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Pour son ministre de la Justice, Obama a le droit d’assassiner des citoyens américains

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Le candidat de Barack Obama, John Brennan, son conseiller au contre-terrorisme à l’origine de la scandaleuse politique d’assassinats ciblés par drone, risque de devenir le patron de la CIA, la principale agence de renseignement américaine.

Le 7 février, auditionné par les sénateurs de la commission du renseignement, Brennan, qui coordonne les listes de personnes à abattre afin de permettre à Obama de fixer chaque mardi les cibles, a vigoureusement défendu cette politique tout en admettant qu’on a le droit de la contester. Selon le sénateur Lindsey Graham, plus de 4700 personnes ont été éliminées par drone, la plupart sous le règne d’Obama.

Un rapport publié en septembre 2012 intitulé « Vivre sous les drones », par des chercheurs des universités de Stanford et de New York, constate que seulement 2% des gens abattus sont des dirigeants de mouvements terroristes ! Le ministre de l’Intérieur du Pakistan estime pour sa part que 80% des victimes des attaques par drone sont des civils. La situation est si inquiétante qu’au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, une cellule spéciale a été chargée d’enquêter sur les attaques par drone contre les personnes.

L’aspect le plus troublant pour l’opinion publique américaine, jusqu’ici très favorable à ce type de guerre (sans morts américains), c’est que parmi ces cibles figurent également des citoyens américains. Comme les autres « terroristes », ils sont froidement abattus sans aucune forme de procès, dès l’instant qu’on estime qu’ils représentent une menace « imminente » pour les intérêts américains et qu’il est impossible de les neutraliser autrement. Or, qui décide in fine que ces conditions soient réunies ? D’après la loi, tout citoyen américain n’a-t-il pas droit à un procès honnête ?

Pour y voir clair, le sénateur républicain du Kentucky Rand Paul a demandé au ministre de la Justice (Attorney General) Eric Holder, « si le Président avait le droit d’autoriser l’emploi de la force létale, comme une frappe par drone, contre un citoyen américain sur le territoire américain et sans être jugé au préalable ».

Dans sa lettre de réponse, Holder, tout en évitant soigneusement de définir les fondements juridiques de sa position et en prétendant qu’il s’agit d’une hypothèse fortement improbable, répond sans rougir qu’il « est possible, je suppose, qu’on puisse imaginer des circonstances exceptionnelles où il serait nécessaire et conforme à la Constitution américaine et aux lois en vigueur, que le Président autorise l’emploi de la force militaire létale sur le territoire des Etats-Unis ».

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