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Bouclier anti-missiles : la Russie annule toute coopération avec l’OTAN

La rédaction
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Signe de de l’exaspération grandissante de la Russie par rapport aux provocations des Etats-Unis, de l’UE et de l’OTAN, le président Vladimir Poutine a invalidé, la semaine dernière, un décret présidentiel de 2011 établissant un groupe interdépartemental de travail au sein de l’administration présidentielle russe pour gérer les négociations avec l’OTAN sur la défense antimissile.

La déclaration laconique du Kremlin ne donne aucune explication pour le geste de Poutine, mais le quotidien the Voice of Russia a publié le 3 novembre sur son site un long article à ce sujet.

L’auteur de l’article, John Robles, attribue la décision de Poutine à une longue série de frustrations accumulées sur plusieurs dossiers, où le manque de coopération et de respect de l’OTAN a été flagrant. Robles écrit :

La sagesse du président ne peut être remise en question après (...) des douzaines de tentatives manquées pour développer un partenariat avec l’alliance [Atlantique]. Ces ’’ratées’’ ont touché plusieurs domaines et ont été aggravées par les actions de l’OTAN elle-même (…) mais comme le proverbial ours russe, le président Poutine a été lent à réagir, mais une fois qu’une action a été décidée il est résolu.

La liste des griefs avancées par Robles peut être résumée comme suit :

  • En dépit de la rhétorique affirmant le contraire, l’OTAN n’a pas l’intention de traiter la Russie comme partenaire à part entière ;
  • Le bouclier antimissile est un cheval de Troie pour une capacité de première frappe contre la Russie ;
  • L’OTAN s’étend irrémédiablement vers l’est, forçant les pays cible à dépenser toujours plus d’argent pour leur propre défense ;
  • Les États-Unis et l’OTAN poursuivent leur tentative d’imposer leurs intérêts par la force et de militariser des pays et des régions auparavant neutres et pacifiques, notamment en Scandinavie et dans l’Arctique ;
  • Deux événements récents —l’un le refus du président Poutine de se laisser influencer par la menace d’actes terroristes de la part du prince saoudien Bandar, appuyé solidement par les Etats-Unis et l’autre, la prévention d’une autre guerre d’agression contre la Syrie souveraine par les Etats-Unis et l’OTAN — ont tout deux montré à quel point le président Poutine est attaché à la paix mondiale, contrairement à un Barack Obama qui, en dépit de son prix Nobel, multiplie les provocations ainsi que les exécutions par drone qu’il autorise personnellement.

Robles souligne que plusieurs avertissements ont été lancés aux Etats-Unis et à l’OTAN au sujet « de leur bouclier qui peut être rapidement et discrètement transformé en une architecture de première frappe meurtrière ». « Alors, pourquoi la Russie devrait-elle continuer à tenter de coopérer avec un plan qui vise à l’encercler avec des missiles de l’OTAN ? La réponse à cette question peut être machiavélique, ou bien peut-être aussi simple que le fait que la Russie cherchait à coopérer avec l’Occident jusqu’à la toute fin, dans un élan pacifique. »

Avec cette décision présidentielle, « Poutine a officiellement mis fin à l’ère où la Russie cherchait à apaiser et à coopérer avec son ancien adversaire qu’est l’OTAN et a tranquillement, oui, tranquillement, réaffirmé la souveraineté de la Russie et montré qu’elle se tiendra du côté de la paix, non pas seulement en paroles mais aussi par un geste serein et digne ».

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