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Pourquoi Londres craint le JASTA et la levée du secret défense des 28 pages

La rédaction
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Le bain de sang du 12 juin à Orlando fait considérablement monter la pression sur les pouvoirs publics pour dénoncer les financiers du terrorisme international et du djihadisme.

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Nouvelle Solidarité N°2/2016 - S’abonner.

L’un des principaux instruments disponibles est une loi adoptée le 17 mai à l’unanimité au Sénat américain, autorisant les familles des victimes d’attentats terroristes à intenter des poursuites contre des Etats soutenant et finançant les auteurs.

Bien que la Loi Justice Against Sponsors of Terrorism Act (JASTA) vise en particulier des responsables saoudiens dans les attentats du 11 septembre 2001, on se préoccupe aussi en Grande-Bretagne des possibles répercussions.

Un député britannique conservateur, Tom Tugendhat, a candidement reconnu le danger dans un article publié le 5 juin par le Daily Telegraph, intitulé « Pourquoi la loi américaine autorisant les familles américaines à poursuivre l’Arabie saoudite menace la Grande-Bretagne et ses agences de renseignement ».

Tugendhat, ancien conseiller auprès du chef d’état-major de l’Armée, explique qu’en vertu de la JASTA, le renseignement et le gouvernement britanniques pourraient faire l’objet de poursuites pour leur soutien « passé » à des terroristes ayant opéré depuis Londres, qui lui a valu le sobriquet « Londonistan ».
Des citoyens américains, affirme Tugendhat, pourraient accuser le gouvernement britannique de ne pas avoir lutté contre l’islamisme radical au cours des décennies précédentes.

Certains aux Etats-Unis accusent déjà la Grande-Bretagne d’avoir toléré au cours des années 90 les prêches radicaux au ’Londonistan’, une approche qui a selon eux favorisé l’expansion du terrorisme.

L’auteur prend pour exemple le cas de Richard Reid, le terroriste aux chaussures truffées d’explosifs qui s’est radicalisé à la mosquée de Finsbury Park, sous l’œil bienveillant du MI5 et du MI6.

Une action dans le cadre de la JASTA pourrait obliger le gouvernement du Royaume-Uni à révéler certains renseignements sur l’attentat, sur l’absence d’action gouvernementale et ses raisons. Ou encore, la Grande-Bretagne pourrait se voir forcée de payer des dommages aux familles des victimes.

S’il est vrai que le « Londonistan » a servi de capitale mondiale au terrorisme international, le renseignement britannique est plus préoccupé par une tache bien plus urgente : dissimuler son rôle dans les attaques du 11 septembre 2001.

Or, l’opinion publique américaine réclame plus que jamais que soit levée le secret défense des fameuses 28 pages du rapport d’enquête du Congrès. Ce document met directement en cause l’Arabie, un rôle qui date des accords secrets Al Yamamah conclus en 1985 entre Margaret Thatcher et le Prince Bandar.

Rendre public le contenu des 28 pages restes donc la priorité absolue de tout ceux désirant mettre fin à l’impunité scandaleuse des sponsors du terrorisme.

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