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Poutine : parler à la Russie d’une position de force est un exercice futile

La rédaction
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Vladimir Poutine le 4 décembre 2014 lors de son discours annuel devant l’Assemblée fédérale de Russie.

Le monde s’approche dangereusement d’une nouvelle guerre mondiale en raison du chicken game (jeu de la « poule mouillée ») joué par l’OTAN, les États-Unis et l’Union européenne vis-à-vis de la Russie. Le danger est tel que la situation a suscité de nombreuses mises en garde en Europe, en dehors des cercles gouvernementaux.

La réponse la plus dramatique, toutefois, a été celle du Président Poutine lui-même le 4 décembre lors de son discours annuel devant l’Assemblée fédérale de Russie formée de la chambre basse, la Douma d’État dont les membres (450) sont élus au suffrage direct, et de la chambre haute, le Conseil de la Fédération, dont les membres (170) sont élus au suffrage indirect. (discours intégral en français).

Poutine a commencé son intervention par un appel vibrant aux Russes à défendre l’existence même de la Russie, comme ils l’avaient fait lors de la Deuxième guerre mondiale contre Hitler. « Personne ne pourra jamais parvenir à une supériorité militaire sur la Russie, » a-t-il prévenu.

Par rapport aux sanctions, Poutine a souligné que même sans la crise en Ukraine, les États-Unis et leurs alliés auraient trouvé un prétexte pour endiguer les capacités croissantes de la Russie.

La politique d’endiguement n’a pas été inventée hier. Elle a été menée contre notre pays depuis de nombreuses années, toujours, depuis des décennies, sinon des siècles. En bref, chaque fois que quelqu’un pense que la Russie est devenue trop forte ou indépendante, ces mesures sont immédiatement déployées contre elle.

Cependant, parler à la Russie d’une position de force est un exercice futile, même quand elle est confrontée à des difficultés internes, comme ce fut le cas dans les années 1990 et au début des années 2000.

Poutine a fait remonter la responsabilité de l’affrontement actuel au soutien des Occidentaux pour les guerres séparatistes en Tchétchénie, lorsqu’on organisait, pour des « meurtriers dont les mains étaient tachées de sang », des réceptions de haut niveau.

Le soutien occidental au séparatisme en Russie, incluant des formations, un soutien politique et financier, en plus du soutien des services spéciaux, était absolument évident et ne laissait aucun doute sur le fait qu’ils seraient heureux de laisser la Russie suivre le scénario yougoslave de désintégration et de démantèlement, avec toutes les retombées tragiques que cela entraînerait pour le peuple russe.

Cela n’a pas fonctionné. Nous n’avons pas permis que cela se produise. Tout comme cela n’a pas fonctionné pour Hitler avec ses idées de haine des peuples, qui a entrepris de détruire la Russie et de nous repousser au-delà de l’Oural. Tout le monde devrait se rappeler comment cela a fini.

En direction de l’UE, Poutine a noté : « Si pour certains pays européens, la fierté nationale est un concept oublié depuis longtemps et que la souveraineté est trop de luxe, pour la Russie, une véritable souveraineté est absolument nécessaire pour la survie. Principalement, nous devrions prendre conscience de cela en tant que nation. Je tiens à souligner ceci : soit nous restons une nation souveraine, soit nous nous dissolvons sans laisser de trace et perdons notre identité. Bien sûr, d’autres pays doivent comprendre cela aussi. Tous les acteurs de la vie internationale doivent être conscients de cela. »

Le président russe a également dénoncé la tentative de certains gouvernements en vue de « créer un nouveau rideau de fer autour de la Russie ». Cette déclaration aurait alarmé François Hollande, qui a effectué une escale inpromptu le 6 décembre à l’aéroport de Moscou pour y rencontrer son homologue russe.

A noter la déclaration d’un porte-parole du gouvernement chinois à l’agence Itar Tass au lendemain du discours de Vladimir Poutine : « Nous respectons la voie suivie par la nation russe, y compris ses politiques intérieures et extérieures. La Chine est déterminée à continuer à renforcer son partenariat stratégique avec la Russie. »

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