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Panique à bord pour Deutsche Bank et le gouvernement allemand

La rédaction
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Alors que la Deutsche Bank continue à inonder la presse de déclarations rassurantes, d’après les dires du quotidien Die Weltdu 13 août, aussi bien le ministre des Finances Wolfgang Schäuble que le gouvernement allemand, seraient au bord de la crise de nerfs. Sous le titre : « La crainte des puissants face à Deutsche Bank », Die Welt écrit « à Berlin, à chaque rencontre estivale où les hommes d’affaires se retrouvent, le sujet agite la soirée… ». Et le journal précise, en citant une source officielle, que cette agitation n’est pas étrangère au fait que l’énorme portefeuille des produits dérivés de la banque a un statut totalement opaque, comme le Premier ministre italien Matteo Renzi ne manque pas de le rappeler lorsque Schäuble se plaint des banques italiennes.

Vente désespérée du fleuron financier

Révélateur des graves soucis de Deutsche Bank, la vente d’Alex Brown, sa très rentable filière de gestion de patrimoine. Le 16 août, dans les pages du quotidien londonien Daily Express, le gestionnaire de fonds spéculatif Brad Lamensdorf s’interogeait :

Pourquoi vendrait-elle un tel bijou de famille si elle n’était pas en difficulté ?

Cette vente était une tentative plutôt désespérée de faire du bénéfice, ce dont elle n’est plus capable en vendant des actions sur le marché. Le 25 Juillet, quand elle a publié son rapport du deuxième trimestre, la DB a affirmé qu’en vendant Alex Brown & Co, elle s’était approchée des 11% de ce que l’on appelle le niveau « sécuritaire » du capital. Un ratio pour des « actifs pondérés en fonction des risques », dont la valeur n’est pas assez conséquente pour garantir quoi que ce soit. Mais la DB a également déclaré dans ce rapport un profit nul et une énorme baisse de revenu de 20% d’une année sur l’autre. Et le rapport précise que le programme de réduction des coûts déjà sévère du PDG John Cryan devrait être intensifié, signalant que les recettes chutaient au moins aussi vite que les coûts - un mauvais signe.

Autre indicateur de la crise, le débat sur le remaniement au sommet de la banque, qui jusqu’ici se déroulait à huis clos, s’étale désormais dans la presse. L’édition du 16 août du Bild Zeitung, le tabloïde le plus lu du pays, appelait de ses vœux le remplacement du PDG britannique de la banque, John Cryan, par Christian Sewing, le patron de la division gestion financière.

Vers une reprise en main par l’État ?

Quant au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 7 août on pouvait y lire un entretien d’une page entière avec l’économiste Martin Hellwig de l’Institut Max Planck de Bonn, invitant le gouvernement à prendre en main la Deutsche Bank pour « la nettoyer ». Pour Hellwig,

vu de l’extérieur, on a l’impression que depuis vingt ans, ce sont les banquiers d’affaires qui ont pris le contrôle de la banque et lui dictent sa politique

Il s’interroge alors sur l’activité phare d’une banque d’investissement : « Le conseil ? Les émissions et fusions ? Les opérations pour compte propre ? Les paris ? » Ainsi, selon lui, si l’État allemand entrait au capital de la banque et la renflouait avec l’argent public (bail-out), comme ce fut le cas pour Commerzbank en 2008, il devrait « en assurer la gestion, non pas pour la nationaliser, mais pour la nettoyer, puis s’en aller ».

Dans ce contexte, Lyndon LaRouche a estimé qu’une solution à la va-vite ne ferait qu’empirer les choses. Il faudrait restructurer les banques de fond en comble, et recréer un système de crédit capable de générer des prêts à long terme et à faible taux d’intérêt au service de l’économie réelle, en particulier des grands projets de développement économique, dans le contexte de la nouvelle dynamique eurasiatique des BRICS et la Nouvelle route de la soie. Pour effectuer ce changement de cap, l’Allemagne aura besoin d’un nouveau gouvernement compétent, c’est-à-dire libéré de Merkel et Schäuble, qui renonce à faire de l’obstruction et de la propagande et s’engage à coopérer activement avec la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres pays eurasiatiques.

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