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Ouverture du Sommet Chine-Afrique (FOCAC) : vers l’autosuffisance alimentaire du continent noir d’ici 2030

La rédaction
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« Le développement est la clé pour résoudre tous les problèmes »

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Les 3 et 4 septembre, à Beijing, le sommet Chine-Afrique réunit les 54 dirigeants et délégués des pays africains sur des politiques de développement mutuel avec la Chine. Jusqu’à mardi, Solidarité et Progrès vous sort de la vallée des paumés, modelée par les médias grand public, pour vous montrer en action la politique « gagnant-gagnant » et les principes de l’économie physique, proposés au monde dans les années 1970 par l’économiste américain Lyndon LaRouche, et que l’on retrouve aujourd’hui dans les politiques des BRICS et dans l’Initiative une ceinture une route de la Chine.

Le premier jour du sommet Chine-Afrique de Beijing au sein du Forum de la coopération sino-africaine (FCSA, en anglais FOCAC) a été marqué par la hauteur du discours, d’une trentaine de minutes, du président chinois Xi Jinping, lors de la cérémonie d’ouverture.

Son intervention était très attendue, notamment sur les moyens par lesquels la coopération sino-africaine pourra passer à un niveau supérieur dans les années à venir. Son discours intervient également au moment où la plupart des médias occidentaux accusent la Chine de « néo-colonialisme », par une politique sournoise d’endettement des pays africains, les mettant sous sa dépendance. Nous y reviendrons ci-dessous et demain.

Aujourd’hui, écoutons les paroles prononcées par le Président Xi Jinping devant les chefs d’Etat africains et les délégations africaines, ainsi que devant les chefs d’entreprises et les observateurs internationaux, dont le Secrétaire général de l’ONU. Ces annonces sont, en elles-mêmes, un contre-pied aux « arguments » de la presse, dont l’arrogance n’aurait pas été mésestimée par Voltaire.

2019-2021 : six piliers pour huit initiatives

Parmi les six piliers sur lesquels les huit nouvelles initiatives proposées par Xi Jinping reposent, quatre retiennent notre attention :

  • 1er pilier, « le bonheur pour tous » : « le bien-être de nos populations doit être le but premier de la coopération sino-africaine »  ;
  • 4ème pilier, « la coopération culturelle doit être renforcée », afin de parvenir à un véritable dialogue des civilisations africaines et chinoises ;
  • 5ème pilier, « la sécurité commune  » : « le nouveau concept de sécurité globale et collaborative que nous proposons doit avoir pour but premier d’apporter des solutions africaines aux problèmes [de sécurité] africains »  ;
  • 6ème pilier, « l’harmonie entre l’Homme et la nature » : « le développement durable doit permettre une lutte efficace et coordonnée contre l’avancée des déserts ».

Les huit initiatives suivantes, proposées par Xi Jinping, ont été adoptées ce lundi par l’ensemble des participants, et seront donc mises en place entre 2019 et 2021 :

1. l’initiative industrielle : l’objectif de l’autosuffisance alimentaire du continent africain d’ici 2030 est fixé ; pour y parvenir, un certain nombre de mesures sont proposées, dont la création d’une Foire économique Chine-Afrique, 50 projets agricoles pilotes afin d’améliorer les rendements, 1 milliard de dollars (860 millions d’euros) d’aide alimentaire d’urgence par le gouvernement chinois, l’envoi de 500 agronomes parmi les plus qualifiés de Chine pour stimuler la formation agricole, des « contrats sociaux-économiques » (entre le gouvernement chinois, les pays d’Afrique concernés et les entreprises chinoises) afin de « mieux prendre en compte les intérêts des travailleurs africains » dans les entreprises chinoises présentes en Afrique, des prêts aux PME à travers un fond spécifique ;

2. l’initiative d’interconnexion des infrastructures africaines, pour « mettre les projets d’infrastructures en accord avec la vision continentale de l’Union africaine » ;

3. l’augmentation des importations africaines en Chine, « notamment des produits qui ne sont pas des ressources naturelles », des produits africains manufacturés, grâce à une régulation douanière en Chine favorable aux produits africains, grâce à 50 projets pilotes de facilitation du commerce africain en Chine ;

4. l’initiative du développement durable : 50 projets de grande ampleur axés sur « la lutte contre la pollution, la désertification, la protection de la faune et de la flore » ;

5. le renforcement des capacités humaines : chaque projet doit avoir un dimension sociale, et l’accent sera mis sur la formation d’une main d’œuvre de haute qualification, grâce à la mise en place de dix grands ateliers de formation, la construction d’un centre de coopération Chine-Afrique sur l’innovation, grâce à 50 000 bourses d’étudiants payées par le gouvernement chinois en 3 ans ;

6. l’initiative Santé : 50 projets d’aides médicales viendront compléter la construction d’hôpitaux, baptisés « hôpitaux de l’amitié », et d’un centre d’information sino-africain de lutte contre les maladies, permettant un échange d’informations, profitable aux deux parties. La formation de médecins spécialistes et le développement de la médecine ambulatoire continueront ;

7. l’initiative Culture : « les Chinois doivent mieux connaître les civilisations africaines », ainsi sera créé un Institut d’études sur l’Afrique. La construction de théâtres, de musées et de festivals de musique ont également été annoncés ;

8. l’initiative Paix et sécurité : un fond Chine-Afrique pour la formation de militaires africains « afin de résoudre les problèmes africains par des solutions africaines », ainsi qu’un Forum sino-africain sur la paix et la sécurité commune, seront créés.

