Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Chute des prix du pétrole : prélude à une nouvelle crise subprime ?

visites
1923
JPEG - 48.8 ko
Crédit : RIA Novosti

Dans la ruée sur les gaz et pétroles de schiste de la dernière décennie, qui a permis aux Etats-Unis de devenir l’un des principaux producteurs d’hydrocarbures à l’échelle mondiale, les société pétrolières sur les deux rives de l’Atlantique se sont endettées à des niveaux sans précédent. Cela vaut tant pour les producteurs de gaz et de pétrole de schiste indépendants que pour les grandes sociétés pétrolières, même si c’est pour des raisons différentes. Le remboursement d’une telle dette exige des prix dans la fourchette allant de 80 à 120 dollars le baril de pétrole (Brent).

La chute des prix causée par l’Arabie Saoudite depuis l’été dernier, de 115 dollars le baril à 70 dollars à l’heure actuelle, aura pour effet de déclencher un krach financier, à moins que les prix ne remontent brusquement en 2015.

Dans un rapport publié le 29 juillet dernier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rapporte que l’industrie pétrolière a emprunté environ 20 % de l’argent investi depuis 2008, soit 120 milliards de dollars par an de nouvelle dette. Son endettement total atteint 1600 milliards de dollars, contre 600 milliards de revenus annuels, à un prix de 115 dollars le baril. Avec un baril à 70-75 dollars, ces revenus chutent à moins de 400 milliards par an, contre un endettement de 1600 milliards, un ratio très proche de la définition de crédit à risque et sans garantie dans l’industrie bancaire.

Le chroniqueur du Telegraph pour les questions financières, Andrew Critchlow écrivait le 14 novembre que selon des récentes simulations conduites par la Deutsche Bank à l’égard des emprunteurs subprime [1] dans le secteur de l’énergie aux Etats-Unis, le taux de défaut atteindrait 30 % parmi les obligations à haut rendement de niveau B et CCC, si le prix du baril venait à chuter jusqu’à 60 dollars. Selon les auteurs de ces simulations, Oleg Melentyev et Daniel Sorid de la Deutsche Bank, un « tel choc pourrait suffire pour déclencher un cycle de défaut de grande ampleur sur le marché des obligations à haut rendement ».

Le pronostic de Critchlow :

Cette ruée pour extraire plus de pétrole aux Etats-Unis a créé une bulle d’endettement dangereuse dans un segment du marché des crédits aux entreprises reconnu pour son caractère volatile, ce qui pourrait poser un risque systémique plus large dans la plus grande économie du monde. En encourageant toujours plus de forages dans la poursuite de prix plus bas, le département américain de l’Energie [c’est-à-dire le gouvernement Obama] a mis en liberté un monstre économique potentiel et poussé ces sociétés de production de pétrole de schiste lourdement endettées dans une lutte impossible pour des parts de marché contre certains des producteurs à bas prix les plus puissants au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). [L’on pense bien entendu, même s’il ne la nomme pas, à l’Arabie saoudite.]

Il est temps d’en finir avec toutes ces arnaques et manigances : en avant la fission nucléaire de 4e génération et l’énergie de fusion !


[1Les subprime sont ces instruments de spéculation sur les dettes devenus célèbres dans le monde entier après l’effondrement de la bulle immobilière aux Etats-Unis, à l’origine de la crise financière de 2007-2008.

Contactez-nous !