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Fusion thermonucléaire : plaidoyer pour un programme de R&D à marche forcée

La rédaction
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L’heure est venue de faire un grand pas en avant dans notre relation avec la nature, en faisant du développement d’une économie fondée sur la fusion (la maîtrise de la puissance des étoiles) notre principal objectif économique physique à long terme.

Cette citation est tirée de l’introduction d’un rapport spécial du magazine 21st Century Science & Technology, dans lequel l’équipe scientifique du mouvement larouchiste présente la perspective du développement de la fusion comme source d’énergie potentiellement illimitée. De là, l’humanité pourra passer à une économie fondée sur une densité de flux d’énergie supérieure, fondée sur la fusion.

Pourquoi la fusion thermonucléaire ? Une réaction de fusion est environ quatre millions de fois plus énergétique qu’une réaction chimique, comme la combustion du charbon, du pétrole ou du gaz. Alors qu’une centrale à charbon de 1000 MW consomme 2,7 millions de tonnes de charbon par an, une centrale à fusion ne nécessitera que 250 kilos de combustible, la moitié en deutérium et la moitié en tritium.

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Le principal projet international pour maîtriser l’énergie de fusion est ITER, aujourd’hui en construction à Cadarache, en France. ITER est une machine à fusion du type Tokamak, dans laquelle le plasma, chauffé à 150 millions de degrés Celsius, est contenu dans un engin en forme de tore par des champs magnétiques extrêmement forts.

C’est la suite du Joint European Torus, qui en tant que preuve du principe avait produit pour la première fois une pointe de 16 MW d’énergie, ce qui est encore en-dessous du point de rentabilité énergétique (break-even) et du Tore Supra à Cadarache qui détient à ce jour le record de durée de fonctionnement pour un tokamak (6 minutes 30 secondes et plus de 1000 MJ d’énergie injectés puis extraits en 2003).

ITER, qui devrait être opérationnel dès 2020, dépassera ce seuil pour démontrer la faisabilité d’un futur réacteur à fusion commercialisable. Un autre projet prometteur est la machine du Wendelstein 7-X, construite à Greifswald, en Allemagne, un « Stellarator » avec une forme quelque peu différente et plus compliquée que le Tokamak.

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Il existe aussi une autre approche très différente, que l’on appelle le confinement inertiel. Elle utilise des lasers à haute énergie pour faire brûler une petite bille de combustible à fusion. En Europe, le Laser Mégajoule, toujours en cours de construction, devrait pouvoir projeter environ 1,8 MJ d’énergie de laser sur ses cibles, le rendant environ aussi énergétique que son homologue américain, le National Ignition Facility (NIF).

Toutefois, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, la recherche sur la fusion est largement sous-financée, en raison à la fois de réductions budgétaires générales au niveau de la recherche scientifique et du sabotage du progrès technologique pour des raisons « écologistes ». Le financement de la recherche sur la fusion est inférieur à toutes les projections, même inférieur au niveau de financement prévu à partir de 1978 pour les années suivantes, qui était pourtant déjà à l’époque reconnu comme trop faible.

Si le progrès sur l’énergie de fusion a été si lent ces quatre dernières décennies, c’est dû aux décisions politiques, non pas aux impossibilités scientifiques. En 1980, par exemple, le Congrès américain avait adopté une loi (Magnetic Fusion Energy Engineering Act, de McCormack), prévoyant des investissements massifs dans la fusion et la construction d’un prototype de réacteur par confinement magnétique, dès l’an 2000. Cependant, les percées n’ont jamais été réalisées tout simplement parce que le programme n’a jamais été financé.

Ce qu’il faut aujourd’hui est un programme à marche forcée pour développer l’énergie de fusion. ITER doit devenir opérationnel bien plus vite que prévu actuellement, d’autres projets complémentaires doivent être lancés immédiatement et les recherches ailleurs doivent être soutenues, dont les travaux avancés en Chine avec l’Experimental Advanced Superconducting Tokamak (EAST), en Corée du sud avec le Superconducting Tokamak Reactor (K-STAR) et le projet conjoint russo-italien IGNITOR, entre autres.

Il faudrait également accélérer la recherche sur la fusion par laser, de concert avec une approche plus large comprenant des axes de recherche précédemment mis de côté, comme la machine FUSOR.

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