Xi Jinping a conclu ses annonces par la question du financement : 60 milliards de dollars (52 milliards d’euros) seront alloués par la Chine à une partie de ces objectifs d’ici 2021, soit autant que ce que la Chine a investi en Afrique depuis le dernier sommet de Johannesburg en 2015.

Sur ces 52 milliards d’euros (voici un premier argument contre les « experts » de la dette que sont devenus récemment nos journalistes) :

  • 13 milliards seront sous forme de prêts à 0 % et d’aides sans contreparties ;
  • 17 milliards sous forme de prêts à bas taux, « sans aucune conditionnalité » ;
  • 8,6 milliards pour la formation.

Sans politesse excessive mais sans arrogance

En plus de ces annonces, Xi Jinping a rappelé le contexte et la philosophie du sommet sino-africain, et d’abord le fait que les premiers juges de la sincérité de la coopération sino-africaine étaient les peuples africains eux-mêmes.

Il a ensuite souligné que la Chine et l’Afrique partageaient « des passés similaires et des aspirations communes ». Enfin, il a rappelé que tous les pays sont les bienvenus pour aider l’Afrique et les Africains à devenir « maîtres de leur destin », à partir du moment où ils considèrent que « donner sans prendre est la base de toute amitié réelle » et qu’ils adhèrent « au principe des cinq NON » qui définissent la relation sino-africaine [1]. Car « la paix et le développement sont les termes de notre époque ».

La dette sur toutes les lèvres

La semaine dernière et ce week-end, une multitude d’articles sans nuances a fleuri sur l’inquiétude du FMI quant à l’augmentation récente de la dette des pays d’Afrique, à cause des prêts de banques et du gouvernement chinois. Chaque rédaction a vu dans cet avertissement la preuve d’une « mise sous dépendance », voire une « mise sous tutelle déguisée » des pays africains par le gouvernement et les intérêts économiques chinois. La tentative de la presse et des intérêts qu’elle représente est bien de faire capoter le sommet Chine-Afrique et de faire monter en mayonnaise des tensions éparses : c’est la fameuse doctrine du « diviser pour mieux régner » de l’empire financier de la City et de Wall Street, qui - il est vrai - a parfois fonctionné. Il semble, malgré tout, que l’espoir d’une Afrique unie et prospère, espoir nourri de faits probants sur le terrain depuis plusieurs années, ait, cette fois-ci, pris le pas sur ces mensonges médiatiques.

La première (et sûrement la meilleure) réponse à apporter « aux arguments de la presse » est d’abord et avant tout un rire bruyant et contagieux, un « gélio ». [2]

En effet, est-ce bien le FMI qui vient donner des leçons de savoir-vivre aux Chinois ? Les puissances occidentales se draperaient-elles de vertu post-coloniale ? Certes, il faut toujours prendre, non pour argent comptant (sans mauvais jeux de mots), mais aux mots tout pays qui propose une politique gagnant-gagnant, de ne pas être le naïf de service et juger sur les actes. Mais de là à faire la leçon de morale comme le font Christine Lagarde et les chefs d’Etat occidentaux...

Ensuite, la réponse aux « arguments » de la presse est celle, brillante, de Donald Kaberuka, ancien directeur de la Banque africaine de développement, interviewé ce 1er septembre sur RFI. Il explique clairement qu’il y a dette et dette. La crise de la dette africaine des années 80-90, par exemple, se définissait par une augmentation de la dette des pays africains, dans un contexte de croissance économique négative, les prêts n’impulsant pas de surplus de croissance, car mal ciblés. Nous voyons aujourd’hui, au contraire, nous dit-il, une augmentation de la dette des pays d’Afrique en rapport avec une augmentation de la croissance des économies. La raison en est simple : les prêts sont des investissements dans l’infrastructure de base, créant ainsi une plateforme supérieure de développement économique dans laquelle le budget, le commerce, la production... changent d’échelle.

C’est exactement l’argument d’économie politique que ne veulent pas entendre les milieux financiers. C’est celui de M. Cheminade en France et de M. LaRouche aux Etats-Unis, chahutés ou ignorés à maintes reprises par les mêmes médias qui font aujourd’hui du China bashing.


[1Non-ingérence par les projets de développement, non-ingérence dans les affaires intérieures, pas de conditionnalités, pas d’égoïsme dans les financements, non-imposition de sa volonté à l’autre partenaire.

[2Rire en grec.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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