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Pour sauver la paix en Europe : dissoudre l’OTAN et revigorer l’OSCE

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Lors d’une conférence organisée le 16 mai à Paris, Roland Weyl, un militant de longue date pour la paix et premier vice-président de l’Association internationale des juristes démocrates (AIJD) a appelé à la création d’une « Europe sans l’OTAN ».

Il rappela d’abord que l’OTAN, née le 4 avril 1949, fut dès le début une arme de la guerre froide et nullement une réponse à la création du pacte de Varsovie, survenue seulement le 14 mai 1955. Pour lui, l’OTAN opère en contradiction avec l’esprit de la Charte des Nations Unies et n’a plus de toute façon de raison d’être depuis la fin du système soviétique.

L’intégration croissante des instances de décision de l’Alliance avec celles de l’Union européenne ne peut qu’inquiéter. L’action conjointe de l’OTAN et de l’UE en soutien des mouvances nazies en Ukraine pour y faire un coup d’Etat confirme ce danger. Pour changer la donne, « la France ne devrait pas seulement quitter l’OTAN », il faut la dissoudre, a conclu Roland Weyl.

Revigorer l’OSCE

Pour leur part, un ancien observateur de l’OSCE et l’expert de défense Nils Andersson ont rappelé l’historique de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe). Andersson s’est plaint du fait que petit à petit cette organisation tend à céder à l’OTAN et s’éloigne de sa mission historique, fixée lors de la conférence d’Helsinki en 1975.

A l’origine, Helsinki (devenue ensuite l’OSCE) envisageait de traiter trois « corbeilles » de problèmes :

  1. L’inviolabilité des frontières européennes ;
  2. La coopération européenne entre bloc communiste et bloc capitaliste et
  3. Le respect des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales.

Malheureusement, depuis la conférence d’Istanbul de 1999, c’est l’OTAN qui a pris le dessus sur les questions militaires, reléguant les questions économiques au deuxième plan.

Interrogé sur la personne ou la force politique qui fut à l’origine de l’OSCE, Andersson précisa que l’idée initiale d’une conférence entre la Russie et les Etats-Unis pour régler les tensions en Europe était venue du ministre des Affaires étrangères russe, Viatcheslav Molotov (1890-1986). Pendant des décennies, affirma Andersson, la Russie a promu cette idée alors que les Etats-Unis, spécialement lors de la guerre froide, s’y opposèrent avec force. Ceci changea lorsque la Hongrie, à l’époque dans le bloc de l’Est, entra en dialogue avec le Vatican. Finalement, ce fut le pape Paul VI qui convainquit les Etats-Unis de devenir membre de l’OSCE.

On estime à 6000 le nombre de réunions en faveur d’une initiative de la paix, avant que le cardinal diplomate Agostino Cesaroli n’ouvre à Helsinki le 30 juillet 1975 cette conférence historique. 35 chefs d’Etat et de gouvernement de toute l’Europe, les Etats-Unis et le Canada s’y étaient réuni pour signer les accords. Parmi eux, ceux des deux superpuissances, Gerald Ford et Leonid Brejnev, ceux des deux Allemagnes, Helmut Schmidt et Erich Honecker. Schmidt appela à la réunification de l’Allemagne par voie de négociations.

A l’époque, Brejnev souligna qu’à la fin des négociations pour les accords d’Helsinki, il n’y avait

ni vainqueurs, ni vaincus, ni gagnants, ni perdants. C’était la victoire de la raison. Chacun avait gagné : les pays de l’Est et de l’Ouest, les peuples des Etats socialistes et capitalistes, membres d’alliances ou neutres, grands ou petits. Ce fut bénéfique pour tous ceux qui chérissent la paix et la sécurité sur notre planète.

A l’opposée de la folie actuelle du « droit de protéger » (Right to Protect – R2P), politique des néoconservateurs américains adoptée par Obama et l’OTAN, les accords d’Helsinki font résonner l’héritage de la Paix de Westphalie de 1648. Ainsi, la Déclaration sur les principes régissant les relations entre les États participants (aussi connue comme Le Décalogue) a énuméré les 10 points suivants :

  1. Respect des droits inhérents à la souveraineté
  2. Non-recours à la menace ou à l’emploi de la force
  3. Inviolabilité des frontières
  4. Intégrité territoriale des États
  5. Règlement pacifique des différends
  6. Non-intervention dans les affaires intérieures
  7. Respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales
  8. Égalité des droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
  9. Coopération entre les États
  10. Exécution de bonne foi des obligations assumées conformément au droit international

A la lumière de cette tradition, Roland Weyl et d’autres militants pour la paix, et, afin de s’opposer à la poussée euro-anglo-américaine pour des guerres en Ukraine et en Syrie, en appellent à la dissolution de l’OTAN et un retour à l’esprit d’origine de l’OSCE.

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