d’euros, 60 % des dépôts ont été spoliés sans aucun scrupule. Le résultat : le chômage a explosé, la santé et l’éducation ont été sauvagement attaquées, etc.

Dans le cas de Detroit, 18 milliards de dollars de dettes ont été « restructurées », en accordant aux banques prédatrices qui ont causé le problème au départ 80 % de la prime de sortie qu’elles exigeaient, alors qu’on ne donnait aux autres détenteurs d’obligations et aux retraités que quelques cents pour un dollar.

Dans les deux cas ce sont les citoyens qui sont blâmés pour la crise, en raison des salaires et des retraites trop élevés qu’ils exigeraient. Ainsi il n’y aurait pas que les méditerranéens qui seraient paresseux, mais également les citoyens du nord des Etats-Unis. Ce ne serait donc plus une question de climat ! Quant au sud des Etats-Unis, jamais il n’a été aussi riche, Houston et Atlanta vibrent au rythme du vieux paradigme du libre-échange (se souvient-on qu’il s’agissait-là de la principale cause de la guerre civile américaine ?), et on en viendrait presque à oublier les bidonvilles du Mississippi et de l’Alabama. Peut-être ceux-ci ne sont-ils pas encore suffisamment compétitifs !

Quand aux traders, actionnaires, directeurs (et détenteurs de stock options) des grandes banques et autres fonds spéculatifs, jamais une classe sociale ne s’est enrichie aussi rapidement (à part peut-être les oligarques russes), en ne produisant rien par surcroît, et n’a été dominée par une idéologie aussi réactionnaire.

Reste aux citoyens sur les deux rives de l’Atlantique à prendre conscience de cette situation et à ne pas tomber dans le piège qui consiste à toujours blâmer la victime pour ses malheurs... et à se mobiliser pour la séparation stricte des banques, comme si leur vie en dépendait. Car tel est bien le cas.

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