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OSCE/Poutine : en Europe, la paix se donne encore une chance

La rédaction
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Crédit : kremlin.ru

Le président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Didier Burkhalter, qui est également Président de la Confédération helvétique, a présenté au Président russe un programme en quatre points pour résoudre la crise ukrainienne. Lors d’une conférence de presse conjointe avec Vladimir Poutine le 7 mai, Burkhalter a déclaré qu’il « n’y a pas de raison d’avoir un conflit entre l’Est et l’Ouest. »

Les quatre points du plan présenté sont : un cessez-le-feu, le désarmement, le dialogue et des élections. L’OSCE jouerait un rôle de premier plan en tant que médiateur et observateur. Ce plan avait été présenté la veille devant le Conseil de l’Europe à Vienne, avant d’être soumis aux signataires de la convention de Genève.

Après sa conférence de presse avec Poutine, Burkhalter s’est immédiatement envolé pour Bruxelles pour s’entretenir avec le Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy, afin de le rallier à son plan.

Burkhalter a appelé au désarmement de « tous les groupes armés en Ukraine », et suggéré la création d’un fonds de l’OSCE pour financer cet effort. Selon l’agence de presse russe Interfax, la Chancelière allemande Angela Merkel serait prête à soutenir un dialogue avec les Ukrainiens pro-russes. Poutine a appelé de son côté à la convocation d’une table ronde rassemblant toutes les parties impliquées dans le conflit.

Après sa rencontre avec Burkhalter, Van Rompuy a fait une déclaration plutôt équivoque, disant :

J’ai pris note des récentes déclarations du Président Poutine, signalant une volonté de faire baisser les tensions, incluant son appel à la retenue concernant l’organisation d’un référendum en Ukraine orientale, ainsi que sa décision de retirer les troupes russes de la frontière ukrainienne.

Van Rompuy a ensuite fait l’éloge des progrès du gouvernement ukrainien dans la mise en application de la déclaration conjointe de Genève, et pour sa main tendue à tous les secteurs de la société ukrainienne, ce qui est évidemment de la pure fantaisie. Il a toutefois déclaré : « Je réaffirme le soutien de l’Union européenne au travail de l’OSCE en Ukraine, incluant la Mission spéciale d’observation. »

Après avoir rencontré les présidents de la Biélorussie, de l’Arménie, du Tadjikistan et du Kirghizstan dans le cadre des récentes célébrations en l’honneur de la victoire sur le nazisme à Moscou, Poutine est revenu sur ses discussions avec Burkhalter en disant :

Hier, j’ai eu une discussion productive avec le Président de la Confédération suisse Burkhalter, qui dirige également l’OSCE. Nous avons l’intention d’agir dans le cadre de ces accords et nous avons convenu de mesures spécifiques pour activer les efforts de l’OSCE en vue d’apaiser la situation en Ukraine. Cela doit avant tout être accompli en établissant un dialogue direct et sur un pied d’égalité entre les autorités ukrainiennes actuelles et les représentants des régions du sud-est du pays.

L’Allemagne et la France saisissent la balle au bond

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a bien accueilli les dernières initiatives du Président russe qui a demandé aux rebelles de suspendre les référendums sur l’indépendance et annoncé un retrait des troupes russes de la frontière. « J’accueille favorablement le ton constructif utilisé par le Président Poutine après sa rencontre avec le chef de l’OSCE Burkhalter », a déclaré Steinmeier, demandant une application immédiate des mesures discutées à Moscou. « La situation est critique, mais il y a encore de l’espoir pour éviter une nouvelle escalade dans la violence et une perte de contrôle totale en Ukraine orientale, grâce à des moyens diplomatiques. »

Dans une audition devant la Commission des affaires étrangères du Bundestag le 7 mai, Steinmeier a fortement soutenu l’initiative de l’OSCE, comme étant la seule capable de faire baisser les tensions, la seule ayant aussi l’acceptation de Moscou en ce moment critique. On apprenait aussi de source informée que le gouvernement allemand serait préoccupé par le fait que des élections ne puissent pas se tenir dans de larges parties de l’Ukraine en raison des affrontements armés entre groupes pro et anti-russes. Le gouvernement avait évoqué cette question en réponse à un mémorandum qui lui a été présenté par le groupe de réflexion SWP à Berlin.

Quand à la France, les dernières propositions de Vladimir Poutine ont aussi contribué à une chute palpable des tensions. François Hollande et son ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, ont profité des commémorations de la victoire contre le nazisme, le 8 mai, pour réaffirmer leur souhait de voir Vladimir Poutine participer, en Normandie, aux commémorations du débarquement le 6 juin prochain. « On peut avoir des différends avec Vladimir Poutine », a dit François Hollande à France 2, « mais moi, je n’oublie pas et n’oublierai jamais que le peuple russe a donné des millions de vies », lors de la seconde Guerre mondiale. « J’ai dit à Vladimir Poutine que, comme représentant du peuple russe, il est le bienvenu pour ces cérémonies », a-t-il souligné. Quant à Jean Yves Le Drian, il a estimé qu’il était « dans l’ordre des choses » que Vladimir Poutine participe aux célébrations. « Je ne vois pas pourquoi on interdirait au président du peuple russe, qui a laissé 9 millions des siens dans la bataille contre le nazisme », de participer à cette commémoration, a dit le ministre sur RMC-BFMTV.

Pendant qu’en Europe la flamme de la paix se ravivait, aux Etats-Unis, la secrétaire d’Etat américaine chargée de l’Europe et de l’Europe orientale Victoria Nuland devait répondre devant la Chambre des représentants de la politique aventuriste qu’elle mène en Ukraine. Dana Rohrbacher, républicaine de Californie l’a durement questionnée sur cette politique qui porta au pouvoir des néo-nazis, une politique que Franklin Roosevelt aurait dénoncée comme embarquant « l’Amérique sur le cerf-volant britannique ».

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