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Poutine : pour certains Occidentaux, l’Ukraine n’est qu’une expérience de laboratoire

La rédaction
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Les médias européens s’amusent à présenter les commentaires de Vladimir Poutine exprimés lors de sa conférence de presse le 4 mars, comme les élucubrations d’un dictateur sanguinaire, incarnant la plus grave menace à la démocratie depuis Ivan le Terrible.

Essayons de résumer ce qu’il a dit à propos de la crise ukrainienne. D’abord, pour Poutine, il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’il s’agit d’« une prise de pouvoir anticonstitutionnelle par la force des armes. Quelqu’un en doute-t-il ? Personne. (...) Reste à savoir pourquoi. »

Poutine a rappelé qu’en vertu de l’accord signé le 21 février par le Président Ianoukovich, les chefs de la diplomatie allemande, française et polonaise, ainsi que les trois représentants de l’opposition, le Président Ianoukovich avait « accepté toutes les demandes de l’opposition » : élections parlementaires anticipées, élection présidentielle anticipée, retour à la Constitution de 2004. Étant donné que l’accord prévoyait le démantèlement des milices paramilitaires de l’opposition, il avait même prévu le retrait de toutes les forces de l’ordre de la capitale.

Pourtant, ceux qui s’affichent comme les forces de l’opposition ont redoublé l’attaque. « Quel est le but de toutes ces actions illégales et anticonstitutionnelles, pourquoi a-t-on voulu créer un tel chaos dans le pays ? Des militants armés et masqués se promènent encore dans les rues de Kiev, » s’interroge alors Poutine.

Il précise ensuite que la situation couvait depuis longtemps :

La corruption a atteint en Ukraine des dimensions jamais vues en Russie. L’accumulation de la richesse et la stratification sociale – de graves problèmes dans notre pays aussi – y sont bien pires, radicalement pires. Au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Globalement, les gens veulent un changement, mais on ne peut pas soutenir un changement illégal (...), seuls les moyens constitutionnels sont acceptables.

En effet, comme le président russe l’a fait remarquer, le Président intérimaire a même dissout la Cour constitutionnelle et a fait entamer des poursuites pénales contre des juges, alors que sans cette cour, aucun président peut accéder au pouvoir en conformité avec la constitution.

Je comprends ces gens sur le Maidan, même si je ne soutiens pas ce genre de prise de pouvoir. Je comprend les gens sur le Maidan qui appellent à un changement radical, plutôt qu’à un relooking du pouvoir. (...) Ils ont pris l’habitude de voir un groupe de voleurs se substituer à un autre. En outre, les gens dans les régions ne participent même pas à la formation de leurs propres gouvernements régionaux. (...) Ils ont commencé à nommer toutes sortes d’oligarques et de milliardaires pour gouverner les régions de l’est du pays.

Par exemple, Igor Kolomoisky, la troisième fortune de l’Ukraine, vient d’être nommé par Kiev comme gouverneur du Dnipropetrovsk le 1er mars : « C’est un singulier escroc. Il a même réussi à frauder notre oligarque Roman Abramovich il y a deux ou trois ans... Il l’a arnaqué, comme disent nos intellectuels. »

Au cours de cette longue interview, Poutine s’est également inquiété du « déchaînement de forces réactionnaires, nationalistes et antisémites dans certaines parties de l’Ukraine, dont Kiev », une vision généralement traitée comme de la pure propagande par la presse occidentale.

Quant à une intervention russe, le président russe a rappelé que si la population le demande et qu’elle s’avère nécessaire, « nous nous réservons le droit d’utiliser tous les moyens disponibles pour protéger ces gens ».

Quant aux « partenaires occidentaux », Poutine a commenté :

J’ai parfois l’impression que quelque part de l’autre côté de cette énorme flaque d’eau, en Amérique, des gens s’assoient dans un laboratoire et conduisent des expériences, comme s’ils avaient affaire à des rats, sans vraiment comprendre les conséquences de ce qu’ils font. Pourquoi voulaient-ils faire cela ?

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