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Obama épinglé pour avoir violé la Constitution des Etats-Unis

La rédaction
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La Cour d’appel fédéral du circuit de Columbia (Washington D.C.), dans un verdict de 47 pages rendu le vendredi 25 janvier, a estimé que le Président Obama a outrepassé la loi sur la séparation des pouvoirs définie par Constitution américaine en nommant, le 4 janvier 2012, sans consultation préalable du Sénat, trois responsables du National Labor Relations Board, une agence indépendante du gouvernement fédéral américain chargée de conduire les élections syndicales et d’enquêter sur les pratiques illégales dans le monde du travail.

Avec ce verdict, la Cour a brutalement rappelé à Obama qu’il doit se conformer à l’article II, section II, clause 2 de la Constitution qui stipule, dans la formulation de la Cour, que « le Président ‘avec le conseil et le consentement du Sénat, nommera des ambassadeurs et d’autres officiels ainsi que les consuls et juges de la Cour suprême, et tous les hauts responsables des Etats-Unis’. »

Si la presse banalise l’évènement en le présentant comme un simple bras de fer avec des Républicains s’opposant à des responsables jugés trop favorables aux droits syndicaux, le verdict sonne en réalité comme un avertissement sévère contre une dérive beaucoup plus vaste de l’Exécutif.

En vérité, le verdict marque un tournant. D’ailleurs, le 7 février prochain, la même Cour doit statuer sur la décision du Département de la Justice d’enterrer l’enquête parlementaire sur le rôle de l’Attorney General (ministre de la Justice) Eric Holder dans le scandale « Fast & Furious », une affaire où les services américains, sous couvert de vouloir remonter les filières, ont livré des armes aux cartels de la drogue au Mexique avant que toute l’opération tourne au fiasco généralisé pour les deux pays.

La décision de la Cour condamne implicitement la décision d’Obama, lors de la guerre en Libye, de partir en guerre sans aval préalable du Congrès comme le stipule la Constitution américaine, une violation justifiée ultérieurement avec véhémence par le sénateur démocrate John Kerry, choisi par Obama II pour succéder à Hillary Clinton comme secrétaire d’Etat.

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Vos commentaires

  • Le 26 janvier 2013 à 22:11
    par petite souris

    premier pas vers sa destitution ....
    c’est plutôt une bonne nouvelle
    c’est curieux : silence des médias français qui pourtant ne parlaient hier que du Mexique !

    Répondre à ce message

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