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Poutine : l’ancienne politique de l’endiguement de la Russie est encore à l’œuvre aujourd’hui

La rédaction
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Dans l’actuelle crise autour de l’Ukraine, la grande majorité des citoyens occidentaux ignore les véritables enjeux géopolitiques de l’Eurasie. Par conséquent, ils n’imaginent pas que les ambitions des intérêts financiers de Wall Street et de la City puissent déboucher sur un conflit mondial. Ce n’est pas le cas de Vladimir Poutine.

Dans son discours prononcé le 18 mars devant les élus des deux chambres du Parlement russe (Douma et Conseil de la fédération), ainsi que les présidents des régions et des représentants de la société civile, le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a expliqué que les actions occidentales depuis la Révolution orange de 2004 en Ukraine ne visent pas à défendre l’intérêt des Ukrainiens, mais à détruire la Russie en tant que puissance indépendante :

Nous comprenons que ces actions ont visé l’Ukraine, la Russie et l’intégration eurasienne. Pendant tout ce temps, la Russie s’est efforcée de dialoguer avec nos collègues en Occident. Nous proposons constamment de coopérer sur des questions clé ; nous souhaitons renforcer notre niveau de confiance et faire en sorte que nos relations soient sur un pied d’égalité, ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune action réciproque.

Bien au contraire, ils nous ont menti à plusieurs occasions, pris des décisions dans notre dos, nous ont placés devant un fait accompli. C’est ce qui est arrivé avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’une infrastructure militaire [dont le bouclier antimissile de George W. Bush et de Barack Obama, ndlr] à nos frontières. C’est ce qui est arrivé avec les blocages constants dans les négociations sur les questions liées aux visas, les promesses de concurrence non-faussée et d’accès libre aux marchés globaux.

Aujourd’hui on nous menace de sanctions, mais nous avons déjà été soumis à de multiples limitations, dont certaines sont d’une grande importance pour nous, notre économie et notre pays. (…)

En résumé, nous avons toutes les raisons de croire que la célèbre politique de l’endiguement, conduite au XVIIIe, XIXe, et XXe siècles, est encore à l’œuvre aujourd’hui. Ils cherchent constamment à nous pousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous faisons pas dans l’hypocrisie. (…)

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à l’hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter une réalité évidente : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux, qui doivent être pris en compte et respectés.

Sur la question de la Crimée en tant que telle, Poutine a rappelé qu’il était nécessaire de prendre en compte le contexte historique et politique dans son ensemble. Il a expliqué que si Khrouchtchev avait décidé pour ses propres raisons en 1954 de céder la Crimée à l’Ukraine, les habitants de la péninsule n’ont jamais été consultés. Au lendemain de la chute du mur, la décision de Khrouchtchev n’a pas été remise en cause, afin de ne pas embrouiller davantage les relations avec l’Ukraine. Mais étant donné l’hostilité indéniable exprimée par l’actuel gouvernement bandériste à l’égard de la Russie et surtout des Criméens, ces derniers ont maintenant le droit à l’auto-détermination.

Sur la légalité internationale du référendum de dimanche dernier dans la péninsule, Poutine a expliqué que le peuple criméen s’est explicitement référé à la Charte des Nations unies, sur le droit à l’autodétermination des peuples, selon les mêmes critères que ceux évoqués par l’Ukraine lorsqu’elle a fait sécession avec l’Union soviétique.

Dans le cadre de la crise au Kosovo, a-t-il rappelé, un jugement du 22 juillet 2010 de la Cour internationale de l’ONU avait statué qu’ « aucune prohibition générale ne peut être tirée de la pratique du Conseil de sécurité concernant les déclarations d’indépendance » et que le « droit international ne contient aucune prohibition sur les déclarations d’indépendance ». Les Etats-Unis, a-t-il ajouté, avaient eux-mêmes soumis le 17 avril 2009 un argumentaire à la Cour à ce sujet, où ils affirmaient que « les déclarations d’indépendance peuvent – et elle le font souvent –, enfreindre le droit domestique. Cependant, ceci ne fait pas d’elles des violations du droit international. »

Ajoutons que la Présidente argentine Cristina Kirchner a dénoncé la même règle du « deux poids, deux mesures » lors d’une conférence de presse hier à Paris, aux côtés du Président français François Hollande. Kirchner a rappelé que les Britanniques ont défendu le résultat du référendum de 2013 aux îles Malouines, par lequel 98 % des habitants ont souhaité rester rattachés au Royaume-uni, bien que l’archipel soit situé à 14 000 km de celui-ci. Aujourd’hui, ce droit à l’auto-détermination est refusé aux Criméens. Rappelons que l’administration Obama a maintenu dans le cadre de cette consultation aux îles Malouines une position de neutralité, afin de ne pas froisser son allié britannique ni s’aliéner les pays d’Amérique latine, favorables au rattachement des Malouines à l’Argentine.

L’absence d’une telle neutralité dans la crise ukrainienne montre bien que l’administration Obama poursuit, de même que l’oligarchie transatlantique qui le contrôle, une politique d’affrontement à l’égard de la Russie.

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