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Faces aux provocations de l’OTAN, la Chine et la Russie inquiètes d’une guerre mondiale

La rédaction
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Dépenses militaires annuelles par pays, en milliards de dollars.
Crédit : www.docudharma.com

Alors que les tambours de guerre se font entendre un peu partout en Occident, un éditorial de la publication officielle chinoise Global Times, intitulé : « Puisque la possibilité d’une troisième guerre mondiale existe, la Chine doit se préparer », s’inquiète de la situation et met en garde contre le danger croissant « d’un affrontement militaire direct entre les États-Unis et la Russie », qui « s’élargirait probablement à toute la planète ».

L’auteur de l’éditorial Han Xudong, professeur à l’Université PLA de la défense, insiste sur l’aspect maritime de l’affrontement potentiel :

Les océans Arctique, Pacifique et Indien ont été témoins des rivalités les plus féroces. Il est probable qu’une troisième guerre mondiale visera à s’arroger le contrôle des mers. A une époque où une guerre mondiale est susceptible d’avoir lieu, un sujet d’attention important pour les militaires chinois est de développer ses capacités à défendre ses intérêts nationaux. (…) Le développement de la capacité militaire chinoise devra s’adapter en conséquence, passant de la défense des droits territoriaux du pays à celle de ses droits maritimes. Alors que les États-Unis ont réorienté leur attention sur la région Asie-Pacifique, visant en particulier la Chine, les intérêts de la Chine sur les mers se trouvent de plus en plus menacés par les États-Unis. Sans capacité militaire de grande envergure, garantir la sécurité des intérêts de la Chine sur les mers serait un slogan sans réelle signification.

La Chine n’est évidemment pas la seule à s’inquiéter du cours que prennent les événements. Lors de la séance d’ouverture de la Douma (Parlement russe) le 15 septembre, son président Sergei Naryshkine a lui aussi lancé une mise en garde contre les intentions belliqueuses de l’OTAN. Il estime que la promesse de l’Alliance atlantique de fournir des armes au régime de Kiev signifie une ingérence dans les affaires domestiques du pays et un consentement aux crimes de guerre qui y sont commis, tandis que la politique irresponsable des Etats-Unis conduit le monde au bord d’une nouvelle guerre froide.

Comme pour confirmer ces inquiétudes, le commandant de l’OTAN le général Philip Breedlove se trouve cette semaine à Washington pour discuter de la manière dont peut être abaissé le seuil d’intervention défini par l’article 5 de la Charte de l’OTAN, obligeant les membres de l’alliance à secourir militairement un autre membre. Le général a déclaré lors d’un passage au Conseil de l’Atlantique que l’OTAN se préparait à répondre à une prétendue « guerre hybride » pouvant être conduite par la Russie contre un de ses membres, en activant l’article 5.

Nous avons essayé, au cours des 12 dernières années, de faire de la Russie un partenaire. Nous avons décidé de la localisation de nos bases, de la structure de nos forces et de questions économiques, en présumant que la Russie serait une partie constructive de l’avenir de l’Europe. Nous observons aujourd’hui que la situation est différente, et nous devons en tenir compte.

Selon ce nouveau concept de « guerre hybride », l’OTAN entend attribuer à tout habitant russophone dans les pays entourant la Russie et engagé dans des actions militaires (comme c’est le cas dans l’Est de l’Ukraine) le statut d’« agresseur » ou de combattant au service de la Russie, autorisant ainsi l’OTAN à intervenir pour défendre ses alliés.

Selon cette définition absurde de la guerre (non validée par l’ONU), la décapitation de journalistes de nationalité américaine par un milicien de nationalité britannique travaillant pour l’Etat islamique pourrait être interprétée comme un acte de guerre commis par les Britanniques à l’égard des États-Unis !

Mais ceci ne semble pas perturber le général dans son raisonnement :

Ce que nous devons faire maintenant est de voir ces forces [les soldats « russes » non identifiés] et nos alliés situés à la frontière [avec la Russie] où il y a des populations russes considérables et de voir comment nous devons préparer ces pays à survivre à une vague initiale de cette guerre hybride. Il est clair qu’il y a une grande acceptation parmi les alliés de l’OTAN que si nous attribuions ces petits hommes verts à un pays agresseur, l’article 5 entrerait en jeu, et cela signifierait que toutes nos forces passeraient à l’action.

Le général a toutefois oublié de préciser que si l’OTAN s’élargit aux frontières de la Russie, comme elle le fait sans cesse depuis la chute du Mur, dans une zone d’influence où le cœur de ses intérêts n’est pas en danger, on finit forcément par intégrer comme alliés des pays composés de fortes minorités russophones, et que cette situation n’est en rien redevable à la Russie mais à l’OTAN elle-même.

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