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Pourquoi Van Rompuy a tant de mal à condamner les néo-nazis ukrainiens

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S’exprimant à Munich début février, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, qui au nom de l’UE a exprimé ses encouragements à l’égard de l’opposition ukrainienne (sans condamner la mainmise des néo-nazis sur cette opposition), n’a pas hésité à affirmer que désormais, l’UE était prête à « utiliser la force militaire ».

A peine quelques jours plus tard, Jean Quatremer, le correspondant permanent de Libération à Bruxelles, un vrai insider de la machinerie européenne, a soudainement rappelé au monde le fait troublant que Van Rompuy avait posté sur son site personnel un poème du prêtre flamand pro-nazi Cyriel Verschaeve (1874-1949). Le poème La muette, initialement posté sur son site en juillet 2007 quelques jours avant que le député Van Rompuy devienne président de la Chambre des représentants, date certes de bien avant la dérive fasciste de son auteur.

Cependant, le publier sans avertissement et le garder sur son site jusqu’à ce jour a de quoi inquiéter. Van Rompuy, en privé, n’a jamais caché le fait qu’il se sent proche de la cause des nationalistes (comprenez séparatistes) flamands. De là à présenter un poème de Verschaeve, il y a un gouffre.

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Cyriel Verschaeve (1874-1949)

Il est inimaginable que Van Rompuy ignore que Cyriel Verschaeve était bien plus qu’un simple sympathisant du Troisième Reich avec lequel il collabora. Une fois la Belgique envahie, les Allemands le désignèrent pour présider le « Conseil culturel flamand ». Dès l’été 1941, Verschaeve recruta de jeunes catholiques à la Waffen SS afin de combattre le « bolchévisme satanique ». Il y expliqua notamment à Himmler que, bien qu’il rejette le paganisme nazi, il pense que le nazisme pourrait être complémentaire au message de l’Église...

Après la guerre, condamné à mort par contumace par la justice belge et privé de sa nationalité, Verschaeve finit ses jours en Autriche. En 1973, les ultra-flamingants du Vlaamse Militanten Orde (VMO) envoient un commando en Autriche et ramènent sa dépouille en Belgique pour l’enterrer en terre flamande. Depuis lors, son tombeau est un site de pèlerinage obligé pour tout militant nationaliste flamand. Tout cela, Van Rompuy le sait mieux que quiconque.

La question que pose Jean Quatremer en conclusion ne manque pas de pertinence : « L’Union a-t-elle encore une quelconque légitimité à condamner le premier ministre hongrois Viktor Orban lorsque celui-ci se livre au même exercice avec l’écrivain nazi Jozsef Nyiro ? »

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