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Pied de nez franco-russe à Paris contre les sanctions

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Rencontre entre parlementaires français et le Président de la Douma Sergueï Narychkine
Crédit : Association Dialogue Franco-Russe

François Hollande a perdu ses dents, mais, fort heureusement, l’opposition en France à la stratégie de guerre de l’OTAN contre la Russie a montré les siennes.

Alors qu’Hollande s’apprêtait à suspendre le contrat de vente des Mistrals pour faire plaisir à ses maîtres de l’OTAN, et pire encore, à accepter que l’un des commandements de la nouvelle force d’action rapide pour l’Europe de l’Est soit basé en France, Sergueï Narychkine, président de la Douma, le Parlement russe, faisait un pied de nez aux sanctions en animant le 1er septembre une réunion à Paris, au Dialogue Franco-Russe. [1]

Inscrit sur la liste des personnalités visées par les sanctions de l’Union européenne, M. Narychkine, troisième personnage de l’État russe, a pu entrer légalement dans notre pays en tant qu’invité de l’APCE, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. La France en tant que pays siège d’une organisation internationale est, en effet, obligée d’accepter les déplacements sur son territoire de ses invités.

La Russie semble avoir l’art des attaques surprises et de couper l’herbe sous le pied à ses ennemis. En effet, à quelques jours du sommet de l’OTAN au pays des Galles qui devait encore augmenter la pression contre la Russie, voilà que M. Narychkine a pu s’adresser à la réunion organisée par le Dialogue Franco-Russe, qui a rassemblé à la résidence de l’Ambassadeur de Russie des parlementaires français venant de tous bords, Parti socialiste, UMP, Front National, Debout la République.

Des industriels travaillant avec la Russie comme Christophe de Margerie de Total ou Jean François Cirelli de GDF-Suez étaient aussi présents, ainsi que Jean Pierre Chevènement, sous sa casquette de sénateur, et des proches de la Russie, comme l’économiste Jacques Sapir et Jean Loup Chrétien, astronaute français. Les députés russes Alexei Pouchkov et Léonid Sloutski étaient aussi de la partie.

Christophe de Margerie s’est entretenu avec Télé-Liberté, télévision de ré-information qui a été la seule à avoir fait le déplacement :

On n’a pas encore été beaucoup touché par les sanctions parce que le gaz est resté à l’écart. Mais nous avons un problème de financement qui est quand même plus embêtant car il faut se financer pour le projet de gaz liquéfié et cela veut dire plusieurs milliards à trouver.

Pour Thierry Mariani, co-président du Dialogue Franco-russe et député UMP :

C’était l’occasion de montrer à nos amis russes que, côté français, il y a aussi une autre voix, que la politique prise à l’égard de la Russie ne fait pas l’unanimité chez nous. Un message pour dire qu’en France une bonne partie de l’opinion publique est aussi attachée à l’amitié franco-russe.

Et M. Mariani d’ajouter :

Dans quelques jours, l’Assemblée nationale rentrera et, avec des collègues, on s’apprête à prendre l’initiative d’un débat sur ces questions. On en est à attendre la sortie du journal officiel de l’Union Européenne pour savoir quelles sanctions ont été prises. Le parlement français n’a jamais été consulté. Je pense qu’à un certain moment ce serait bien qu’il y ait un vote des représentants du peuple.

Le 3 septembre, à la veille du sommet de l’OTAN, alors qu’un cessez le feu en Ukraine était déjà en gestation, François Hollande, en pleine crise de ménage provoquée par le livre de Trierweiler, annonçait sa décision de « suspendre » la livraison du premier Mistral jusqu’au mois de novembre, jusqu’à ce que « preuve » soit donnée par la Russie, du retrait de ses troupes en Ukraine et de travailler à un cessez le feu durable.

Cette décision a provoqué un tollé dans le pays parmi les amis de la Russie, mais aussi parmi les entreprises qui investissent dans les deux pays. Car c’est une décision lourde de risques. Un communiqué du Dialogue Franco Russe, qui représente au plus haut niveau, l’alliance franco-russe déclare que

Si la vente était finalement annulée, les relations franco-russes marquées depuis de nombreuses années par un très haut degré de confiance ayant permis des coopérations dans des secteurs sensibles tels que l’aérospatial, l’espace, la défense ou encore les hautes technologies, risqueraient d’être durablement handicapées. Sur le plan politique, la France perdrait alors sa position privilégiée dans le dialogue avec Moscou dont elle a toujours joui par le passé. Sur le plan économique, au delà du coût social et financier que comporterait pour la France l’annulation du contrat, cette décision même provisoire pèse déjà lourdement sur la crédibilité de la France face à ses engagements contractuels internationaux.

Le Dialogue Franco-Russe a appelé les autorités françaises à faire preuve de réalisme et à ne pas faire le jeu de ceux qui bénéficieraient d’éloignement de la France et de la Russie.


[1Créée en 2004 par des personnalités françaises et russes et placée dès sa création sous le patronage personnel de Jacques Chirac et de Vladimir Poutine, l’Association Dialogue Franco-russe a pour mission de contribuer à l’approfondissement des relations stratégiques et du partenariat privilégié entre la France et la Russie en encourageant un dialogue efficace tant au niveau officiel que dans les milieux d’affaires et au sein des sociétés civiles. Elle est présidée depuis 2012 par Thierry Mariani et Vladimir Iakounine.

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